
Manifestation contre le G8 � Vancouver (Canada) : six arrestations
Date : lundi 24 mai 2010 @ 01:01:53 :: Sujet : G8
Six personnes ont été
interpellées vendredi soir à Vancouver à l’issue d’échauffourées entre
les forces de l’ordre et des manifestants opposés au sommet du G8 qui
avaient tenté de perturber une rencontre associée à ce dernier, a
annoncé la police.
Trois
hommes et trois femmes, qui participaient à une manifestation baptisée
« Sommet du peuple des rues », ont été interpellés quand ils ont essayé
de pénétrer à l’hôtel Fairmont Waterfront qui accueillait le « Sommet
universitaire G8 de Vancouver ».
Ensuite,
quelque 80 manifestants, dont certains portaient des masques et des
vêtements noirs, ont cherché à bloquer une rue devant l’hôtel pour
empêcher les participants - des présidents d’université des pays du G8
et du G20 - de quitter l’établissement à bord d’un car.
La
police a appelé des renforts et les échauffourées ont fait quelques
dégâts matériels - aux bicyclettes des forces de l’ordre notamment -,
mais pas de blessés. Un petit groupe de manifestants s’est ensuite rendu
devant la maison d’arrêt de Vancouver pour protester contre les
interpellations.
Le
sommet du G8, suivi de celui du G20, doit se tenir fin juin à Muskoka,
près de Toronto. Les réunions du G8, un club informel qui réunit les
pays les plus industrialisés de la planète, sont fréquemment
accompagnées de violentes manifestations anarchistes et
altermondialistes. Une agence bancaire d’Ottawa a été incendiée mercredi
dernier par un groupe non-identifié qui a affirmé qu’il allait se
manifester lors des sommets de la fin juin.
AFP Montréal, 22 mai
2010 à 12h13
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G20 à Toronto : Les anarchistes s’organisent
Agence
QMI, 22/05/2010 20h00
TORONTO
- La police refuse de le confirmer, mais des experts en sécurité
soupçonnent que les anarchistes sont sous haute surveillance au même
titre qu’al-Qaïda à l’approche des sommets du G8 et du G20.
Si on
fait exception de quelques cocktails Molotov, les anarchistes canadiens
n’ont jamais vraiment dépassé le stade des cailloux lancés aux
policiers.
Toutefois,
la semaine dernière, ils ont vraisemblablement décidé de se faire
remarquer. Ils ont fait exploser une bombe incendiaire dans une banque
d’Ottawa et laissé sous-entendre que d’autres actes du même genre
seraient posés pendant que se dérouleraient les réunions des leaders
mondiaux de Huntsville et Toronto.
Les
présumés responsables de cette attaque à la bombe incendiaire, qui
disent faire partie d’un groupe appelé FFFC-Ottawa, ont revendiqué
l’attentat dans une vidéo diffusée sur Internet.
Le
groupe anarchiste ontarien Common Cause affirme que rien ne prouve que
FFFC soit une faction anarchiste, mais les experts sont unanimes : il en
a tous les signes distinctifs.
En
tête de liste de ces signes, on remarque la longue liste de griefs
présentée dans la vidéo : la tenue des Jeux olympiques sur des terres
autochtones, les sables bitumineux, l’itinérance, les « maîtres
corporatifs », la construction de condominiums, le manque de logements
sociaux, etc.
Le nom
de ce groupe, suivi d’un tiret et du nom d’Ottawa, implique par
ailleurs qu’il y aurait des chapitres dans d’autres villes.
D’ailleurs,
un groupe qui se nomme Southern Ontario Anarchist Resistance, ou SOAR, a
pour sa part annoncé que des actions « militantes et conflictuelles »
seraient menées dans le but « d’humilier les forces de l’ordre et de
faire regretter aux élites torontoises d’avoir permis au G20 de s’y
réunir. »
Le 26
juin prochain, une marche doit avoir lieu et elle sera suivie d’une
« fête de rue ambulante », selon des informations diffusées sur le site
ainfos.ca plus tôt ce mois-ci.
Bien
que le FFFC tente de donner l’impression que l’organisation fait partie
d’un groupe plus important, les experts croient qu’ils ne sont
vraisemblablement pas plus nombreux au sein de leur groupe que les deux
personnes que l’on peut voir sur la vidéo et la personne qui les filme.
Les
experts s’entendent également sur le fait qu’ils font probablement
partie de cette minorité de trouble-fête qui se réclame de la mouvance
anarchiste simplement dans le but d’infiltrer des manifestations
pacifiques afin de provoquer les forces de l’ordre.
L’attaque
à la bombe incendiaire d’Ottawa les a toutefois propulsés au rang des
organisations anarchistes radicales et des organisations terroristes
comme al-Qaïda, aux yeux du SCRS (Service canadien de renseignement de
sécurité) et des corps policiers.
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