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  Post� le lundi 05 d�cembre 2005 @ 16:45:14 by AnarchOi
Contributed by: AnarchOi
Syndicalisme�crit le 20 octobre 1895, paru dans Les Temps nouveaux, 2-8 novembre 1895
in D. Gu�rin, Ni Dieu ni ma�tre, anthologie de l'anarchisme,tome 2.



De m�me que des ouvriers de ma connaissance h�sitent, quoique d�sabus�s du socialisme parlementaire, � faire profession de socialisme libertaire, parce que, � leur sens, toute l'anarchie consiste dans l'emploi individuel de la dynamite, de m�me je sais nombre d'anarchistes qui, par un pr�jug� jadis fond� d'ailleurs, se tiennent � l'�cart des syndicats, et, le cas �ch�ant, les combattent, parce que pendant un temps cette institution a �t� le v�ritable terrain de culture des aspirants d�put�s. � Saint-Etienne, par exemple (et je tiens ceci de bonne source), les membres des syndicats v�n�rent Ravachol; aucun d'eux, cependant, n'ose se dire anarchiste. de crainte de para�tre abandonner la pr�paration de la r�volte collective au b�n�fice de la r�volte isol�e. Ailleurs, au contraire, � Paris, � Amiens, � Marseille, � Roanne, et dans cent autres villes, des anarchistes admirent l'esprit nouveau dont sont anim�s depuis quelque deux ans les syndicats, sans oser pourtant p�n�trer dans ce champ r�volutionnaire pour y faire germer le bon grain sem� par la dure exp�rience. Et, entre ces hommes, �mancip�s presque au m�me degr�, intellectuellement li�s par un commun but et par la perception ici, par la conviction l�, de la n�cessit� d'un mouvement violent, une d�fiance subsiste qui �carte, les premiers des camarades crus syst�matiquement hostiles � toute action concert�e, les seconds d'une forme de groupement o� ils croient encore obligatoire l'ali�nation de la libert� individuelle.

Cependant, le rapprochement commenc� dans quelques grands centres industriels ou manufacturiers ne cesse de s'�tendre. Un camarade de Roanne a nagu�re indiqu� aux lecteurs des Temps nouveaux que, non seulement les anarchistes de cette ville sont entr�s enfin dans les groupes corporatifs, mais qu'ils y ont acquis par leur �nergie et l'ardeur de leur pros�lytisme une autorit� morale r�ellement profitable � la propagande. Ce que nous avons appris touchant les syndicats de Roanne, je pourrais le dire de maints syndicats d'Alger, de Toulouse, de Paris, de Beauvais, de Toulon, etc., qui, entam�s par la propagande libertaire �tudient aujourd'hui les doctrines dont hier ils refusaient, sous l'influence marxiste, d'entendre m�me parler. Or, analyser les causes de ce rapprochement, qui aurait jadis paru impossible, exposer les phases qu'il a travers�es, c'est faire dispara�tre le reste de d�fiance qui emp�che l'union r�volutionnaire et ruiner le socialisme �tatiste, devenu la forme doctrinale des app�tits inavouables. Il y a eu un moment o� les syndicats se sont trouv�s pr�par�s (et, ce qui est une garantie contre toute r�action, pr�par�s par leur propre jugement, en d�pit m�me des conseils qu'ils �coutaient jusque l� avec tant de respect) � abandonner toute participation aux lois dites sociales ; ce moment a co�ncid� avec l'application des premi�res r�formes dont on leur promettait depuis quatre ans tant de merveilles.

