R�ponse d'Insurrection vive et calvaire01 � Hors d'Oeuvre

Date : mercredi 24 mai 2006 @ 17:29:40 :: Sujet : Manifestes

AVEC DES ARGUMENTS ET UN HUMOUR POLITIQUES AUSSI
PEU BRILLANTS ET DE BAS �TAGE ET SANS ARGUMENTATION
POLITIQUE MAJEURE, VOUS AUREZ DE LA MISÈRE À ARTICULER
QUOIQUE CE SOIT.

ET LES R�PONSES QUE CERTAINS ATTENDENT TOUJOURS


Tout ce que ces gens ont à dire contre moi est de l'ordre de l'insulte
sans arguments. Ce qui me semble assez prouver l'absence d'argumentation
politique, de raisons et d'actions. Qu'on se pose des questions c'est
génial mais quand on commence à entrer dans la discorde purement émotive
d'où le flot de qualificatifs ridicules comme l'ésotérisme alors que je ne
crois en rien qui dépasse la matérialité de l'existence historique,
sociale, politique, vitale... celui de martyr alors que je me sens
aucunement martyr... celui de loufoque alors que tout ce qui peut être de
cet ordre est l'originalité de ma pensée et de ma vie...

J'ai écrit en long et en large ce que je pense, ce queje vis, ce que je
fais. C'est à eux/elles de me répondre maintenant.

Tout ce qu'ils/elles font pour l'instant c'est de s'en prendre à d'autres
par salissage, par interrogatoire, en les traitant de manipuléES... C'est
crissement autoritaire.

Qu'ils/elles me répondent directement s'ils/elles ont le moindre courage.

Sinon voici une lettre que je leur ai envoyé

À part démoniser le postgauchisme sans le critiquer en profondeur avec de
véritables arguments politiques, que répondez-vous d'affirmatif ? La
démocratie asssembléiste, ses procédures bureaucratiques et ses
réthoricienNEs (certainEs diront sophistes) dont vous êtes en rivalité
avec vos collègues de génie mécanique (qui semblent supérieurs à vous à ce
jeu de duperie) ? La bureaucratie syndicaliste asséiste ? Les élections
scolaires et les assos ? Et le flicage des soi-disant postgauchistes ?
Bien honnêtement, je vous sens de plus en plus loin de toute révolte et de
tout processus révolutionnaire. Tout ce que cela me donne comme envie
c'est de vous mépriser comme vous méprisez tous ceux et toutes celles qui
rejettent le travail salarié, la bureaucratie, l'école, les élections
scolaires... Franchement entre vous et la contre-révolution, il y a de
plus en plus des connivences fortes. Cela m'attriste parfois de penser à
ce que vous étiez auparavant. Quand la désinstruction, la fronde,
l'anarchie... ?

J'attends toujours une réponse politique.

Et c'est certes pas la pauvreté des arguments et l'absence relative
d'affirmations positives qui peuvent servir d'arguments politiques.

Quelques réponses à propos d'une Proposition de guerre

Comme Hors d'oeuvre, j'emmerde l'identité militante comme identité séparée
et séparatiste. Je répondrai pas sur ce point. Pas plus que sur celui du
problème de la fragmentation des identités autosuffisantes que je condamne
également. Comme ce court texte le faisait.

L’atomisation des luttes et la contre-révolution : j’emmerde les atomistes

Le postmodernisme s’exprime entre autres par la nouvelle gauche qui ne
voit qu’une accumulation atomisée des luttes, des luttes parcellaires :
des différentes luttes féministes particularistes, queers, des
immigrantEs, des luttes contre le racisme, des étudiantEs, des
travailleurs/travailleuses par secteurs, de l’écologisme… Il n’y a plus
dans cet horizon de lutte révolutionnaire que des luttes morcelées. À
chacunE sa lutte… Ainsi tout se divise, toutes/tous se divisent. La force
n’est plus que dans les marges plurielles. Il n’y a plus de mouvement
révolutionnaire. Tout cela laisse place à des autonomies mais qui
n’existent qu’atomisées. C’est une conception marginaliste de la
contestation et de la création. Tout en petits morceaux et plus rien ne se
généralise. La révolution est rendue caduque par ces logiques
minoritaires. C’est l'atomisation des minorités.

Où est la place de la constitution en puissance créatrice solidaire d’un
mouvement révolutionnaire, certes qui comprend les luttes des minorités,
mais qui les amène à se dépasser dans le communisme de la lutte contre
l’ensemble des formes
de domination ? Il doit exister une autre possibilité au toutes/tous
contre le seul capitalisme ou à chacunE sa lutte ou ses luttes ? Le
mouvement de la division nous condamne à nos horizons respectifs, à
l’impuissance de notre marginalité, il doit certes exister un dépassement
commun ?

Je suis pour la diversité créatrice du vivant et des êtres mais aussi pour
la synthèse historique qui chaque fois les unit.

Je répondrai plutôt sur celui de l'idéologie prolétarienne.

''Tout ce qui n'est pas de notre conception du prolétariat et de son unité
impérative, nous le condamnons'', pourrait résumer la Proposition de
guerre d'Hors d'oeuvre. Tous unient sans différences dans une unité bien
identifiée : le prolétariat identitaire ! Qui ? Quoi ? Vous l'envisagez ?
Vous l'apercevez ? Il lutte comme tel ?

Plutôt l'impression que c'est un concept sans existence matérielle ce
prolétariat tout uni sans distinctions ? Une affaire d'intellos et non pas
de prolos. Une autre supercherie de l'intelligentsia de gauche qui vise à
dicter les conduites révolutionnaires ou non des
travailleurs/travailleuses qui mériteront ou non d'être ce prolétariat
selon le bon goût de ceux-celles qui font leurs études prolétariennes. Une
affaire de dirigeants, de bureaucrates... comme l'était celle des
marxistes-léninistes. Une histoire autoritaire qui perpétue
l'homogénéisation et l'exclusion sociale.

Pour le reste on attend votre élaboration politique sur votre fameuse
''révolution sociale''.







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