L’Esperanza de Greenpeace vient d’arrêter de poursuivre le navire usine japonais Nisshin Maru et retourne en Nouvelle Zélande.
Le second du Steve Irwin, Peter Hammarstedt a appelé le chef de la campagne de Greenpeace, Karli Thomas, à bord de l’Esperanza pour demander la position du Nisshin Maru. Elle a répondu qu’il n’était pas nécessaire que Sea Shepherd ait les coordonnées du Nisshin Maru parce que l’Oceanic Viking continuerait de filmer les activités du navire usine pour continuer le travail que Greenpeace avait fait.
En d’autres termes, M. Hammarstedt demanda, « Vous ne vous souciez
guère que Sea Shepherd empêche le massacre des baleines maintenant que
vous partez ? », Mademoiselle Thomas répondit que Greenpeace n’avait
aucune intention de coopérer avec Sea Shepherd et raccrocha.
Depuis le début de cette campagne, Sea Shepherd a essayé de coopérer
avec Greenpeace. Sea Shepherd a donné les coordonnées des baleiniers à
Greenpeace l’an dernier, et celles des vaisseaux harponneurs cette
année. Sea Shepherd a aussi offert à Greenpeace de partager notre
hélicoptère avec Greenpeace. Toute tentative pour coopérer et montrer
un front uni a été repoussée par Greenpeace.
« Je me demande
vraiment quelle motivation a Greenpeace de venir ici année après
année, » a déclaré le Capitaine Paul Watson. « Leurs campagnes
consistent toujours à se montrer dans des canots pneumatiques, tendre
des banderoles, et filmer des baleines en train de mourir. Les choses
ont changé de façon spectaculaire depuis que Sea Shepherd intervient.
Les baleines ne meurent pas quand nous sommes là. A la place, les
baleiniers fuient et continuent de fuir. Les baleiniers ne se sont
jamais enfuit devant Greenpeace, et ils ne fuyaient pas devant eux
cette année non plus. Même les baleiniers ont admis qu’ils fuyaient le Steve Irwin de Sea Shepherd. »
Ce que le public ne sait pas, c’est que Greenpeace lance une énorme
campagne de récolte de fonds chaque année pour lever des millions de
dollars pour une campagne où ils n’en dépensent qu’une fraction. En
plus de publicité télévisée, Greenpeace a acheté des droits pour faire
de la publicité en ligne sur des sites de journaux majeurs, Google, et
autres media. Chaque fois que quelqu’un clique dessus, une histoire de
baleine s’affiche et on demande à faire des dons pour Greenpeace.
« Tout cela est très bien, » a dit le Capitaine Paul Watson. « Mais
avec le montant des revenus que Greenpeace récolte, pourquoi
repartent-ils déjà ? Ils devraient aller au port le plus proche,
refaire le plein, et redescendre pour continuer leur campagne. Les
baleiniers y sont pour encore deux mois. Assez de temps pour refaire le
plein et repartir. Mais ils ne le feront pas. Ils ont leurs photos et
ils ont leurs histoires, et c’est suffisant pour générer un programme
d’appel de fonds pour le restant de l’année. »
Si Sea Shepherd en avait les ressources, le Steve Irwin
referait le plein et repartirait, mais le budget annuel de Sea Shepherd
de 2 millions de dollars est très faible comparé au budget de
Greenpeace qui excède 100 millions de dollars.
« Nous ferons
tout ce que nous pourrons avec les ressources dont nous disposons, mais
je peux vous dire ceci, » a déclaré le Capitaine Paul Watson. « Si nous
avions une fraction du budget de Greenpeace, nous aurions deux navires
ici du début de la saison de chasse à la fin. »
Le Steve Irwin de
Sea Shepherd continue de poursuivre les vaisseaux harponneurs dans le
sanctuaire baleinier de l’Océan Austral. Le navire japonais Fukuyoshi Maru 68 continue de suivre le Steve Irwin pour tenir la flotte au courant de la position du Steve Irwin.
« Du fait de la présence de ce navire espion, nous ne pourrons pas
rattraper les baleiniers, mais nous pouvons continuer de les poursuivre
et les garder en fuite, et s’ils fuient, ils ne pourront pas chasser, »
a dit le Capitaine Paul Watson.
27/01/2008
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