
RAQUIN (Bernard) - L'invention d'Allah, du Coran, de l'islam et de Mahomet : l'avis des experts, islamologues, �rudits et arch�ologues
Date : samedi 16 f�vrier 2008 @ 01:32:33 :: Sujet : Religion
Un érudit allemand, Theodor Nöldeke, écrivit en 1860 l’histoire du Coran. Pour la première fois, les chercheurs s’interrogeaient sur la création de l’islam, en dehors des légendes musulmanes. (Geschichte des Quorans Leipzig 1919).
Force fut de constater que le Coran, loin d’être
tombé du ciel, obéit à des règles de composition humaine, compilation laborieuse, réécritures permanentes, falsifications, mensonges, erreurs...
Un autre érudit, Adoph von Harnack, affirma, dès 1874, que le « mahométisme n’est qu’une
lointaine dérivation de la gnose judéo-chrétienne, et non une religion nouvelle ».
Puis le français Gabriel Théry (sous le nom d’Hanna Zakarias) après trente ans d’études, conclut dans son ouvrage De Moïse à Mohammed que le Coran ne pouvait être l’œuvre de Mahomet. D’après lui, l’auteur était converti au judaïsme par son instructeur juif.
Bruno Bonnet Eymard constata que les textes ayant
servi à composer le Coran étaient d’origine et d’inspiration
syrienne.
Après 1950, le père Bertuel confirma
ces recherches. Il publia L’islam, ses véritables
origines
(Nouvelles Editions latines, Paris 1981).
D’après lui, Mahomet est un rabbin chassé
d’Edesse par Héraclius, en 628.
« Qui a prononcé ces paroles ?
demande Bertuel. Ni Allah bien entendu, ni Mhmt (Mahomet), mais
des paroles si profondément enracinées dans le judaïsme
n’ont pu être prononcées que par un Juif authentique.
Tout historien est conduit à cette conclusion : un Juif s’agite
à La Mecque. Il se présente aux Arabes comme le Prophète
de Dieu… Quel serait de plus cet Allah qui ne révélerait
aux Mecquois que les plus vieilles doctrines de l’Ancien Testament ?
»
Bertuel ajoute : « Le seul livre de religion qui
existera à jamais pour les Juifs est le Coran (recueil explicatif)
hébreu, la Thora de Moïse, guide de vérité
et de justice. Yahvé en est l’auteur. Moïse n’est ni un
djinn, ni un devin, ni un poète. Dieu lui est apparu. Il a
parlé à son serviteur. Gloire à Yahvé !
La grande nouveauté du livre arabe, c’est qu’il ne contient précisément
rien de nouveau. C’est un livre du passé… chacune de ses affirmations
et même les détails de ses descriptions peuvent être
facilement rattachés à un texte biblique… C’est tout un
plan de conversion (au judaïsme) ».
Beaucoup de travaux insistent sur le sabéisme
de l’époque. D’autres mettent l’accent sur le nombre élevé
de mots persans et syriaques dans le Coran. On peut lire à
ce sujet Pourquoi je ne suis pas musulman, d'Ibn Warraq
(L'Age d'Homme, Lausanne 1999)
Hassan Abassi, dans Les secrets de l'islam,
cite les experts musulmans recensant des milliers de différences
entre les différents corans.
Patricia Crone, auteur avec Michaël Cook
de Hagarism, The making of the islamic world, déclare
:
« La tradition fondamentalement historique, à
laquelle (les conteurs) sont supposés avoir ajouté
simplement leurs fables, n’existe pas. Vu qu’un conteur
en suivait un autre, le souvenir du passé se réduisait
à un stock commun d’histoires, de thèmes et de motifs
propres à être combinés ou recombinés dans
une profusion de faits apparents. Chaque combinaison et recombinaison
créait alors de nouveaux détails, et, dans la mesure même
où des informations fausses s’accumulaient, de l’information
authentique était perdue. ».
Patricia Crone a aussi publié Meccan
trade and the rise of islam, démontrant que le berceau
de l’islam ne peut avoir été La Mecque. D’après
elle, l’existence de La Mecque est très incertaine,
avant que les califes n’en fassent un centre de pèlerinage.
Ces deux auteurs, Crone et Cook, considèrent que
l’histoire islamique au moins jusqu’à Al-Malik
(mort en 705) est une invention tardive.
Michaël Cook signale les similarités
entre les croyances musulmanes et celles des Samaritains, concernant
la religion d’Abraham, dans l’ouvrage intitulé Le livre
des Jubilés (daté de –140 à –100 avant J.C.)
Antoine Moussali estime que le Coran n’était
que le lectionnaire, en araméen, d’une secte judéo-nazaréenne,
au début du VIIe siècle (La croix et le croissant,
Editions de Paris, 1998)
"Comme tout le monde, écrit-il dans Vivre avec
l'islam (Saint-Paul, 1997), j'ai longtemps pensé que
le Coran était une source sérieuse pour la connaissance
de l'islam. Aujourd'hui je serais nettement moins affirmatif. L'islam
lui est fondamentalement antérieur.".
Dans son ouvrage Le Coran, la Bible et l'Orient
ancien, Mondher Sfar souligne que les noms attribués
à Allah sont recopiés des noms attribués au
dieu babylonien Mardouk, dans un poème datant du 12ème
siècle avant J.C.
Il rapporte aussi que les descriptions du paradis et
ses raisins blancs (traduits faussement par "houris vierges" lors
de la traduction du Coran en arabe) concernent le roi Assourbanipal,
sur un bas-relief datant de huit siècles avant J.C.
Dans Le Coran est-il authentique ?, il rappelle
que nombre de sourates du Coran étaient dites par le
calife Omar, puis confirmées par Allah.
