Quatre jeunes en prison après une semaine de violences nocturnes
Incendies de lorgues : les violences se poursuivent au tribunal
Des
incidents violents ont marqué hier le procès devant le tribunal
correctionnel de Draguignan des quatre jeunes gens impliqués dans la
tentative d’incendie de la brigade de gendarmerie de Lorgues, la nuit
du 25 au 26 janvier dernier.
Le
tribunal venait de prononcer des sanctions allant jusqu’à cinq ans de
prison ferme, quand certains proches des quatre condamnés ont voulu
s’approcher du box. Les services de police et de gendarmerie ont alors
eu le plus grand mal à faire sortir les quatre jeunes gens et des coups
ont commencé à être échangés dans le box, finissant presque en bagarre
générale entre les condamnés et l’escorte.
Le
calme n’est revenu qu’au bout de plusieurs minutes, après que les
proches ont quitté la salle d’audience à la demande pressante des
avocats de la défense. Ces violences pourraient donner lieu à de
nouvelles procédures contre les jeunes Lorguais.
Le malvoyant faisait le guet
Comme
il l’avait fait lors de sa première comparution, Luc Edouard, 21 ans et
déjà quatorze condamnations au casier judiciaire, a voulu endosser la
responsabilité de l’intégralité des faits de cette nuit-là. A savoir le
siphonnage d’essence dans le réservoir d’une moto, suivi de l’incendie
de ce véhicule, et de la confection de trois cocktails molotov, qui ont
ensuite été lancés dans la cour de la brigade de gendarmerie, touchant
les voitures de deux gendarmes.
Son
frère Sébastien, 18 ans et casier vierge, était poursuivi pour
complicité, après avoir reconnu qu’il avait participé à la confection
des bouteilles incendiaires et qu’il avait fait le guet.
Complice
également, Farouck Blocquel, un cuisinier de 19 ans, a reconnu avoir
conduit les deux frères à la gendarmerie dans sa voiture. La complicité
visant Miloud Taoualit, 24 ans, semblait plus anecdotique. On lui
reprochait en effet d’avoir fait le guet ? alors qu’il est malvoyant, à
la suite d’un handicap congénital.
Indemnisés
par leurs assurances, les deux gendarmes ont obtenu l’euro symbolique
en partie civile, après avoir fait observer que cinq familles
résidaient dans la brigade, cible de cette tentative d’incendie. Le
propriétaire de la moto détruite a obtenu pour sa part 3 000 e.
« Il décide de mettre la commune à feu »
Le
tribunal a suivi d’assez près les demandes du procureur, Jean-Jacques
Gauthier, dans un réquisitoire particulièrement musclé contre Luc
Edouard, « à qui il a manqué des beignes dans son enfance, et qui
décide de mettre la commune de Lorgues à feu ». Soulignant que son état
de récidiviste lui faisait encourir vingt ans de prison, il a requis
sept ans ferme.
Pour
la défense du jeune homme, qui doit encore comparaître le 29 avril
prochain pour une autre série de délits à Lorgues, Me William Galliot a
voulu relativiser l’importance de ce dossier. « C’est un phénomène
d’entraînement au sein d’un petit groupe sous l’influence de l’alcool,
a-t-il conclu, en demandant une sanction qui ait du sens et pas qui
fasse sensation. »
Prison ferme pour les quatre
Les
plaidoiries de Mes Véronique Pigeon-Pereira, Alexandra Granier et
Isabelle Bracco allaient dans le même sens, pour engager le tribunal à
ne pas « faire d’exemple » en tenant compte du fait que deux de ces
jeunes étaient inconnus de la justice.
Luc
Edouard a été condamné à cinq ans de prison ferme, son frère Sébastien
et Farouck Blocquel à quatre ans dont deux avec sursis, et Miloud
Taoualit à quatre ans dont trois avec sursis. Le tribunal a ordonné le
maintien en détention des quatre.
Var Matin, mercredi 27 février 2008
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Quatre jeunes écroués pour les incendies de Lorgues
Sur
les quatorze jeunes gens interpellés par les gendarmes à Lorgues après
la nuit incendiaire de lundi dernier, quatre ont été déférés hier au
parquet de Draguignan.
Ils ont comparu en début de soirée devant le tribunal correctionnel, qui leur a accordé un délai pour préparer leur défense.
L’affaire sera donc jugée sur le fond à l’audience du 26 février prochain.
