Partout à travers le monde, le 1er mai, les travailleurs, les
travailleuses, les sans-emploi et les oppriméEs manifestent contre la
misère, la pauvreté et les injustices. On manifeste contre le
capitalisme et en souvenir d’une grève ouvrière sévèrement réprimée à
Chicago en 1886. Faisons de même ici à Montréal. Le monde peut et doit
être meilleur, si on met fin au capitalisme!
Le capitalisme est un système social et économique basé sur
l’obtention d’un maximum de profits dans le plus court laps de temps
possible, de plus en plus de profits et de plus en plus vite. Pour
cela, on est prêt à n’importe quoi! Mais inévitablement, quelqu’un doit
payer. Les penseurs de la droite, les porte-parole de ceux qui
profitent de ce système nous répètent sans cesse qu’il s’agit du «moins
pire système», qu’il ne faut pas crier au loup, que les choses se sont
améliorées depuis 100 ans, etc. Oui, tout cela est vrai… pour eux, une
petite minorité! Ce sont ces mêmes gens qui nous reprochent de ne pas
assez travailler, qui nous demandent de nous serrer la ceinture, qui
veulent tout privatiser et couper les programmes sociaux, qui nous
jettent à la rue quand ils n’ont plus besoin de nous, et qui nous
répriment quand on ose défendre nos droits.
Le capitalisme à visage humain n’existe pas. On ne peut pas réparer
les pots cassés du capitalisme par le capitalisme… Pour réparer le
gâchis, il faut changer de recette.
Nous produisons suffisamment de nourriture pour faire vivre
convenablement plus de 10 milliards de personnes. Mais selon l’ONU, 2
des 6,7 milliards d’êtres humains souffrent de carences alimentaires…
Au lieu de lutter contre leur désespoir, on leur montre la pointe du
fusil.
Le capitalisme, c’est la guerre. Les dépenses militaires mondiales
annuelles ont augmenté de 37% entre 1997 et 2006, pour passer à 1 204
milliards $ (selon l’Institut international de recherche pour la paix
de Stockholm). En comparaison, la dette extérieure totale de tous les
pays du sud est de 1 100 milliards $. Les peuples souffrent de ces
crimes commis par l’impérialisme. Ici même au Canada, les peuples
autochtones sont victimes du génocide engendré par les politiques de
l’�tat colonialiste canadien.
Pourquoi une telle folie? Quand cela va-t-il arrêter? Est-ce
utopique que de vouloir mettre fin au rouleau compresseur du
capitalisme? Les rêveurs sont plutôt ceux et celles qui se font croire
que ça peut durer encore longtemps…
Les quelques centaines de millions de personnes qui forment la
«classe moyenne» en Occident jouissent d’un relatif confort, mais au
prix d’une aliénation extraordinaire de leur vie. Les autres, la grande
majorité des habitantEs de la planète, souffrent… Ici à Montréal, le
quotidien de dizaines de milliers de personnes est un véritable
calvaire. Nous ne sommes pas dans une société où chacunE pourrait
trouver réponse à ses besoins… et encore moins à ses rêves. Nous sommes
dans une société où la grande majorité de la population est au service
d’une petite minorité. C’est ça le capitalisme!
Toutes les différences de langues, de couleurs, de religions sont
prétextes à justifier les divisions, créer des tensions, ériger des
frontières. Les femmes sont toujours victimes d’une oppression
spécifique qu’on appelle le patriarcat. Dans le Sud, les enfants
travaillent et vont à la guerre. Ce ne doit pas être ça la vie!
Dans sa quête de profit sans fin, l’économie capitaliste pille comme
jamais les ressources de la planète. Nous la blessons plus vite qu’elle
ne peut se guérir… Un consensus scientifique nous met en garde contre
les effets dévastateurs de la destruction de l’environnement. On peut
jouer à l’autruche, mais notre petite planète en a plein le dos de
notre mode de vie. On joue avec le feu! Les pauvres, inévitablement,
vont en payer le prix. La crise de l’environnement va créer la rareté,
de vastes pénuries et justifier de nouvelles guerres… Pourtant,
l’extraordinaire développement de la technologie et des connaissances
dans tous les domaines pourrait éviter ces gâchis.
La solidarité humaine commande que nous changions complètement notre
mode de vie, que nous cessions de baser la vie sur le profit, sur
l’individualisme-culte, sur la consommation à tout prix. Nous en avons
assez de cela, de la misère, de la pauvreté, des injustices et de la
discrimination. C’est possible de changer le monde, il n’en tient qu’à
nous!
Il faut se révolter contre ce système. Il faut descendre dans la
rue, s’unir, s’organiser et faire en sorte que le monde change, que la
vie soit meilleure! Révolution, seule solution! C’est pour cela que
nous manifesterons le 1er mai. Parlez-en aux personnes autour de vous!
Cette invitation est une initiative d’individuEs de tous horizons
qui partagent la même urgence de changer les choses. Les collectifs et
organisations suivants signent également cet appel:
- Anarkhia ([email protected])
- Carrefour Québec-Cuba
- Centre des travailleurs et travailleuses immigrantEs ([email protected])
- Comité des sans-emploi Montréal-centre ([email protected])
- La Pointe libertaire ([email protected])
- Parti communiste révolutionnaire ([email protected])
- Union Locale de Montréal -NEFAC- ([email protected])
- Unité socialiste des IranienNEs à Montréal ([email protected]) Le capitalisme est notre misère! Manifestons notre colère!
Manifestation le jeudi 1er mai 2008, journée internationale des
travailleurs, des travailleuses et des oppriméEs du monde entier!
Rendez-vous à 18h00, départ de la manifestation à 18h30 au coin des rues Ontario et Valois (Montréal) — > R�UNION D’ORGANISATION ouverte à tous les groupes et
individuEs intéresséEs: lundi le 17 mars à 19h00 au Comité social
Centre-Sud, 1710, rue Beaudry, (métro Beaudry).
— > Pour ajouter le nom de votre groupe ou collectif à la liste
des signataires ou pour contacter le comité de liaison de la
manifestation du 1er mai : [email protected].
— > Pour télécharger le fichier PDF de cet appel (version préliminaire): http://ledrapeaurouge.ca/temp/1erMai2008_Tract_FR_v1.pdf
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