On leur avait dit si souvent �Patience ! nous obtiendrons qu'on r�glemente la dur�e de votre travail de fa�on � vous donner ces heures de repos et d'�tude sans quoi vous seriez perp�tuellement esclaves�, que l'attente de cette r�forme les hypnotisa, pour ainsi dire, pendant plusieurs ann�es, les d�tournant de l'objectif r�volutionnaire. Mais quand on leur eut accord� la loi de protection du travail des femmes et des enfants, que constat�rent-ils ? Une r�duction de salaire de leurs femmes, de leurs enfants et des leurs propres, proportionnelle � la diminution de la dur�e du travail, des gr�ves ou des lock-out � Paris, � Amiens, dans l'Ard�che, une extension du travail � domicile, ou sweating system, ou bien l'emploi par les industriels de combinaisons ing�nieuses (�quipes tournantes, relais), qui, � la fois, rendaient la loi inapplicable et aggravaient les conditions de travail. L'application de la loi du 2 novembre 1892 eut enfin de tels r�sultats qu'ouvri�res et ouvriers en r�clam�rent, et en r�clament encore, l'abrogation.

D'o� venait pareil �chec ? Les syndicats s'empress�rent de le rechercher ; mais, trop nouvellement frapp�s dans leur foi aux l�gislations pour qu'elle f�t s�rieusement atteinte, trop ignorant en �conomie sociale pour chercher au-del� des causes tangibles, ils crurent (la r�duction de la dur�e du travail ayant d�termin� la r�duction du salaire) que la loi serait parfaite si, � la r�glementation de la dur�e, elle ajoutait la r�glementation du prix de ce travail.

Mais l'heure �tait enfin arriv�e des d�convenues. Aux promesses, qui avaient fait la puissance du socialisme r�formiste, allaient succ�der les r�alisations, qui seraient sa ruine. De nouvelles lois surgirent, qui avaient pour but, soit de r�mun�rer mieux le producteur, soit d'assurer sa vieillesse. Mais alors les syndicats s'aper�urent (et l'honneur de cette observation, capitale dans l'�volution socialiste, revient surtout aux femmes) que les objets qui leur �taient mieux pay�s � eux producteurs leur �taient vendus de plus en plus cher � eux consommateurs, qu'� mesure qu'augmentait le taux du salaire, s'�levait le prix du pain, du vin, de la viande, des loyers, de l'ameublement, de toutes les choses, en un mot, qui sont la condition imm�diate de l'existence ; ils s'aper�urent encore (et cela a �t� formellement dit au r�cent Congr�s de Limoges) qu'en derni�re analyse les retraites sont toujours le produit de pr�l�vements sur les salaires. Et cette le�on exp�rimentale, plus �loquente pour eux que magistrale analyse de la r�percussion des imp�ts faite par Proudhon (1), enseign�e par l'Internationale, admise m�me et profess�e par les programmes collectivistes d'il y a treize ans, si elle ne les persuada pas encore que pr�tendre diminuer le paup�risme dans un �tat �conomique o� tout est combin� pour l'�tendre, ce serait vouloir contenir un liquide sur une surface plane, du moins elle grava dans leur esprit cette id�e grosse de cons�quences que les l�gislations sociales ne sont peut-�tre pas la panac�e qu'on leur avait dite.

Cependant, cette le�on n'aurait pas suffit � d�terminer en eux l'�volution rapide que nous constatons, si les �coles socialistes ne s'�taient attach�es elles-m�mes � leur inspirer le d�go�t de la politique. Pendant longtemps les syndicats pens�rent que la faiblesse du parti socialiste, ou, plut�t, du prol�tariat, avait surtout, peut-�tre m�me exclusivement, pour cause les divisions des politiciens. D�s qu'un d�saccord surgissait entre le citoyen X et le citoyen Z, entre le �Torquemada en lorgnon�, stigmatis� jadis par Clovis Hugues et Ferroul (2), et tel coryph�e de la �F�d�ration des L�cheurs socialistes�, selon le mot de Lafargue (3), les syndicats se coupaient en deux, et, s'il s'agissait d'op�rer une action commune, comme la manifestation du 1er Mai, par exemple, voyaient leurs membres partag�s en cinq, six, dix tron�ons, qui allaient les uns � hue, les autres � dia, suivant le mot d'ordre des chefs. Cela les fit r�fl�chir, et, prenant l� encore l'effet pour la cause, ils d�pens�rent une �nergie qu'on peut dire incommensurable pour essayer de r�soudre cet insoluble probl�me : l'union socialiste (4). Ah ! les efforts faits pour atteindre � cette chim�re, quiconque n'a point v�cu dans les milieux corporatifs ne peut s'en faire m�me une id�e. Ordres du jour, d�lib�rations, manifestes : tout, tout fut essay�, mais en vain ; au moment m�me o� l'accord paraissait scell�, o�, plut�t par lassitude que par conviction, les discussions s'�teignaient, un mot rallumait l'�tincelle : guesdistes, blanquistes, intransigeants, broussistes se dressaient furieux, �changeant des injures, se jetant � la t�te qui Guesde, qui Vaillant (4), qui Brousse, et la bataille nouvelle durait des semaines pour recommencer � peine termin�e.