Dans
le box, Luc Edouard, 21 ans, a revendiqué sa qualité de meneur, « tout
le monde me kiffe », s’attribuant la responsabilité exclusive d’avoir
jeté des cocktails molotov dans la cour de la gendarmerie de Lorgues.
« Les trois autres n’ont rien à y voir. »
A
ses côtés, son frère Sébastien, 18 ans, est soupçonné d’avoir agi avec
son aîné dans l’incendie de deux voitures. La complicité est par
ailleurs reprochée à Miloud Taoualit, 24 ans, et Farouk Bloquel, 19
ans, qui a emmené les trois autres dans sa voiture lors de cette
équipée.
Tous auraient grosso modo reconnu les faits.
Un meneur et trois complices
S’agissant
d’un éventuel placement en détention provisoire, le cas de Luc Edouard
ne laissait guère d’illusions à son avocat Me William Galliot. Avec
déjà quatorze condamnations au casier judiciaire, le jeune homme était
en plus sous le coup d’une peine de quinze mois de prison à purger.
Aux
intérêts de Sébastien Edouard et Miloud Taoualit, Mes Véronique
Pigeon-Pereira et Isabelle Bracco ont fait valoir qu’ils avaient un
casier vierge, le premier ayant un travail de paysagiste et le second
un statut d’adulte handicapé. Me Alexandra Granier a enfin souligné que
Farouk Bloquel avait également un emploi de cuisinier, un logement et
des garanties familiales.
Le
tribunal a cependant décidé de les placer tous les quatre en détention,
comme l’y a engagé le procureur Pierre Gagnoud, soucieux d’éviter
« tout risque de pression sur les témoins, voire de représailles sur
les victimes ».
« Il
faut que le feu cesse sur Lorgues, a-t-il lancé, en évoquant le choc de
la population lorguaise devant ces mini-émeutes urbaines. Il faut aussi
envoyer un signe fort à ceux qui, parmi les quatorze interpellés, ne
sont pas dans le box parce que les éléments matériels manquaient contre
eux. »
Dans cette affaire qui a causé un gros émoi à Lorgues, Luc Edouard encourt dix ans de prison.
Var Matin, samedi 02 février 2008
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Lorgues : quinze jeunes arrêtés après une semaine de violences nocturnes
Après
une semaine d’incivilités puis de délits de plus en plus inquiétants,
se multipliant sur un rythme inusité dans le centre de Lorgues, la
gendarmerie du Var a frappé un grand coup dans la nuit de mardi à hier
pour rétablir l’ordre public.
Une
quinzaine d’interpellations a été opérée parmi la jeunesse turbulente
du village. On saura à l’issue des gardes à vue combien de personnes
seront déférées devant le parquet de Draguignan, saisi de faits allant
des dégradations volontaires par incendie, au vol et à la détention
d’arme.
Ces
derniers jours dans le village, le sentiment d’insécurité était monté
d’un cran, en raison d’exactions que l’on attribue à une vingtaine de
jeunes trublions, stimulés par deux meneurs.
Pour
traduire leur lassitude, mais aussi leur volonté de ne pas baisser les
bras, les commerçants et habitants qui le souhaitent manifesteront
samedi prochain à partir de 9 heures dans le centre du village.
Une arme saisie
Les
menaces avec arme exercées vendredi soir sur un commerçant victime d’un
vol à l’étalage (lire ci-dessous), puis l’incendie de plusieurs
voitures sur une place du village, dans la nuit de lundi à mardi, et le
jet de projectiles incendiaires contre deux commerces, ont provoqué une
réunion de crise lundi dernier. Réunion à l’initiative du maire, à
laquelle participaient le sous-préfet et le commandant de la compagnie
de gendarmerie de Draguignan (lire par ailleurs).
L’opération
coup-de-poing de est le fruit de cette réunion d’urgence. La plupart
des exactions étant commises de nuit, soixante gendarmes ont été
déployés mardi soir à Lorgues, venant des compagnies de Draguignan,
Brignoles et Gassin/Saint-Tropez.
Ils
ont arrêté une quinzaine de jeunes gens, parmi lesquels des « cibles »
désignées, ainsi qu’une personne recherchée dans le cadre d’une
information judiciaire pour des faits de viol. Tous ont été placés en
garde à vue. Une arme a été saisie, et ce ne serait pas un jouet.
Var Matin, jeudi 31 janvier 2008 Source
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