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  Post� le mercredi 30 novembre 2005 @ 01:43:28 by AnarchOi
Contributed by: AnarchOi
DroitAlmanach du P�re Peinard, 1894



LE FISTON. � P�re Peinard, j'ai quelques expliques � te demander. Et d'abord, pourquoi les anarchos s'appellent-ils compagnons,et non simplement citoyens?

BIBI. � Des citoyens sont des types qui perchent dans le m�me patelin, �la m�me cit� comme disaient les Romains. Cons�quemment des citoyens peuvent �tre divis�s d'int�r�ts. Ainsi le roi des Grinches, Rothschild est un citoyen de Paris... Tandis qu'un compagnon est un bon bougre de prolo, un bon fieu avec qui on partage son pain, et ses mis�res, avec qui on est en communaut� d'id�es, d'espoirs et de besoins, � c'est un copain ! avec qui on marche la main dans la main.

En outre, le mot citoyen implique une id�e politicarde et gouvernementale, avec toute la ragougnasse � la cl� : ambitions, d�putations, maquereautages.

LE FISTON. � Saisi ! Mais, tu viens de parler de Politique; les anarchos ont donc bien le truc dans le nez ?

BIBI. � Tu l'as dit : ils en ont une horreur faramineuse. La Politique c'est tout l'oppos� du Socialisme : c'est l'art d'embistrouiller le populo, de lui faire avaler des couleuvres, de le mener par le bout du nez, de l'abrutir, de le mater s'il se rebiffe... Tout �a s'exprime d'un seul mot : gouverner!

LE FISTON. � Ainsi d'apr�s toi, le Socialisme o� l'on m�lange la Politique n'est pas bon teint ?

BIBI. � Foutre non ! Parmi les socialos politicards, il peut y avoir des cocos qui ont de l'honn�tet�, mais qu� que �a prouve ? Rien, sinon qu'ils manquent de flair. Y a des types qui pourraient �craser 36,000 �trons, p�trir la mouscaille de leurs dix doigts... parce qu'ils ne sentiront rien, c'est-y une preuve que �a ne pue pas ?

Vois-tu, � bien reluquer, y a dans la garce de soci�t� actuelle que deux camps bien tranch�s : les Autoritairesd'un c�t�, les Libertairesde l'autre.

Les Autoritairesveulent conserver ce qui existe et tenir le populo sous leur coupe. Ils varient bougrement de couleur des uns aux autres : des fois m�me, ils se chamaillent, � mais en fin de compte, ils se rapapillotent sur le dos des prolos.

Les uns, r�acs pur sang, trouvent que c'est pas suffisant de conserver ce qui existe, aussi en pincent-ils pour aller � reculons : si on les �coutait on reviendrait d'abord � l'ancien r�gime, puis � l'esclavage... A force de reculer, ces jean-foutre nous ram�neraient � la sauvagerie : au temps o� les hommes se bouffaient entre eux, � la croque-sel, et en fait de l�gumes mangeaient de l'herbe.

Apr�s cette racaille viennent les opportunards et les radigaleux : ceux-l� ne veulent rien changer � la m�canique sociale ; tout au plus sont-ils d'avis que de temps en temps on r�pare les chiottes et nettoie les cuvettes o� les bouffe-galette, les richards et les patrons foirent et d�gueulent.

A la queue de tous, fermant le cort�ge des Autoritaires, s'am�nent les socialos � la manque ; ils pr�tendent rafistoler la guimbarde, la rendre habitable au populo. Dans le tas y en a quelques-uns qui coupent, mais la plupart ne guignent qu'� chopper toute chaude la place des opportunards et des r�acs. En r�alit�, le chambard qu'ils r�vent se borne � changer les �tiquettes, � recr�pir la fa�ade et autres fumisteries du m�me [mot illisible]. Avec eux, au lieu d'�tre exploit�s par un patron, on le serait par l'�tat ; les contre-coups deviendraient les larbins de la gouvernance ; au lieu de toucher notre paye en pi�ces de cent sous, on nous la cracherait en billets de banque baptis�s �bons de travail�.