En ce monde, tout a une fin. Lass�s de leur affaiblissement croissant et de leurs inutiles efforts pour concilier la politique, qui est surtout d'int�r�t individuel, avec l'�conomie, qui est d'int�r�t social, les syndicats finirent par comprendre (et mieux valait tard que jamais) que leur propre division avait une cause plus �lev�e que la division des politiciens et que l'une et l'autre r�sultaient... de la politique. C'est alors qu'enhardis d�j� par l'inefficacit� manifeste des lois �sociales�, par les trahisons de certains �lus socialistes (les uns donnant leur appui au gros commerce de Bercy, les autres faisant des d�bris de leur d�mission en blanc de petites balles pour en frapper le nez long d'une aune des �lecteurs), par les d�plorables r�sultats de l'immixtion des d�put�s ou des conseillers municipaux dans les gr�ves, notamment celle des omnibus, par l'hostilit� � la gr�ve g�n�rale de journaux et d'hommes dont toute la politique consiste � faire ou � se faire l'�chelle pour conqu�rir les 25 francs et l'�charpe, les syndicats d�cid�rent que dor�navant les agitations politiques leur resteraient �trang�res, que toute discussion, autre qu'�conomique, serait impitoyablement proscrite de leur programme d'�tudes et qu'ils se consacreraient tout entiers � la r�sistance contre le capital. De r�cents exemples ont montr� combien sur cette pente les syndicats gliss�rent vite !

Cependant le bruit de cette R�volution avait transpir�. Le mot d'ordre nouveau: Plus de politique ! s'�tait propag� dans les ateliers. Nombre de syndiqu�s d�sertaient les �glises consacr�es au culte �lectoral. Le terrain syndical parut alors � quelques anarchistes suffisamment pr�par� pour recevoir et f�conder la doctrine, et ils vinrent en aide � ceux qui, enfin �mancip�s de la tutelle parlementaire, s'effor�aient maintenant de consacrer leur attention et celle de leurs camarades sur l'�tude des lois �conomiques.

Cette entr�e des libertaires dans le syndicat eut un r�sultat consid�rable. Elle apprit d'abord � la masse la signification r�elle de l'anarchisme, doctrine qui, pour s'implanter, peut fort bien, rep�tons-le, se passer de la dynamite individuelle ; et, par un encha�nement naturel d'id�es, elle r�v�la aux syndiqu�s ce qu'est et ce que peut devenir cette organisation corporative dont ils n'avaient eu jusqu'alors qu'une �troite conception.

Personne ne croit ou n'esp�re que la prochaine R�volution, si formidable qu'elle doive �tre, r�alise le communisme anarchiste pur. Par le faut qu'elle �clatera, sans doute, avant que soit achev�e l'�ducation anarchiste, les hommes ne seront point assez m�rs pour pouvoir s'ordonner absolument eux-m�mes, et longtemps encore les exigences des caprices �toufferont en eux la voix de la raison. Par cons�quent (l'occasion est bonne pour le dire), si nous pr�chons le communisme parfait, ce n'est ni avec la certitude ni m�me avec l'esprit que le communisme sera la forme sociale de demain ; c'est pour avancer, approcher le plus possible de la perfection, l'�ducation humaine, pour avoir, en un mot, le jour venu de la conflagration, atteint le maximum d'affranchissement. Mais l'�tat transitoire � subir doit-il �tre n�cessairement, fatalement la ge�le collectiviste (5) ? Ne peut-il consister en une organisation libertaire limit�e exclusivement aux besoins de la production et de la consommation, toutes institutions politiques ayant disparu ? Tel est le probl�me qui, depuis de longues ann�es, pr�occupe et � juste titre beaucoup d'esprits.

