Par Warrior Publications
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CONNAIS TON HISTOIRE !
Vers
1890, en Amérique du Nord, la résistance armée autochtone, en lutte
contre la colonisation européenne, cessa. Cette année-là, 300 hommes,
femmes et enfants Lakotas, touTEs sans arme, furent massacréEs à
Wounded Knee (Dakota du Sud).
Dans
le même temps, presque tous les peuples autochtones furent confinés
dans des réserves, où était menée une politique d’assimilation
systématique par le biais des églises, pensionnats, conseils de bande,
etc.
Durant
cette période (1890-1950), les peuples autochtones furent massivement
pacifiés, contrôlés. Leur contestation consistait en une pression sur
le gouvernement afin d’obtenir de meilleures conditions. Généralement,
elle était dirigée par les chefs et les conseillers, dont le seul souci
était leur salaire et la perpétuation du système colonial en place.
Puis,
vers 1950, inspirés par la lutte du Black Civil Rights au sud des USA,
les autochtones commencèrent à s’organiser pour faire respecter les
traités ainsi que leurs droits civils.
Ainsi
se créa un groupe d’étudiantEs autochtones au sud-ouest. Au nord-ouest,
ceux/celles vivants près des côtes s’appuyèrent sur les traités pour
réaffirmer leur droit de pêche.
Ce
mouvement fut le premier à apparaître hors des rouages officiels des
conseils de bandes créés par les gouvernements canadiens et étasuniens.
Cette
émergence posa les bases d’un réseau opposé à la colonisation, réseau
qui s’engagea à préserver la culture et les valeurs traditionnelles. Il
fut le pilier de la résistance à venir dans les années 60.
Les
60’s furent marquées par la généralisation de l’insurrection, inspirée
par la farouche résistance vietnamienne face à l’invasion et la
colonisation des USA. Au coeur même des États-Unis se bâtirent de
nouveaux mouvements de protestation : Black Panthers, Chicanos, femmes, étudiantEs, anti-militaristes, etc.
C’est
à cette période qu’est né l’actuel mouvement de résistance autochtone.
Les 35 dernières années furent un tournant important pour l’histoire de
notre mouvement.
1968:
Création de l’American Indian Movement (AIM) à Minneapolis (Minnesota).
Inspiré
des Blacks Panthers, l’AIM fonda un centre communautaire, fournit de
l’aide pour les recherches d’emploi et de logement ainsi qu’une aide
juridique, organisa des manifestations et créa une patrouille de
copwatching.
Bien
qu’étant le plus populaire, l’AIM ne représentait qu’une part d’un
large mouvement de résistance alors émergeant, parfois regroupé sous le
terme “Red Power”.
À
Kahnawake fût créée la Mohawk Singing Society, qui deviendra ensuite la
Mohawk Warrior Society. Elle prit part à des manifestations et
ré-occupations de terres. Le pont “Seaway International” fut bloqué à
Akwesasne afin d’obtenir la reconaissance du Traité Jay, protestation
qui s’acheva par une intervention policière et de nombreuses
arrestations.
1969:
Occupation
de l’île d’Alcatraz (Baie de San Francisco) pendant 19 mois. Pour la
première fois, la protestation des Premières Nations bénéficia d’une
couverture médiatique nationale et internationale. Des centaines
d’autochtones (pour la plupart urbaniséEs et en quête d’identité) y
participèrent. Cette action servit d’inspiration à travers toute
l’Amérique du Nord ; elle donna lieu à une recrudescence des
occupations de terres.
1970:
L’AIM
s’opposa et perturba la reconstitution de l’accostage du Mayflower à
Plymouth Rock (Massachaussettes). Ce mouvement attira l’attention du
pays tout entier, et permit à l’AIM de prendre de l’ampleur.