En face de ces engeances, se campent les Libertairesqui ne veulent ni gouverner ni �tre gouvern�s, ni exploiter ni �tre exploit�s, ni juger ou condamner, ni �tre jug�s ou condamn�s.

Le populo est �videmment de leur bord, seulement on lui a tellement bourr� le siphon de gnoleries qu'il ne voit pas distinctement les tenants et les aboutissants de sa mis�re. Mais, nom de dieu, �a viendra !

LE FISTON. � Eh, dis-moi, y a-t-il longtemps que les anarchos existent ?

BIBI. � Je pourrais te r�pondre qu'ils sont aussi vieux que l'exploitation humaine, attendu que chaque fois qu'un bon bougre s'est rebiff� contre l'autorit� d'un gouvernant ou d'un proprio, il �tait pouss� par l'id�e anarchiste, plus ou moins claire, plus ou moins incompl�te... Mais �a serait nous ramener trop loin ! Les papas des anarchos actuels sont les Enrag�sde 1793. H�bert, le P�re Duchesne,s'�tait fendu s'�tait fendu d'une d�claration bougrement moins amphigourique que celle des Droits de l'Homme, elle tenait en deux mots : �Je veux pas que l'on m'emmerde !� Cette riche d�claration est encore de saison, nom de dieu.

Quand vint la r�volution de 48, l'id�e anarchiste germa encore : � l'�poque Proudhon d�piota l'�tat et prouva que ce n'�tait que la cinqui�me roue d'un carosse.

Mais c'est depuis la troisi�me r�publique que l'id�e s'est d�velopp�e en plein. Rien que pour faire l'historique de l'Anarchie depuis l'insurrection de B�n�vent en 1877, jusqu'� l'ex�cution du riche fieu Paulino Pallas, sans m�me rien dire de Ravachol, vu qu'il est aujourd'hui plus connu que le loup blanc, on userait bougrement de papier.

[8 lignes illisibles]

... Ces zigues d'attaque qui, il y a six ans, �taient agonis�s de sottises, tra�n�s dans la boue, trait�s de monstres, sont aujourd'hui reconnus les victimes des f�rocit�s bourgeoises... Et par quoi ? Par le populo ? Si ce n'�tait que lui... Mais non ! Ce sont les gouvernants eux-m�mes qui gueulent leur crime et s'en lavent les mains en remettant les survivants en libert� !

Ah, mon pauvre fiston, les cl�ricalards sont de leurs �pates avec les pers�cutions que subirent leurs ap�tres et leurs disciples. Eh bien, comme h�ro�sme et comme quantit�, les martyrs chr�tiens sont d�gott�s ! Les anarchos qui sont tomb�s dans la lutte ont �t� aussi au dessus des chr�tiens, que la tour Eiffel est au-dessus des taupini�res. C'est d'autant plus chouette que les gas n'�taient que des hommes, tandis que les ratichons racontent que leurs martyrs avaient Dieu dans leur manche ; en plus, les types croyaient que leurs souffrances leur vaudraient des chi�es de bonheur dans le ciel, tandis que les anarchos savaient qu'apr�s la mort, c'est fini... bien fini !

Et tandis que les anarchos s'en vont � la mort, s'embarquent pour les bagnes, farcissent les prisons, subissent les avanies de la gouvernance et des patrons, que manigancent les socialos pisse-froids ?

Ils maquillent la conqu�te des pouvoirs publics et passent � la caisse... Ceux qui �copent, outre les anarchos, ce sont les prolos qui se sont rebiff�s en temps de gr�ve.

LE FISTON. � Autre chose, p�re Peinard, que penses-tu des gr�ves ?

BIBI. � Certes, les gr�ves, quelles qu'elles soient, causent des d�sagr�ments � bien des bons bougres : comme les gr�vistes veulent lutter avec les capitalos sur leur terrain, c'est-�-dire avec des gros sous contre les billets de mille, il leur arrive trop souvent d'�tre roul�s Et les plus �nergiques sont saqu�s et foutus � l'index...