Or, qu'est-ce que le syndicat ? Une association, d'acc�s ou d'abandon libre, sans pr�sident, ayant pour tout fonctionnaire un secr�taire et un tr�sorier r�vocables dans l'instant, d'hommes qui �tudient et d�battent des int�r�ts professionnels semblables. Que sont-ils, ces hommes ? Des producteurs, ceux-l� m�mes qui cr�ent toute la richesse publique. Attendent-ils, pour se r�unir, se concerter, agir, l'agr�ment des lois ? Non : leur constitution l�gale n'est pour eux qu'un amusant moyen de faire de la propagande r�volutionnaire avec la garantie du gouvernement, et d'ailleurs combien d'entre eux ne figurent pas et ne figureront jamais sur l'annuaire officiel des syndicats ? Usent-ils du m�canisme parlementaire pour prendre leurs r�solutions ? Pas davantage : ils discutent, et l'opinion la plus r�pandue fait loi, mais une loi sans sanction, ex�cut�e pr�cis�ment parce qu'elle est subordonn�e � l'acceptation individuelle, sauf le cas, bien entendu, o� il s'agit de r�sister au patronat. Enfin, s'ils nomment � chaque s�ance un pr�sident, un d�l�gu� � l'ordre, ce n'est plus que par l'effet de l'habitude car, une fois nomm�, ce pr�sident est parfaitement oubli� et oublie fr�quemment lui-m�me la fonction dont ses camarades l'ont investi.

Laboratoire des luttes �conomiques, d�tach� des comp�titions �lectorales, favorable � la gr�ve g�n�rale avec toutes ses cons�quences, s'administrant anarchiquement, le syndicat est donc bien l'organisation � la fois r�volutionnaire et libertaire qui pourra seule contrebalancer et arriver � r�duire la n�faste influence des politiciens collectivistes. Supposons maintenant que, le jour o� �clatera la R�volution, la presque totalit� des producteurs soit group�e dans les syndicats : n'y aura-t-il pas l�, pr�te � succ�der � l'organisation actuelle, une organisation quasi libertaire, supprimant de fait tout pouvoir politique, et dont chaque partie, ma�tresse des instruments de production, r�glerait toutes ses affaires : elle-m�me, souverainement et par le libre consentement de ses membres ? Et ne serait-ce pas �l'association libre des producteurs libres� ?

Assur�ment les objections sont nombreuses: les administrations f�d�rales peuvent devenir des pouvoirs ; d'habiles gens peuvent arriver � gouverner les syndicats comme les socialistes parlementaires gouvernent les groupes politiques; mais ces objections ne sont valables qu'en partie. Les conseils f�d�raux ne sont, dans l'esprit m�me des syndicats, que des institutions transitoires, qu'a fait na�tre la n�cessit� de g�n�raliser et de rendre de plus en plus formidables les luttes �conomiques, mais que le succ�s r�volutionnaire rendrait superflues, et que, d'ailleurs, les groupes dont elles �manent surveillent d'un �il trop jaloux pour qu'elles arrivent jamais � conqu�rir une autorit� directrice. D'autre part, la r�vocabilit� permanente des fonctionnaires r�duit leur fonction et leur personne � bien peu de chose, et trop souvent m�me il ne leur suffit pas d'avoir fait leur devoir pour conserver la confiance de leurs camarades. Puis, l'organisation corporative n'est encore qu'� l'�tat embryonnaire. � peine d�barrass�e de la tyrannie politicienne, elle marche �perdue et, comme l'enfant � ses premiers pas, chancelle sur la route de l'ind�pendance. Mais qui sait o� la douceur, et plus encore les fruits de la libert�, l'auront conduite dans dix ans ? Et c'est pr�cis�ment � l'y conduire que les socialistes libertaires doivent consacrer leurs efforts.