1971:
COINTEL-PRO/
En
Pensylvannie, une personne s’introduisit par effraction dans un bureau
du FBI et y déroba des documents révélant l’existence d’un programme de
surveillance et de répression de divers mouvements de contestation aux
USA (Counter Intelligence Program). Ce programme incluait
emprisonnements et attaques, pouvant aller jusqu’à être meurtrières. Autour de 1973, l’AIM devint la cible principale du FBI COINTEL-PRO.
1972:
L’AIM et d’autres
collectifs des Premières Nations organisèrent la “Caravane des Traités
Brisés” (Trail of Broken Treaties) partant de la côte Ouest jusqu’à
Washington. Plusieurs milliers de personnes arrivèrent ainsi à
Washington, et se virent refuser le dialogue par les autorités. La
caravane occupa alors le QG du Bureau des Affaires Indiennes pendant 6
jours, dégradant largement les locaux et subtilisant des milliers de
fichiers.
En février, Raymond
Yellow Thunder fut tué par des colons à Gordon (Nebraska). Ceux-ci
furent accusés de meurtre puis relâchés sans caution. L’AIM organisa
manifestations et boycotts pendant plusieurs jours ; ils/ellEs
obtinrent ainsi leurs condamnations et la radiation du chef de la
police. Yellow Thunder était originaire de Pine Ridge ; cet “incident”
renforça les liens entre l’AIM et les Lakotas traditionnalistes
(réserve urbaine et rurale).
1973:
Wesley Bad Heart Bull fut tué par un colon raciste dans le Dakota du Sud. La police l’accusa de meurtre.
Le 6 février, au
tribunal de Custer (Dakota du Sud), une manifestation de l’AIM tourna à
l’émeute, incendiant des voitures de police et les bâtiments. Il y eut
30 arrestations.
Dans la réserve de
Pine Ridge (Dak. du Sud), d’importantes forces de police et du marshall
furent déployées pour mater l’AIM et les Lakotas s’opposant à Dick
Wilson, un président de tribunal corrompu. Avec l’aide du gouvernement,
Wilson créa une milice paramilitaire baptisée GOON (Guardians of the
Oglala Nation).
Entre 1973 et 1976,
69 membres ou personnes proches de l’AIM furent tuées par le GOON, la
police du Bureau des Affaires Indiennes et le FBI.
Le 27 février, face
à la violence et à la répression permanentes, quelques 200 guerriers
Lakotas et l’AIM occupèrent Wounded Knee. Le siège dura 71 jours,
pendant lesquels Buddy Lamont et Frank Clearwater, tous deux
autochtones, furent tués par balles.
L’occupation prit fin le 9 mai.
À Kahnawake, en
septembre, la Warrior Society expulsa touTEs les non-autochtones vivant
dans la réserve alors surpeuplée. Cela provoqua une confrontation avec
la Sûreté du Québec le mois suivant. Les warriors se mirent alors en
quête de terres à réoccuper.
1974:
Début de
l’occupation de Ganienkeh, dans l’état de New York. Des MohawkEs,
épauléEs par des vétéranTEs de Wounded Knee, se réaproprièrent les
terres puis furent engagéEs dans une confrontation armée par les forces
de police. Les négociations s’achevèrent en 1977 : les MohawkEs
obtinrent une parcelle dans le nord de l’état de New-York. Ganienkeh
existe encore aujourdhui.
Au Canada, du 14 au
30 septembre, la Caravane des Peuples Autochtones (inspirée de la
Caravane des Traités Brisés) se rendit de Vancouver (Colombie
Britannique) à Ottawa (Ontario). Elle s’acheva par la charge brutale de
la police sur les 1000 autochtones présentEs devant les tours du
Parlement.
Des blocages routiers armés et des occupations eurent lieu à Cache Creek (B-C) et Kenora (Ontario)
1975:
Fusillade d’Oglala.
La police du FBI fit une descente dans le camp de l’AIM (réserve de
Pine Ridge), causant ainsi la mort de deux agents et d’un défenseur
autochtone, Joe Stuntz-Killsright. Le FBI se lança dans une grande
chasse aux “suspectEs” liéEs à l’AIM.