Mais, si les prolos ne faisaient pas gr�ve quand le singe veut leur serrer la vis, on en verrait de belles !

Que je te dise, le vieux proverbe �comme on fait son plumard on se couche� a bougrement du vrai. On serine trop que la paye des ouvriers ne d�passe jamais que le minimum de ce qui est juste n�cessaire � l'existence (et souvent va au dessous jusqu'� s'�vanouir...)

Non, c'est pas l'estomac qui fixe le taux des salaires : c'est notre biceps.

Si nous sommes �nergiques, le patron file doux et n'ose pas rogner les salaires et allonger les heures de turbin.

Au contraire, plus nous serrons les fesses, plus nous bissons le caquet, plus l'exploiteur le prend de haut, et moins il s'�pate pour nous mener au b�ton.

Les diff�rences de salaire ne s'expliquent pas autrement : A Paris, par exemple, les raffineurs, pour un turbin de cheval, palpent 3 ou 4 balles par jour, tandis que les ouvriers en v�los gagnent leurs dix francs.

Y a pas m�che de dire que les uns et les autres palpent le maximum de ce qui est n�cessaire � leur existence. En effet, la panse des raffineurs est aussi large que celle des ouvriers en v�los. D'autre part, pour les uns comme pour les autres, le pain vaut huit sous le kilo...

Ce qui est en jeu, fait la diff�rence, c'est la poigne ! Si les raffineurs ne touchent qu'un salaire de famine, c'est parce qu'ils ne se tiennent pas assez, � au contraire les gas du v�lo ne se laissent pas �crabouiller les arpions, et plut�t que de subir une diminution de paye, ils couperaient un patron en quatre.

Autre exemple :

Dans le mitan des campagnes o� les capitalos s'en vont maintenant installer des bagnes industriels, y a des prolos qui gagnent � peine vingt sous par jour. Les malheureux vivotent comme ils peuvent : ils bouffent des pommes de terre, lichent du sirop de grenouille et ne connaissent la bidoche que de r�putation.

Crois-tu que leur panse diff�re de celle des prolos de Paris, au point qu'elle refoulerait sur la soupe et le b�uf ?

M'est avis que non, mille bombes !

Seulement comme les pauvres ouvriers p�trousquins ont la t�te farcie d'ignorance et d'esprit de soumission, ils ne savent par quel bout s'y prendre pour se rebiffer contre le patron et lui imposer leurs volont�s.

D'autre part, tu penses bien que ce n'est pas par amour de nos bobines que les patrons de Paris nous crachent une paye si sup�rieure � celle que palpent les prolos des campagnes.

Foutre non ! S'il ne tenait qu'� eux, ils nous auraient vite r�duits au m�me minimum.

Donc, c'est se foutre le doigt dans l'�il, de dire que les patrons nous aboulent le minimum de salaire indispensable � notre boulottage. Le thermom�tre de notre pays, c'est notre poigne, nom de dieu !

Conclusion : le populo n'est pas assez exigeant !

LE FISTON. � Oh oui, nous sommes trop poules mouill�es. On est d'un pacifique..., �a m'en fait roter des tuyaux de chemin�e ! A propos, et les huit heures, qu'en penses-tu de ce truc ?

BIBI. � Tous ces fourbis de socialos � la flan, les trois-huit, le minimum de salaire, etc., c'est des d�rivatifs.

La question n'est pas de travailler tant d'heures, de toucher tant..., mais plut�t de ne pas �tre exploit�s ! C'est ce qu'ont tout � fait perdu de vue les pisse-froids : ils ne parlent plus de faire rendre gorge aux capitalos, c'est pass� de mode !

Autre chose, s'adresser � la gouvernance pour les huit heures, c'est se tromper de porte : c'est aux patrons qu'il faut casser le morceau.

