
Pollutions : les plantes � notre secours
Date : dimanche 06 mai 2007 @ 18:35:56 :: Sujet : Sant�
Plusieurs plantes ont la capacit� d�accumuler les substances toxiques. D�autres signalent, par leurs maladies, la pr�sence de particules dangereuses dans l�atmosph�re. Certaines, enfin, sont capables de lutter efficacement contre les bact�ries. Apprenez � vous en servir comme des alli�es dans votre lutte contre la pollution.
Chez vous
- Cultivez les conif�res. Plusieurs conif�res peuvent, sans difficult�,�tre cultiv�s � l�int�rieur de votre demeure : pin, sapin, thuya, araucaria, etc. Ils vous prot�geront contre les germes pathog�nes, omnipr�sents dans l�air des habitations. Ajoutons que la culture de ces esp�ces est particuli�rement conseill�e dans les int�rieurs dits � � hauts risques �. Nous recommandons vivement leur culture dans tous les locaux climatis�s, dans les halls et couloirs d�immeubles, dans les cliniques, les h�pitaux, les bureaux, mais �galement dans tous lieux o� se trouvent des personnes particuli�rement sensibles aux infections.
- Les plantes au pouvoir antibiotique. L�action b�n�fique des plantes ne se limite pas aux seuls conif�res. Les feuilles des v�g�taux de plusieurs esp�ces, comme par exemple le Dieffenabachia sp., d�gagent �galement des phytoncides, des substances volatiles � pouvoir antibiotique (cette plante doit �tre plac�e hors de port�e des enfants, car elle est toxique). La pr�sence � l�int�rieur de votre appartement, de certaines esp�ces faciles � cultiver qui sont, par ailleurs, tr�s d�coratives, r�duit consid�rablement le nombre de bact�ries, donc �galement les risques de contracter de nombreuses maladies infectieuses. Le b�gonia et le g�ranium abaissent la pr�sence de la microflore (43 %), le Chamaecyparis (59 %), et le Chrysanthemum (jusqu�� 66 %).
- Les plantes de montagne.L�exp�rience d�montre enfin que les plantes des montagnes d�gagent beaucoup plus de substances volatiles que de nombreux autres v�g�taux. C�est pour leurs vertus sp�cifiques que l�on conseille des s�jours � la montagne aux tuberculeux.
Pour contr�ler la qualit� de votre environnement
Certaines plantes sont capables de mesurer la qualit� de l�environnement dans lequel vous vivez.
Il est parfois possible de d�terminer qualitativement, et m�me quantitativement, la pr�sence des polluants dans l�air. Toutefois, vous ne pourrez d�tecter la pr�sence de polluants qu�� partir d�une certaine concentration assez importante. Certains polluants peuvent avoir un r�le de fertilisateur, surtout dans les sols tr�s pauvres. D�autre part, les plantes ont la facult� de supporter un certain taux de toxines dans leurs tissus, sans pour autant pr�senter des sympt�mes de maladie.
Le premier que vous pouvez rencontrer est la chlorose : les feuilles, sont alors de couleur p�le, jaun�tre.
Ce ph�nom�ne est li� � la d�gradation de la chlorophylle et montre, en g�n�ral, la pr�sence importante de gaz toxiques, comme par exemple le dioxyde de sulfure. De fa�on g�n�rale, le changement inhabituel de la couleur des feuilles, si vous ne d�tectez pas de sympt�mes de maladie parasitaire, est une r�action de la plante envers des polluants.
Les n�croses, qui se caract�risent par la mort du tissu des feuilles sur lesquelles on d�tecte des zones de couleur brun�tre, qui virent ensuite au noir, constituent la deuxi�me classe de sympt�mes par polluants.
Ces sympt�mes peuvent, bien entendu, �tre variables et fonction de l�esp�ce v�g�tale et/ou associ�es � d�autres conditions. Mais les polluants se caract�risent souvent par des formes bien sp�cifiques de ces n�croses.
Ainsi par exemple, l�ozone est responsable de n�croses qui prennent la forme de petits points noirs.
Le fluor est responsable de n�croses sur le bout et les extr�mit�s des feuilles.
Le dioxyde de sulfure et le bioxyde de nitrog�ne causent des n�croses entre les nerfs des feuilles.
Sur les aiguilles de conif�res, vous pouvez �galement observer une chlorose entour�e des deux c�t�s par des n�croses : les responsables en sont les oxydes de sulfure et de nitrog�ne.
Pour l�organisme humain
On ne peut qu�inciter chacun � veiller � la provenance des plantes que nous consommons et � �viter celles originaires de zones pollu�es. Certes, l�opinion publique a �t� sensibilis�e apr�s la catastrophe de Tchernobyl, et les risques que repr�sentent les plantes radioactives ont �t� soulign�s maintes fois. Le probl�me reste malheureusement sous-estim�.
Si vous �tes amen� � utiliser des pesticides ou n�importe quel produit phytosanitaire pour votre jardin de sant�, nous vous d�conseillons d�utiliser ces plantes pour votre consommation, ainsi que pour la pr�paration de rem�des.
Ne consommez pas non plus des plantes cultiv�es sur les fen�tres et les balcons dans les grandes villes.
Faites �galement attention aux plantes (et aux produits) qui ne viennent pas de votre propre culture. Lorsque vous achetez des plantes m�dicinales, veillez � vous informer sur leur provenance et les traitements qu�elles ont subi. Par exemple, des m�taux et des composants m�talliques (arsenic, plomb) sont souvent associ�s aux plantes dans des rem�des de la pharmacop�e traditionnelle chinoise.
D�une mani�re g�n�rale, �vitez les pr�parations d�origine mal d�finie. Il existe, en effet, plusieurs cas de fraudes qui concernent une esp�ce vendue pour une autre.
La capacit� de bio-accumulation des plantes est utile : elle offre, en effet, plusieurs possibilit�s th�rapeutiques. La prise doit �tre limit�e dans la dur�e et en quantit�.
Retenons une application facilement r�alisable avec les plantes d�int�rieur et qui est int�ressante d�un point de vue th�rapeutique. Il s�agit de la consommation d�ail enrichi en s�l�nium qui, ainsi que le d�montrent les recherches scientifiques, stoppe les premiers stades du cancer du sein (voir la publication sur ce sujet � Selenium-enriched garlic� �, Ip-C., Lisk D J, Thompson H J Carcinogenesis 17 (9) 1996). Cette plante, ainsi que d�autres telles que l�oignon, semblent avoir des effets inhibiteurs contre certains types de cancer (les premiers r�sultats sont tr�s encourageants et les recherches doivent �tre poursuivies en ce sens).
Il n�est pas compliqu� d�obtenir de l�ail enrichi en s�l�nium. Il suffit, pendant quelques semaines, d�arroser l�ail avec une eau min�rale riche en s�l�nium. L�ail se consomme ensuite en salade, en assaisonnement dans la composition de plats.
Pour l�eau
Pour d�sinfecter l�eau, on peut recourir au vetiver. Les rhizomes de cette plante renferment une huile essentielle d�odeur agr�able.
On fait bouillir quelques racines dans l�eau de boisson pour la d�sinfecter et �liminer les bact�ries pathog�nes.
La meilleure m�thode pour se pr�munir contre un environnement polluant, c�est de les identifier pour mieux les �carter.
Il vous reste le loisir de faire des balades dans la for�t ou dans les parcs.
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