1976:
Février. Le corps
d’Anna Mae Pictou-Aquash, une Mik’maq de la Nouvelle-Écosse (Canada),
fut retrouvé à Pine Ridge. Aquash était l’une des membres les plus
connues de l’AIM, une vétérante de l’occupation du Bureau des Affaires
Indiennes (1972) et de Wounded Knee. Malgré que son corps ait été
maquillé par le FBI, une autopsie indépendante révéla que Aquash avait
été exécutée par une balle derrière la tête. Les principales
organisations suspectées dans l’affaire de ce meurtre sont le FBI et le
GOON.
Mort de deux agents
du FBI (Dino Butler et Bob Robideau). Deux suspects furent d’abord
déclarés non-coupables, sur la base de l’autodéfense. Puis, un
troisième suspect, Leonard Peltier, fut capturé au Canada, puis extradé
par le FBI au Dakota Sud.
1977:
Condamnation de
Peltier. Le procès de Leonard Peltier, orchestré avec des preuves
préfabriquées et la dissimulation d’informations, se conclua par sa
double-incarcération à vie. Peltier, encore en taule aujourd’hui, est
l’un des plus vieux prisonniers de guerre enfermé aux États-Unis.
1981:
Le 11 juin, 550
agents de la Police Provinciale du Québec firent une descente à
Restigouche, une réserve Mik’maq d’une population de 1700 personnes. La
police, soi-disant à la recherche de “preuves de pêche illégale”,
attaqua et fouilla toutes les maisons.
1988:
Plus de 200 agents
de la GRC, dont l’anti-émeute et le Groupe d’Intervention Tactique
(GIT), firent une descente à Kahnawake, un territoire mohawk, à la
recherche de cigarettes de contrebande. En réponse, les warriors
saisirent le pont Mercier, un organe vital à l’activité de l’île de
Montréal.
Au nord de
l’Alberta, les Cris du Lubicon bloquèrent des routes pour perturber les
compagnies forestières et pétrolières qui dévastaient alors leur
territoire et leur mode de vie. Un camp de bûcherons et des véhicules
furent endommagés à l’aide de cocktails molotov.
Au Labrador, les
Innu protestèrent contre l’essai par l’OTAN de bombardiers chasseurs,
essai qui avait alors lieu sur la base des Forces Canadiennes. De
nombreuxSES Innu furent arrêtéEs pour avoir bloqué les pistes d’avion
de l’armée.
1990:
Crise d’Oka. Le 11
juin, plus de 100 policiers sur-armés du Québec attaquèrent les
MohawkEs alors qu’ils/elles faisaient un blocus sur Kanehsatake/Oka.
Lors d’un premier échange de coups de feu, un flic fut flingué et
mourut. Ce fut le début d’une confrontation armée qui dura 77 jours,
avec pour acteurs/trices 2000 keufEs et 4500 soldatEs des Forces
Canadiennes, tousTEs déployéEs à travers Kahnawake et Kanehsatake. La
crise d’Oka inspira un élan de solidarité à travers le pays, solidarité
qui s’exprima sous forme de blocages de routes/chemins de fer et de
sabotages de ponts/pylônes électriques.
1992:
En octobre eut lieu
l’anniversaire des 500 ans d’invasion de l’Amérique “par” Christophe
Colomb. Lors des manifestations qui dénonçaient cet évènement, des
douzaines de gens furent arrêtés à Renvers (Colorado). À San francisco,
manifestantEs et keufEs s’affrontèrent dans les rues; une bagnole de
flics fut cramée et la reconstitution du débarquement de Colomb, ainsi
que la parade officielle qui venait en prime, furent perturbées.
1994:
Rébellion
Zapatiste. Aux Chiapas (Mexique), les rebelles arméEs de l’EZLN
lancèrent une offensive pour le Nouvel An en prenant le contrôle de six
villes. L’EZLN, composé de peuples indigènes, déclara la guerre à
l’État mexicain et à l’ALENA (Accord de Libre-Échange Nord-Américain).