Y a de bons bougres qui se figurent que ces r�formes beurreraient leurs �pinards. A ceux-l�, que je dise : tant qu'ils mendigotteront des bricoles, le singe ne leur aboulera que des foutaises.

Si on doit d�crocher les huit heures, elles ne nous tomberont sur le museau que le jour o�, au lieu de s'en tenir aux bagatelles, on s'alignera pour prendre possession des usines. Du coup, les capitalos mettront les pouces : pour conserver leur saint-frusquin, ils nous autoriseront � ne travailler que six heures..., pourvu que ce soit � leur compte.

LE FISTON. � Pour lors, � ton avis, ce qu'on doit viser c'est le chambardement g�n�ral : en exigeant beaucoup on a chance d'obtenir qu�que chose, tandis qu'en mendigottant peu, on ne r�colte que des rogatons et des avaros.

BIBI. � Tu dis vrai, nom de dieu ! Mais, le jour o� on se foutra en chantier pour prendre le plus, on serait rien daims de se contenter d'un acompte.

LE FISTON. � Je vois bien o� tu veux en venir, mais un coup la vieille baraque foutue � bas, comment s'alignera-t-on ? J'ai peur que les feignants ne vivent aux crochets du populo ?

BIBI. � O� vois-tu les feignasses dans la soci�t� actuelle ? C'est-y du c�t� des prolos ? Non ! Celui qui tire � cul, que dans les ateliers on traite de feignasse, il ne fait cela que parce qu'il se rend plus ou moins compte que son travail ne profite qu'� l'exploiteur : moins il en fait, mieux �a vaut !... Mais le jour o� il turbinera pour lui, tu le verras se d�gourdir !

Les vraies feignasses, ce sont les capitalos et la racaille de la haute ; ces maudits enjoleurs, pour qu'on n'aper�oive pas leur flemme, gueulent �aux feignants�, comme le cambrioleur qui se d�bine dans la rue crie �au voleur� pour qu'on ne l'arquepince pas.

Le travail est une gymnastique n�cessaire : celui qui n'en fout pas un coup d'un bout de l'an � l'autre, tombe malade. �videmment je parle d'un turbin mod�r�, ne tuant pas son homme � la peine, � tel qu'il sera � l'ordre du jour dans la soci�t� anarchote.

LE FISTON. � Je saisis le coup. Mais, une supposition : que des types refussent de travailler et veuillent vivre aux crochets des turbineurs, que fera-t-on pour emp�cher �a ?

BIBI. � Y a deux syst�mes. Je vas, par un exemple, te donner � choisir : figure-toi que la soci�t� est seulement compos�e de vingt personnes, ayant toutes un m�tier utile. Malheureusement, sur les vingt, y a un feignant qui refuse de travailler et qui veut vivre aux crochets des copains. Les 19 autres groument, nom d'une pipe ! Apr�s bien des discussions, ils d�cident de couper les vivres au mec et, pour l'emp�cher de rien barbotter, ils choisissent le plus grand, le plus fort et le plus b�te d'entre eux, qu'ils bombardent gendarme.

Un beau soir, le pandore paume le feignant sur le tas, en train de tordre le cou � une poule ; il le passe un brin � tabac et l'am�ne aux camaros.

Qu'en foutre ? Si on le rel�che, il s'en retournera chopper les poules. Apr�s bien des h�sitations, on d�cide de le foutre � l'ombre.

Mais o� ? Faut une prison ! Pour �a, on d�l�gue le ma�on et le serrurier qui, pendant quelques semaines, l�chent leur turbin utile pour �difier cette saloperie appel�e �prison�.

On y enfourne le feignasse.

A ce moment, un remords germe dans le siphon des 19 : �Avons-nous le droit de priver ce coco de sa libert� ?�

Apr�s s'�tre bien chamaill�s, s'�tre foutus des gnons sur le gnasse, ils accouchent d'une constitution. Comme ils sont tr�s d�moc-soc, ils organisent la l�gislation directe du peuple par le peuple, avec referendum et tout le bazar ! Une salade qui, pour ne pas �tre russe, n'en est pas moins infecte.