�Le Comit� f�d�ral des Bourses du Travail, dit un proc�s-verbal officiel publi� dans le Bulletin de la Bourse de Narbonne, a pour mission d'instruire le prol�tariat sur l'inutilit� d'une R�volution qui se contenterait de substituer un �tat � un autre, f�t-ce un �tat socialiste.� Ce comit�, dit un autre proc�s-verbal � para�tre dans le Bulletin de la Bourse de Perpignan, �doit s'efforcer de pr�parer une organisation qui, en cas d'une transformation sociale, puisse assurer le fonctionnement �conomique par le libre groupement et rendre superflue toute institution politique. Son but �tant la suppression de l'autorit� sous toutes ses formes, il a pour t�che d'habituer les travailleurs � s'affranchir des tutelles�.

Ainsi, d'une part, les �syndiqu�s� sont aujourd'hui en �tat d'entendre, d'�tudier et de recevoir les doctrines libertaires ; d'autre part, les anarchistes n'ont pas � craindre, en prenant part au mouvement corporatif d'�tre oblig�s d'abdiquer leur ind�pendance, Les premiers sont pr�ts � admettre, les seconds peuvent fortifier une organisation dont les r�solutions r�sultent du libre accord ; qui, suivant le mot de Grave (La Soci�t� future, p. 202), �n'ait ni lois, ni statuts, ni r�glements auxquels chaque individu soit forc� de se soumettre sous peine d'un ch�timent quelconque pr�alablement d�termin� ; que les individus aient la facult� d'abandonner quand il leur plaira, sauf, je le r�p�te, le cas o� la lutte contre l'ennemi est engag�e; qui, pour tout dire, soit une �cole pratique d'anarchisme.

Que les hommes libres entrent donc dans le syndicat, et que la propagation de leurs id�es y pr�pare les travailleurs, les artisans de la richesse, � comprendre qu'ils doivent r�gler leurs affaires eux-m�mes, et � briser, par suite, le jour venu, non seulement les formes politiques existantes, mais toute tentative de reconstitution, d'un pouvoir nouveau. Cela montrera aux autoritaires combien �tait fond�e leur crainte, d�guis�e en d�dain, du �syndicalisme� et combien �ph�m�re leur doctrine, disparue avant m�me d'avoir pu s'affirmer !



Fernand Pelloutier
1. Il s'agit vraisemblablement du ch. Vll du Syst�me des contradictions �conomiques (1846) et peut-�tre aussi du chap. III de Th�orie de l'imp�t (1861).
2. Clovis Hugues (1851-1907), homme politique et po�te fran�ais ; Ernest Ferroul (1853-1921l) m�decin, maire socialiste et d�put� de Narbonne.
3. Paul Lafargue (1842-1911) n� a Cuba de parents fran�ais, �tudiant en m�decine, d'abord libertaire proudhonien, puis disciple et gendre de Karl Marx, dont il �pouse la fille Laura ; membre de l'Internationale ; participa activement � la Commune, d�l�gu� de Karl Marx en Espagne pour y combattre les partisans de Bakounine ; amnisti� en 1880 ; �lu d�put� en 1891 ; avec Jules Guesde fonde le Parti Ouvrier fran�ais ; auteur du Droit � la Paresse, pamphlet d'une verve quelque peu libertaire ; il se suicide avec sa femme le 26 novembre 1911. �avant l'impitoyable vieillesse�.
4. Sur l'unit� socialiste, cf. l'introduction de Daniel Gu�rin, � Rosa Luxemburg, Le Socialisme en France (1898-1912), � para�tre ; � �douard Vaillant (l840-1915), un des plus grands r�volutionnaires fran�ais, d'abord blanquiste, membre de la commune de 1871 ; condamn� � mort puis ammisti�. Finit dans l'�union sacr�e�.
5. Par ce mot Pelloutier entend : le socialisme �tatique.



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