Dissolution des services secrets et de la police

Date : lundi 30 avril 2012 @ 13:54:09 :: Sujet :

Selon un protocole du groupe de travail du Conseil européen sur le "Terrorisme", l'agence de police européenne Europol organise une conférence sur l'anarchisme sur le 24 et 25 Avril 2012 à La Haye. Selon les médias, il y aura une présentation par la délégation italienne sur les activités de la "Federazione Informale Anarchica" (FAI) et la conférence examinera également les mesures contre "les infrastructures ferroviaires» et contre le réseau "No Border" .



Dissolution des services secrets et de la police - Anarchie dans l'Union européenne !

By Anonymous,

       Dissolve secret agencies and police - Anarchy in the EU!

 

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"Railway infrastructure"? WTF?!

Dans la droite ligne de la politique européenne générale actuelle, le contenu réel et l'intention des organisateurs reste plutôt obscure. Qu'entend t'on par exemple, par le terme «infrastructure ferroviaire» ? Il semble raisonnable de supposer que cela fait référence à des protestations contre "l'infrastructure ferroviaire" Stuttgart 21 en Allemagne ainsi qu'à la ligne haute vitesse "Treno ad Alta Velocità" (TAV) qui est prévue de Turin jusqu'à Lyon. Les deux projets ont été fortement contestée par les populations locales et cette résistance a bien sûr également été fortement soutenue par un large mouvement social de la gauche italienne et allemande. Dans ce contexte, le gouvernement allemand parle d' «extrémisme de gauche et de terrorisme» et de prétendues « attaques contre les transports ferroviaires".

On peut facilement en déduire que la conférence d' EUROPOL, ne cherche qu'à mettre dans la ligne de mire des sécurocrates conservateurs une résistance légitime , contre ses inutiles projets de grande envergure et des technologies dangereuses. Cela colle parfaitement au profil de la politique des gouvernements et de leurs policiers. Eux répètent des allitérations mensongères, comme quoi les manifestant e s acceptent la mort et doivent donc être classé e s comme «terroristes». N'est-ce pas la police elle même, qui joue avec la mort en utilisant violence et terreur contre les militant e s ? Parmi les exemples récents citons "Luca" qui au cœur de la lutte No-TAV, à subit des blessures mortelles suite à une chute de grande hauteur après une action de la police, ou encore le jeune homme qui a été abattu à la tête avec une balle en caoutchouc par un policier à la grève générale espagnole contre les politiques capitalistes face à la crise.

"96 Anarchists" and the "NoBorder Network"


Selon le gouvernement allemand, les activités du réseau "No Border" sera également abordée durant la conférence. Encore une fois, cela n'est pas très clair concernant les thèmes qui seront discutés. Depuis le début des années 90, diverses organisations de solidarité avec les migrants organisent fréquemment des manifestations transfrontalières. Mais aussi des camps et des campagnes de manifestation. Avec par exemple des bateaux sur la mer Méditerranée sous le slogan "boats for peoples" en protestation contre la violence inhumaine et souvent fatale de l'agence FRONTEX aux frontières de l'UE.
Peut-être que tout cela découle des incidents passés sur le camp No Border à Bruxelles en 2010. D'une manière sans précédent les forces de police belges avait essayés d'empêcher les gens du camp de rejoindre la manifestation internationale en leur solidarité.
Il semble probable que l'infiltré (démasqué plus tard) des flics Simon Bromma, leur fut utile avec ses petites infos quotidiennes à la police criminelle d'État de Stuttgart. Probablement la même source d'information trompeuse parvenue aux oreilles des autorités belges, qui a ensuite conduit à l'arrestation des « 96 »anarchistes.

Comme cela a été rapporté plus tard par un porte-parole de la police, sans autres explications. Les militants arrêtés ne l'on jamais était pour  "port d'armes prohibés", ou encore pour « entente à but criminelle » Il semble donc assez clair que les arrestations étaient seulement en raison de leurs convictions "anarchistes"...