Maintenant, y a pas erreur ! On a le droit de mettre le feignasse au clou, � condition qu'un jugeur le condamne.

Faut donc d�crocher un jugeur ! On donne cette corv�e au plus salaud des 19.

Enfin, �a y est, le feignant est au ballon ! Mais, comme il la trouve mauvaise, il a fallu lui coller un gardien. On a choisi pour �a, - toujours sur les 19 ! � le plus sournois de la bande.

R�capitulons : pour se garer d'un flemmard, mes 19 andouilles sont donc arriv�s � nourrir � rien foutre :

Primo, un gendarme,
Deuxi�mo, un jugeur,
Troisi�mo, un gaffe,

Quatri�mo, pendant un sacr� temps, le serrurier et le ma�on ont eu un tintouin du diable pour b�tir la prison, � tandis qu'ils laissaient les turnes des bons bougres se d�labrer.

Cinqui�mo, le plus gondolant, c'est que mes 19 loufoques nourrissent tout de m�me leur feignant : faut qu'il bouffe, au clou !...

Voil�, fiston, ce qui se passe en grand dans la vache de soci�t� actuelle. Pour ne pas nourrir une flemme, on en nourrit quatre !

Dans une soci�t� anarchote, on man�uvrera autrement : s'�tant rendu compte qu'il est plus on�reux de foutre un salopiaud au clou, que de le laisser vagabonder, on se r�signerait � le nourrir... en le m�prisant.

Or, pour supporter le m�pris de tous, faut une sacr�e dose de caract�re, incompatible le plus souvent avec la flemmenza. Le feignant serait vite d�go�t� de son innoccupation et bricolerait.

En tout cas, il se produirait qu�que chose d'approchant � ce que nous voyons dans la soci�t� actuelle : le m�tier de mouchard et celui de maquereau font vivre leur homme sans rien foutre. Pourtant y a pas �pais de types qui en pincent, � et ceux-l� m�mes, n'avouent pas leur sale profession... ils s'en cachent, craignant le m�pris.

Ceci dit, petiot, entre les deux syst�mes, celui de la r�pression des feignants ou le fourbi anarcho, lequel te botte ?

LE FISTON. � Oh foutre, j'en conviens, le syst�me anarcho est sup�rieur. Reste � savoir si les hommes seraient assez bons ?

BIBI. � Ah, voil� une autre histoire : le coup de la bont� ! On t'a dit que les hommes �taient des b�tes f�roces... Bondieu, que je voudrais que ce f�t vrai ! Nous ne supporterions pas cinq minutes les crapulards de la haute. Reluque donc, nom de dieu ! Quel est le bon bougre qui ne re�oit pas une avanie par jour ? Y en a pas ! Si nous �tions si terribles on casserait et briserait tout.

Ce qui fait dire �a, c'est les crimes qui se commettent journellement. Mille dieux, y a qu'� regarder : tous sont la cons�quence de la soci�t� actuelle. La plupart ont pour cause l'argent.

Tiens, guigne les deux bob�chons qui vont cloturer mon almanach : ces deux chialeurs agenouill�s, c'est deux frangins ; pour bien pleurnicher au lit de leur papa, ils se sont pay�s une botte d'oignons !

Le paternel crampse !... A peine est-il fourr� dans la bo�te � dominos que les yeux des deux oiseaux se s�chent et ils se chamaillent pire que chien et chat. Tout �a pour l'h�ritage !

Sans l'h�ritage, y a pas � tortiller : ils seraient amis, pire que cochons !


Mais, petit fieu, assez caus� : y aurait encore bougrement � en dire, seulement, comme je vas coller notre jabotage dans l'almanach, faut arr�ter les frais car le papier tire � sa fin.

Sur ce, on va aller boire une bonne chopine en trinquer � la sant� des bons bougres et du prochain chambard... Que �a tra�ne le moins possible, mille marmites !




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