Post� le vendredi 14 mars 2008 @ 20:27:21 by blackcat Contributed by: blackcat
L'AFESH-UQ�M, en gr�ve depuis maintenant cinq semaines, subit une r�pression polici�re intense et injustifi�e de plus en plus forte � mesure que le mouvement de gr�ve g�n�ral illimit�e se poursuit et se r�pand dans la communaut� �tudiante. Dans cette optique, mobilisons-nous pour la manifestation organis�e par le Comit� Oppos� � la Brutalit� Polici�re, ce samedi 15h au Square Berri.
Le sanctuaire qu��tait autrefois l�universit� n�est plus. L�UQ�M �tait une universit� comme les autres, o� l�intervention polici�re ne devait avoir lieu en aucun cas et sous aucun pr�texte, suivant ainsi des principes qui remontent � l�origine m�me de l�id�al universitaire. Une universit�, donc, libre de l�intervention de l��tat � et de sa force arm�e-, o� le dialogue, la n�gociation et le d�bat d�id�es sont mis de l�avant. Aujourd�hui, en 2008, ces principes semblent mis au rancart puisque la police de Montr�al a maintenant libre cours dans notre universit� outrepassant les services de s�curit� de l�UQ�M qui n�ont pratiquement plus aucune utilit�, puisqu�ils font constamment appel au SPVM.
Apr�s avoir fait intervenir l�anti-�meute lors de la gr�ve de 2005, ce qui avait cr�� un toll� dans l�opinion publique, l�administration de l�UQ�M r�cidive cette ann�e et accentue la r�pression polici�re et politique. La gr�ve g�n�rale illimit�e entreprise depuis maintenant cinq semaines par la facult� des sciences humaines est r�guli�rement ponctu�e d�intervention polici�re muscl�e. Ce jeudi, l�escouade anti-�meute a une fois de plus viol�e notre sanctuaire afin de d�loger des �tudiants qui occupaient le pavillon administratif dans le but d�emp�cher la tenue d�une r�union qui visait � mettre fin au mouvement de gr�ve en adoptant des mesures r�pressive � l�endroit des militant-e-s . La veille, mercredi, le m�me type de tactique a �t� employ� dans la soir�e par l�administration afin d�emp�cher la tenue d�un bed-in pacifique et l�occupation du matin s�est fait d�loger par l�intervention muscl�e d�un nombre exag�r� de policiers. Le SPVM est aussi intervenu mardi afin de disperser une autre occupation.
Ceci n�est que le bilan d�une seule semaine de gr�ve. L�administration de l�UQ�M, qui ne veut toujours pas n�gocier avec les �tudiant-e-s en gr�ve, utilise donc la force pour dissuader toutes formes d�actions politiques tout � fait l�gitimes. Cette r�pression envers le mouvement de gr�ve s�accompagne d�une r�pression politique qui vise � d�truire les bases organisationnelles du mouvement. Effectivement, l�administration de l�UQ�M a suspendu pour vingt jours trois ex�cutant-e-s d�associations �tudiantes et s�est, hier, attaqu�e � tous les ex�cutant-e-s des quatre associations �tudiantes en gr�ve. Des injonctions leur ont �t� d�pos�es afin de les rendre responsables et imputables des actions spontan�es men�es par les militant-e-s. Pour l�instant, le jugement veut que ces m�mes ex�cutant-e-s ne peuvent mener aucune action � moins de cent m�tres de l�universit� et doivent ainsi retenir leurs membres. De cette fa�on, ils doivent maintenant jouer eux-m�mes le r�le de r�pression du mouvement de gr�ve, sous peine de cons�quences graves � y compris une amende de 50 000 $ avec ou sans emprisonnement pour une p�riode allant jusqu�� un an �.
Jusqu�� pr�sent, on ne compte aucune arrestation entre les murs de l�UQ�M, ce qui prouve bien que l�administration ne tente que de dissuader le mouvement par des exercices de force afin de cr�er la peur chez les militant-e-s. Pourtant, ils ne font qu�attiser la col�re et la rage de tous ceux et celles qui sont exclu-e-s, r�prim�-e-s et matraqu�-e-s. Dans une optique de solidarit� avec le mouvement �tudiant, qui tend � se g�n�raliser dans les murs de l�UQ�M et � grandir jusqu�� prendre pied � l�Universit� de Montr�al, ainsi que dans une n�cessit� de d�noncer cette forte r�pression et ces tours de force continuellement r�p�t�s et intensifi�s dans les derni�res semaines, pr�sentons-nous massivement � la manifestation du Comit� Oppos� � la Brutalit� Polici�re, ce samedi 15h au Square Berri. Mobilisions-nous afin d�exposer au grand jour le vrai visage de la r�pression et d�emp�cher de tels actes de se multiplier dans les semaines � venir et dans le futur des luttes sociales.