Le fils d'Omar déclare : "Omar avait une vision
et alors le Coran descendait selon celle-ci... Personne ne pourra
dire : j'ai eu le Coran dans sa totalité."
Dans A la recherche de Muhamad, Grégoire
Félix évoque un manuscrit syrien de 874, où
l'émir des Hagarènes (descendants d'Agar, mère
d'Ismaël) se refère à la Thora en hébreu,
et non au Coran.
Alfred-Louis de Prémare, dans Les fondations
de l'islam (Le Seuil), évoque la charte de Médine,
datée en réalité de 830, et pourtant rédigée
par Muhammad le prophète.
Il rappelle que tout ce qui concerne l'islam et
l'existence de La Mecque date de 250 ans après
les "faits."
Il explique aussi que la bataille du Fossé
eut lieu en 688 en Syrie et non à Médine, soit
cinquante ans après la mort officielle de
Mahomet.
Il rappelle "qu'on déchire et brûle
régulièrement dans cette histoire perturbée
du Coran."
De plus, les caravanes ne passaient plus par
la région de La Mecque depuis des siècles : tout ce qui concerne
le temple aux 360 idoles est faux historiquement (et c'est faux spirituellement,
comme le savent tous les spécialistes de spiritualité).
Dans son livre Les Arabes n'ont jamais envahi
l'Espagne (Flammarion), Ignacio Olaguë explique que Mahomet
donne encore des ordres en 855.
Ce qui confirme que Mahomet était devenu le surnom de tous les
chefs de tribu. Cela explique les différents noms attribués
à Mahomet :
Mahomet Mohamet Muhammad Mohamed Mohammed Muhammed Momet Maomé
Mahometo Maometto Mahometa...
Dans leur livre La Bible dévoilée,
les nouvelles révélations de l'archéologie,
(Bayard) Israël Finkelstein et Neil Silberman rappellent que
la Bible est quasiment entièrement fausse d'un point de vue
historique.
Donc a fortiori on en déduit que le Coran, évoquant
sans cesse Moïse et le Pharaon noyé, et d'autres légendes
bibliques, est encore plus faux.
De nombreuses traductions mésopotamiennes
démontrent que la plupart des mythes bibliques datent de
plusieurs milliers d'années avant les Hébreux. On
peut lire L'épopée de Gilgamesh, traduite
par Jean Bottéro (Gallimard) et L'histoire commence
à Sumer, de Samuel Kramer (Flammarion).
Le Dr Gerd-Rüdiger Puin, professeur à
l’université de Sarrebrück (Allemagne) traducteur du
Coran de Sanaa, évoque les évolutions du texte dans
Die Syro-Aramaische
Lesart des Koran, Christop Luxenberg, (Verlag Hans Schiler)
« Puin a remarqué que les parchemins étaient
des palimpsestes, c’est-à-dire des manuscrits
dont on a effacé le texte initial
pour pouvoir en écrire un nouveau…. Le Coran de Sanaa a été
rédigé sans aucune marque diacritique (points, accents,
cédilles portant sur une lettre ou un signe phonétique
pour en modifier la valeur), sans voyelles ni aucun guide pour la lecture.
» Observations on Early Quran Manuscripts
in San’a. Stefan Wild (ed), The Quran As Text, Leiden/New York/Köln
(E.J. Brill) 1996 p. 107-111.
Il l’a traduit à partir de l’araméo-syriaque,
ce qui donne un texte exprimant beaucoup plus la spiritualité
que le Coran arabe. (On trouvera quelques exemples du vrai Coran dans
Un Juif nommé Mahomet.)
En outre, les spécialistes sont affirmatifs : la
langue arabe n’a pas pu naître du dialecte hédjazien (de l’oasis
de Taïf à côté de la vallée de la Mecque).
Les divers corans n’ont pu être traduits en arabe qu’après le
IXe siècle. Non seulement le Coran n’a pas pu être dicté
à La Mecque (ville qui n'existait pas à cette époque),
mais il n’a pas été dicté en arabe.
www.christoph-heger.de/
Le Coran arabe est un
faux : exemple de manuscrit effacé et réécrit.
Explications (en anglais) : cliquez sur l'image.
The arabic Qur'an (Koran) is a falsehood.
Saana's palimpsest : click on picture.
L’islamologue Jacqueline Chabbi estime que le
Coran a été compilé sous le calife Abd Al-Malik,
à Damas, au début du VIIIe siècle (époque
d’Hajjâj).
Les plus anciens corans existants sont ceux du
Yémen, découvert en 1972, celui de Topkapi (Istanboul),
fin du VIIIe ou début du IXe siècle. Un autre exemple
se trouve à la British Library à Londres, datant de
la fin du VIIIe siècle, soit cent cinquante ans après
l’hégire.
J. Wansbrough a étudié les origines
samaritaines du Coran, dans Quranic Studies, Oxford, 1977,
et The Sectarian Milieu, Oxford, 1978.
Il a montré que le texte définitif du Coran
n’était toujours pas achevé au IXe siècle.
Il en déduisit qu’une origine arabe de l’islam
était hautement improbable.
Il note aussi l’absence de toute référence
au Coran dans le Fiqh Akbar I, document daté
du milieu du VIIIe siècle, représentant pourtant l’orthodoxie
dogmatique. Il ajoute que le Coran est « le produit d’un développement
organique de traditions originellement indépendantes, au
cours d’une longue période de transmission. »
Goldziher, dans On the Development of Hadith
déclare « qu’un vaste nombre de hadiths, acceptés
même dans les recueils musulmans les plus rigoureusement critiques,
sont des faux complets de la fin du VIIIe et du IXe siècle,
et qu’en conséquence, les chaînes de transmetteurs méticuleux
qui les étayent sont totalement fictifs. »
Source : Bernard Raquin
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