"Euro-Anarchistes"

Le Bureau de la police fédérale allemande d'enquête criminelle (BKA) assimile aussi l'activisme de gauche avec les prétendu e s militant e s "anarchistes". En Janvier 2011 son directeur-chef Joerg Ziercke a été interrogé par le bureau des affaires internes du Bundestag sur les raisons de l'existence d'un réseau d'échange d'agents infiltrés avec la Grande-Bretagne. Ziercke justifié l'infiltration gouvernementale de la mobilisation contre le sommet du G8 de 2007 et du sommet de l'OTAN 2009 en prétextant « l'européanisation de la scène anarchiste » en Grèce, Espagne, Grande-Bretagne, France, Danemark et Allemagne. Il a également justifié le recours à des agents infiltrés britanniques lors du sommet du G8 à Heiligendamm afin d'agir contre les "Euro-anarchistes" , "militants d'extrême gauche et les terroristes". Avant sa déclaration, le terme "euro-anarchistes" n'avait pas lieu en Allemagne. Pendant ce temps, même la classe moyenne libérale du "Parti Pirate" est considéré comme ayant une "attitude agressive contre l'État" et dans leurs fonctionnement à être apparemment «anarchiste».

"Crime organisé" et " terrorisme"

Les services secrets de l' UE « Sit-Cen » traite également du "phénomène anarchiste". En Octobre dernier, l'agence a compilé une "évaluation de la situation", à laquelle le bureau fédéral allemand pour la protection de la constitution, un autre service secret y a également contribué. EUROPOL publie son rapport annuel sur « le terrorisme et ses tendances », avec ses dernières informations compilées. Selon ce rapport basé sur les informations de l'Allemagne, de la Suède, de la République tchèque et de la GB, les « anarchistes extrémistes » soutiennent "l'anti-capitalisme, l'anti-militarisme, l'anti-fascisme" et la campagne "No Border" .

Ce n'est que récemment, que ressort publiquement qu' EUROPOL enquête sur les réseaux transfrontaliers de militants des droits de l'environnement et des animaux. Sur la base de cette réflexion, le service de police organise régulièrement des conférences sur ce que l'on appelle "les extrémistes du droit des animaux".
Observations et réflexions sur le «terrorisme» et «l'extrémisme» sont stockées par Europol dans un fichier plutôt vaste (Analysis Work Files) "Dolphin", et peuvent y inclure des dossiers personnel ou sur le thème/ déroulement d'événements. Selon le gouvernement allemand, "l'anarchisme" sera au cœur de la réunion du 25 Avril qui regroupera les 20 Etats membres de la AWF "Dolphin". Ce n'est pas seulement en étant répertorié au sein du fichier « Dolphin« que les militant e s politique sont criminalisé e s . A partir de Mai divers « AWF seront restructurés sous les appellations «crime organisé» et «terrorisme» ...


 Lorsque les résidents locaux et les anarchistes deviennent "situation à risques"

«L'anarchisme» ou les prétendus «Euro-anarchistes» devient le thème fourre-tout pour l'activisme politique non désirée de la gauche internationale. Toutefois, l'anarchisme est plus qu'une conviction politique, qui s'oppose à la domination des peuples sur les peuples, comme contre toute sorte de hiérarchie qui supprime la liberté individuelle et collective. Une philosophie comme celle-ci, qui approuve et réclame la liberté individuelle, l'autodétermination, l'égalité et l'émancipation, ainsi que le respect mutuel et la solidarité, doit être respectée par le projet de liberté prétendument embrasser par l'UE.
La criminalisation de la résistance légitime contre les «infrastructures ferroviaire», les «transports ferroviaires», les activités meurtrières de l'agence Frontex tout comme la volontaire diffamation idéologique de l'anarchisme est une raison suffisante pour être en colère et furieu ses. Qui plus est, quand une fois de plus un sénateur de Berlin chargé des affaires intérieur tente de criminaliser la protestation des riverains contre l'augmentation des loyers (récemment sous la forme de la protestation contre BMW Guggenheim Labs), par exemple en parlant de «fauteurs de troubles de gauche» et la prétendue "situation à risque ", prouve la crainte des dirigeants actuels vis à vis du succès de la résistance de ceusses qui sont soumis es à leurs règles.
C'est la raison pour laquelle le 25 Avril à 17 heures nous marcherons contre la branche BKA à Berlin Treptow pour démontrer clairement notre mécontentement au sujet de la pseudo conférence d'Europol à propos de « l'anarchisme » , du racisme quotidien en Europe et des similitudes de l'activisme anarchiste et de gauche avec le «terrorisme». Cette marche permettra aussi d'exprimer notre mal-être face aux restructuration urbaines purement capitaliste, même si l'on attend une forte répression des services de l'ordre Berlinois, juste avant la grande marche du 1er Mai.
 

The system is criminal - not the resistance!
Our "intolerance" against their oppression - Stop the rent sharks!








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