SE SOUMETRE OU P�RIR

Date : samedi 25 ao�t 2007 @ 10:54:04 :: Sujet : Communisme

Pendant quarante ans de dictature, ils ont model� une Espagne � leur image : certains administrant la r�pression, d�autres se d�lectant dans l�ob�issance ; le bruit des bottes masquant les trahisons, soulignant les crimes et la r�pression. A la mort de Franco, du peuple qui ouvrait la voie pour sortir du capitalisme, il ne restait que des cendres.



Ceux qui ne s��taient jamais oppos�s � rien se sont d�p�ch�s de tout oublier. Avec la Constitution de 1978, chacun s�est fourni une amnistie ; qui de ses crimes, qui de sa complicit�, qui de sa passivit�. A l�exception des anarchistes, des quelques groupuscules de l�extr�me-gauche et de la seule force politique n�e pendant le franquisme, l�ETA, tous avaient int�r�t � faire table rase de l�histoire. La m�moire fut pass�e au garrot. Les professionnels de l�information abusant du verbe au service exclusif du mensonge. Le parti stalinien, qui avait d�montr� en toute circonstance une bravoure certaine dans sa fid�lit� aux ma�tres de Moscou, c�da sa place � la t�te de la gestion de la servile revendication d�un socialisme qui a su se volatiliser derri�re son inactivit�. Alors que personne n�ignorait, surtout ceux qui ne voulaient rien savoir, son r�le � la t�te d�une R�publique antisociale, le socialisme pouvait coaguler autour de lui ce qu�il y avait de plus hypocrite dans le Royaume post-franquiste. C�dant � ses penchants naturels, il trouva sans coup f�rir la place qui �tait la sienne dans la gestion du Capital. Si ses arri�res grands-parents et ses parents s�exerc�rent sans honte dans l�art de courber l��chine, ses petits-fils l�vent aujourd�hui avec fiert� leur bulletin de vote contre tout ce qui perturbe leur position d�heureux soumis. Pire que pendant le franquisme, avec Gonzalez et Zapatero, ce sont les juges qui font la Loi, et en sous-main, la police qui la dicte. Comme par le pass�, les gauches europ�ennes laissent faire : l�insoumission doit �tre mat�e. Leur d�mocratie s�est nourrie du sang des prol�taires et du malheur de nos peuples. Leur d�mocratie s�arr�te l� o� se r�pand la mis�re, l� o� l�autod�termination des peuples commence.

Si le n�olib�ralisme n�a rien de nouveau, sauf qu�il a re�u d�s son apparition le soutien enthousiaste de la gauche - Yves Montand criait avec joie � Vive la crise ! � -, le n�o-�tatisme flamboyant et sans complexes ressemble en tous points au vieil �tatisme qui a plong� le prol�tariat dans le chaos. On propose avec le plus grand s�rieux aux nouvelles g�n�rations des horizons d�j� explor�s, en masquant leurs cons�quences pourtant archiv�es par l�Histoire. Sans subordination du travail, pas de Capital. Qui dit Capital dit travail salari�. Le Capital c�est du travail non pay�, du travail vol� par la violence. La soumission et la d�pendance sont intrins�ques au capitalisme, la production et la reproduction de la plus-value en d�pendent ; c�est par la violence et la terreur qu�il s�affirme, il est p�rennis� par l�id�ologie distill�e par l�Education Nationale, les m�dias de � communication � et l�ensemble de l�appareil normatif ; la police et les tribunaux agissent pour mater ceux qui �chappent au dressage.

Devant la pr�carit�, le n�o-�tatisme glorifie la p�rennit� de la subordination du travail salari�, et, comme hier, celui-ci est pr�sent� comme un aboutissement, comme la perfection du monde. Bonheur quotidien : un monde o� l�homme a int�gr� sa soumission � l�Etat en devenant un citoyen accompli. Un monde dans lequel seul le tout-Etat vient parachever le paradis mon�taris� qu�on propose aux pauvres. Des larmes de crocodile sont vers�es sur la marchandisation de la plan�te, mais pour la rendre irr�versible, on passe sous silence, le fait que c�est pr�cis�ment la marchandisation de l��tre humain qui l�a rendue possible. Dans toute l�utopie �tatique, seuls les bureaucrates, syndicalistes et autres partisans du � gagnant-gagnant � trouvent leur bonheur. L�impossibilit� de surmonter les troubles �conomiques g�n�r�s par leurs propositions leur assurant � jamais une enviable place de redresseurs de torts. Si certains ont l�assurance de ce que l�Etat peut r�tribuer, m�me petitement, leur r�le social parmi les pauvres, et cela leur suffit pour se tuer � la t�che qu�on leur confie, d�autres, soit de par leur position sociale, soit parce que politiquement les places sont prises, ont la mendicit� agressive. Leur radicalit� de gauche �tant proportionnelle � l�incomp�tence politique et aux ressentiments cumul�s dans une vie militante o� ce que l�on proclame est en d�calage avec ce que l�on vit. Une certitude, derri�re tant de propositions et de d�magogie, leur r�le sera assur� en tant qu�interm�diaires entre un pr�sent amput� de son pass� et un futur, inaccessible dans le meilleur des cas, cauchemardesque d�s qu�il s�ins�re dans la r�alit�.

Le lib�ralisme et l��tatisme, vieux et nouveaux, sont les deux tendances du d�veloppement du Capital. Au pouvoir ou dans l�opposition, les uns viennent compl�ter ou finaliser les projets et les r�alisations des autres. Tout l�imaginaire de l�altermondialisme est mis � contribution. Ecologistes, gauche, extr�me-gauche et libertaires apportent avec joie, et avec un s�rieux ind�niable, autant d�id�es pour mettre au point le projet de la subordination �ternelle. Pr�c�dant historiquement les possibilit�s d�un n�o-�tatisme, les adorateurs de l��change marchand, apr�s nous avoir vant� les m�rites du � d�veloppement durable �, se prosternent devant un � commerce �quitable �. On pr�che un salaire � vie et sans travail, suite et fin d�un juste salaire. Par touches successives, ils s�ment les �l�ments constitutifs d�un �tat plan�taire. Le moment venu, l�accumulation des propositions r�ussira � compl�ter et am�liorer ce qui est construit par les timoniers de la gouvernance du monde. D�autres aspects des propositions sont destin�s non pas � �tre appliqu�s, mais � �tre entendus comme �tant une diversion vis-�-vis de ceux dont la r�volte n�est qu�intellectuelle. Quand la cr�dulit� de l�immense majorit� atteint ses limites, il reste les bons sentiments... Les bons senti

Source : http://www.mil-gac.info





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