En réponse, le gouvernement déploya 15 000 soldatEs et plusieurs
centaines de civilEs furent tuéEs. Depuis 1994, les Zapatistes
reçoivent soutien et sympathie provenant du Mexique et de toute la
planète.
1995:
Ipperwash
(Ontario). Le 6 septembre, la police ouvrit le feu lors d’une
réappropriation et manifestation pacifiques, tuant ainsi Dudley George.
L’occupation avait commencé en 1993: la terre, qui était à l’origine
une réserve, nommée Stoney Point, avait été saisie par l’État durant la
Seconde Guerre Mondiale pour servir de base militaire “temporaire”.
Après la mort de Dudley George, le gouvernement admit que les
revendications de la communauté étaient légitimes.
À Gustafsen Lake
(centre-sud de la Colombie-Britannique, Canada) eut lieu un siège d’un
mois, après qu’un colon ait tenté de virer des sundancers Secwepemc.
Quelques 450 agentEs sur-arméEs de la GRC-GIT, équipéEs de véhicules
militaires blindés, cernèrent le camp rebelle.
1997:
Inspiré par le
mouvement qui avait eut lieu à Gustafsen Lake durant toute une année,
le Native Youth Movement commença à tenir des conférences, organiser
des manifestations, diffuser de l’information, etc., marquant ainsi une
page pour le mouvement. En avril, le Native Youth Movement occupa,
durant deux jours, les bureaux de la Commision des Traités de la
Colombie-Britannique (BCTC).
1998:
Le Native Youth
Movement de Vancouver tint une occupation de cinq jours dans les
bureaux de la BCTC, et une occupation de deux jours dans les bureaux de
la Westbank Band. Ces deux actions furent menées contre le processus de
traités en cours dans la soi-disant Colombie-Britannique.
1999:
Le Native Youth
Movement de Vancouver aida les membres de la communauté de Cheam (près
de Chilliwack, BC, Canada) à affirmer leur droit de pêche dans la
rivière Fraser. Les warriors du Native Youth Movement étaient masquéEs
et portaient des vêtements de camouflage. Ils/elles étaient également
arméEs de bâtons afin de dissuader les “agentEs de pêcherie”, ces
dernierEs harcelant quotidiennement les pêcheurs de Cheam. Cela donna
naissance à une force de défense du NYM, force qui devint plus tard la
Westcoast Warrior Society.
2000:
Mai. Des membres de
la nation St’at’imc établirent le camp Sutikalh, près de Mt. Currie
(BC, Canada), afin de bloquer une gigantesque station de ski qui devait
être construite sur une aire alpine jusqu’alors intouchée.
Septembre et
octobre. À Burnt Church (Nouveau-Brunswich, Canada), des pêcheurs
Mik’maq affirmèrent leur droit à la pêche au homard. Des centaines de
keufEs et “agentEs de pêcherie” leur tombèrent dessus. Les membres de
la Westcoast Warrior Society participèrent aux opérations de défense.
Octobre. Le Native
Youth Movement Secwepemc fonda le premier Centre de Protection
Skwelkwekwelt afin de stopper l’expansion de la station de ski Sun
Peaks, près de Kamloops (BC, Canada). Avec les années, environ 70
personnes furent arrêtées et condamnées pour avoir manifesté, bloqué
des routes ou avoir réoccupé les camps.
2001:
En mai fut créé un
chapitre du Native Youth Movement (NYM) Secwepemc, lorsqu’eut lieu une
occupation de deux jours des bureaux du gouvernement, à Kamloops, pour
protester contre la vente des terres indigènes.
En juillet, plus de
60 agentEs de la GRC-GIT firent un raid sur Sutikalh après un blocage
de 10 jours des camions de marchandises, sur l’autoroute 97 (7
arrestations).
