Jamais une manifestation �tudiante n'avait �t� aussi polic�e. Une joyeuse troupe des carri�ristes, de futurs policiens, assist�s de l'aile de la jeunesse nationaliste du PQ et du Bloc, s'est employ�e � diriger une fraction des syndiqu�s de la FTQ construction dans l'objectif �vident de d�molir ce qu'ils appellent les casseurs, les anars, etc. Le r�le des �tudiant de la FECQ et de la FEUQ, c'�tait d'identifier les gens qui ne sont pas le bienvenue pr�s de leur �lite, c'est-�-dire tout le monde sauf les artistes reconnus, les petits chefs d'associations �tudiantes, les m�dias, les d�put�s et la police! Plusieurs actes d'abus sont � signaler.
Oui, plusieurs choses sont � d�noncer. Mais je ne suis pas la seule victime de la m�decine de la FECQ et de la FEUQ, c'est pourquoi je ne vais pas abord� l'ensemble des abus, mais seulement le mien. J'invite formellement tous les autres camarades qui furent affect�s � �crire leur histoire personnel au plus vite sur le CMAQ.
Lorsque je suis arriv�, vers 14h30, il y a avait d�j� beaucoup de gens. Il �tait difficile de parvenir l� o� nous souhaitions. Pour ma part, je cherchais le camion o� les �lites de la petite politique allait cracher leur venin. La sonorisation, c'est important.
Je suis photographe. Alors, le camion de la devanture me permet habituellement de prendre quelques clich�s de mani�re sur�lev�e, en montant dessus. Lors des pr�c�dentes manifestations de la FECQ et de la FEUQ, j'ai pu sans probl�me monter sur la surface et prendre de belles photos de type fermi�re; chose qui pla�t dans le milieu journalistique. L'�v�nement est donc un pr�c�dent.
Cette fois-ci, je suis arriv� � destination, � c�t� du camion. Deux cam�ramans prennaient des prises de vue lorsque j'ai d�cid� de faire de m�me, de monter sur la surface. � ce moment-l�, personne ne s'interpose entre moi et le camion. Je prends alors deux ou trois photos pour ensuite me faire accoster rapidement par un terrible et mena�ant fier-�-bras de la FTQ qui m'annonce que ma pr�sence sur le camion est non-autoris�. Ce sont des �lites de la FECQ et de la FEUQ qui m'ont identifi�, Jonathan Plamondon, par exemple, qui �tait juste en bas. Je les vois me pointer. J'essais de parler � un responsable de la FEUQ sur le camion qui refuse cat�goriquement de discuter avec moi.
Alors, j'essais simplement, � partir de ce moment, de descendre du camion de mani�re autonome, mais le gars de la FTP m'apporte de l'autre c�t� du camion, toujours sur le dessus, o� une vingtaine de malades comme lui sont en bas du camoins et veulent me faire descendre promptement. Je demande qu'ils se tassent pour que je puisse le faire moi-m�me. J'ai peur. Ils m'intimident constamment. Le gars sur le camion avec moi ne cesse de dire qu'il va me casser. Il fait des menaces � mon int�grit� physique de fa�on r�currente et la pression augmente ainsi.
� ce moment, �a fait peut-�tre 1 minute et demie que je suis sur le camion. L�, le gars de la FTQ me pousse dans la foule de ses dangereux amis o� on m'attrape d'en bas, au peu comme dans un show rock. Au moment o� je mets mes pieds � terre, sans avoir le contr�le de la situation d'aucune mani�re, je re�ois un coup de pied au cul assez fort (j'ai mal encore!). Je me retourne vers le coupable pr�sum� imm�diatement et je lui demande s'il m'a bott� le cul. Il dit que oui et ses chums me pognent et m'�loignent de la sc�ne, et de cette t�te merveilleuse de surcro�t.
Je d�cide, bien entendu, de d�noncer ouvertement cet abus du service d'ordre des petites t�tes de la FTP. Je demande le nom de mon botteur de cul aux autorit�s en pr�sence. � tour de r�le, le ton augmente et je ne me laisse pas faire. Je continus � r�clamer � la d�nonciation du mec et son nom. On refuse de me le donner. En �change, un mec, compl�tement d�bile il va sans dire, me dit que si il peut mettre la main sur mon nom, alors l� il va me casser. Je lui dit que tout le monde conna�t mon nom dans le milieu et qu'il n'est vraiment pas difficile � obtenir s'il le souhaite vraiment.
� tour de r�le, des gens de la FTQ viennent m'impressionner comme des brutes sous un silence constant des autorit�s de la FECQ et de la FEUQ et des militantEs aux alentours. On refuse de collaborer avec moi. L'engueulade se poursuit. Au moins 5 protagonistes menacent explicitement mon int�grit� physique dans cette affaire. Un certain Daniel de la FTQ construction s'excuse des d�bordements � nom de ses camarades. Il veut �touffer l'affaire.
Vous trouverez en annexe une photographie : une image de mon agresseur � gauche et une image du gars, le chef de la gang des cons, qui m'a pouss� en bas du camion et menacer � outrance pendant une minute au moins. Prendre en note que je cherche le nom de mon agresseur pour que l'affaire n'en reste pas l�. Rien n'est exclu, la FTQ et la FEUQ vont me payer �a!
ase.ath�.cx/badacid
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