2002:
En décembre, les
Anicinabe de la communauté de Grassy Narrows (nord de l’Ontario,
Canada), bloquèrent l’activité de compagnies forestières afin
d’empêcher la destruction de leurs terres ancestrales. Ce blocage fut
l’un des plus long de l’histoire (il prit fin en 2006) et avait alors
pour ennemis principaux les compagnies Weyerhaeuser et Abitibi.
En septembre, la
GRC-GIT et les Équipes Intégrées de la Sécurité Nationale (EISN),
prétextant être à la recherche d’armes, firent une descente dans toutes
les maisons de la Westcoast Warrior Society, sur l’île de Vancouver.
2003:
En avril, des
maison de membres du Native Youth Movement furent envahies par la
GRC-GIT, à Bella Coola et Neskonlith. La police en profita pour saisir
les ordinateurs, les carnets d’adresse et le matériel de propagande.
2004:
En janvier, des
warriors mohawks cernèrent le poste de police de Kanehsatake après que
le chef de bande se soit servit des keufEs pour mater l’opposition
politique. Plus de 60 keufEs furent barricadéEs de force dans le poste
et la maison et la voiture du chef furent incendiées.
En juin, la
GRC-GIT, ainsi que l’EISN de Vancouver, arrêtèrent des membres de la
WWS, alors que les warriors faisaient l’achat, légalement, d’armes à
feu. Fusils et munitions furent saisis. Peu après, à force de
répression policière, la Westcoast Warrior Society fut dissoute par ses
membres.
2006:
Le 20 avril, plus
de 150 agents de la Police Provinciale d’Ontario tentèrent d’enlever
par la force un blocage sur le territoire de la réserve des Six
Nations, près de Caledonia (sud de l’Ontario). Ils arrêtèrent
brutalement 16 autochtones, usant de violence physique, poivre de
cayenne et tasers. Finalement, la PPO dû se replier, repoussée par des
centaines de membres des Six Nations qui convergeaient alors sur le
site. Davantage de barricades furent érigées dans la zone, dont l’une
sur l’autoroute 6, consituée de pneus brûlés, de véhicules et de
pylônes électriques démantibulés, ainsi que de montagnes de gravier. Un
pont ferrovier fut également cramé. Le jour suivant, dans la réserve de
Tyendinaga, une voie ferrée de la Canadian National Railway (CNR) fut
bloquée, coupant ainsi une ligne majeure de transport de passagers et
marchandises ( cela coûta à la CNR 100 millions de dollars de perte de
cargaisons). Les membres des Six Nations avaient commencé ce blocage
afin d’empêcher le dévelopemment immobilier sur les terres qui leur
revenaient de droit. Les blocages et revendication du territoire se
poursuivirent pendant plus d’un an, pendant lequel il y eu de nombreux
conflits avec les keufEs et les colons, ainsi que du sabotage.
Juillet. Des
manifestantEs Anicinabe de Grassy Narrows, ainsi que des membres du
Rainforest action Network, bloquèrent l’autoroute transcanadienne. De
nombreuses personnes furent arrêtées.
2007:
Le 6 mars, le
gigantesque drapeau olympique qui flottait devant la mairie de la ville
de Vancouver fut dérobé juste au moment où le Comité International
Olympique faisait son inspection des préparations des Jeux d’Hiver
2010. Quelques jours après, tandis que le Comité terminait sa tournée,
la Native Warrior Society envoya un communiqué qui revendiquait le vol
du drapeau, communiqué contenant une photographie de trois membres
masqués debout devant le drapeau en question et tenant un drapeau
warrior. Le groupe proclama que cette action avait été faite en
l’honneur de Harriet Nahanee, une Aînée autochtone morte après avoir
été condamnée à deux semaines de prison, peine qu’elle paya pour avoir
pris part, en 2006, aux blocages de la construction de l’autoroute
Sea-to-Sky, travaux en préparation pour les olympiques de 2010.
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