Rab Yosseph a dit : Trois choses provoquent la
cécité ou un affaiblissement de la vue : se
peigner les cheveux à sec, boire goutte à goutte au
tonneau et se mettre ses chaussures sur ses pieds mouillés au
sortir du bain.
Talmud, Traité
Pessahim, 111 b.
Sans
l’avoir étudié, j’éprouvais à l’égard
du Talmud un certain respect. Pour les besoins de la cause, j’ai lu
avec soin l’un des nombreux traités qui le constituent.
Quelle ne fut pas ma stupéfaction ! Mais n’anticipons
pas. Quelques définitions permettront de gagner du temps
Bible
hébraïque
Le
texte qui fonde la religion des juifs est leur version officielle de
ce que les chrétiens appellent l’Ancien Testament (39 livres
au lieu de 46 pour les chrétiens). On parle à ce propos
de la « Bible hébraïque ».
Les
Juifs ne reconnaissent pas le Nouveau Testament. Il a même été
question de l’interdire en Israël parce qu’il représentait
un risque pour l’orthodoxie.
Torah
À
strictement parler, le mot « Tora » (on écrit
aussi « Thora », « Torah »,
« tora ») correspond au Pentateuque,
ensemble des cinq premiers livres de la Bible (en grec, penta
signifie « cinq ») :
Genèse, Exode, Lévitique,
Nombres, Deutéronome. Le Pentateuque
correspond pour les juifs à « la
Loi », c’est-à-dire à l’enseignement
transmis directement à Moïse par Dieu sur le mont Sinaï.
Les autres textes sont dus à d’autres prophètes.
L’attribution des cinq premiers livres à Moïse pose un
problème puisqu’il s’y trouve la description de ses
funérailles.
Par
extension, le mot « Tora » en est venu à
désigner la Bible hébraïque tout entière.
Je le prends dans ce sens. Il est même utilisé pour
désigner l’ensemble constitué par la Bible hébraïque
et le Talmud et donc la totalité des prescriptions concernant
le peuple juif. J’emploie ce mot « Tora »
comme un équivalent de « Bible hébraïque ».
Talmud
Le
Talmud est un commentaire de la Tora. On parle parfois à son
propos d’une Torah orale
par opposition à la Torah écrite
qu’est la Bible hébraïque. Le Talmud est écrit,
mais cette distinction provient du fait qu’il correspond à
des discussions entre rabbins, alors que la Tora est la parole divine
reçue directement par les prophètes. Le Talmud est
constitué par de nombreux traités. Certains rabbins
estiment que les vérités énoncées dans le
Talmud ont la même valeur sacrée que ce qui est dit dans
le texte biblique.
Le
commentaire contenu dans le Talmud consiste à interpréter
la parole de Dieu contenue dans la Tora qui est parfois laconique et
équivoque. La Tora a un caractère éternellement
figé. Le Talmud, à l’opposé, est une sorte de
révolution permanente qui cherche à actualiser la
parole divine. Il est en principe toujours en chantier. Comme on le
verra, le terme « actualiser » doit être
pris dans un sens très large.
Il
existe un Talmud de Babylone et un Talmud de Jérusalem dit
aussi Talmud de Palestine. Le premier l’emporte, en général,
et c’est lui qui servira à l’exposé.
Le
Talmud est constitué de deux éléments, la
Mischna et la Guemara.
La Mischna
est un corps de doctrine mis par écrit par un rabbin vers 200
ap. J.-C. Ce compilateur s’appuyait sur une longue tradition que
certains font remonter jusqu’à Moïse. La Guemara
est faite de nombreux commentaires de la
Mischna :
discussions, interprétations, controverses dues à des
centaines de rabbins et qui se sont poursuivies pendant des siècles.
Le livre est formé par l’alternance d’extraits de la
Mischna et des
commentaires de ces fragments.
Le
traité Pessahim
Cette
étude ne porte que sur le seul Traité
Pessahim qui concerne la fête de
Pâques. Cette fête se rapporte à l’époque
où le peuple juif a quitté l’Égypte pour la
terre promise sous la direction de Moïse.
J’applique
au Traité Pessahim
la même méthode de lecture attentive : une lecture
exhaustive, minutieuse, sans présupposés, et qui se
contente de mettre en évidence ce que le texte dit vraiment.
Ceux qui souhaitent me contredire sont priés de faire de même
avant d’argumenter
Les
centaines de pages dont est fait le Traité
Pessahim ne portent que sur un seul centre
d’intérêt : distinguer ce qui est impur de ce qui
est pur et donc ce qui est interdit de ce qui est permis, d’analyser
les tabous. Nous étudierons deux exemples, l’interdiction
relative au hamets et
la façon dont il faut interpréter la parole de Dieu
disant que l’agneau pascal doit être « rôti
au feu ».
Impureté
du pain levé
Le
mot hamets désigne
du pain levé (dans lequel le levain a produit son action) ou
tout autre produit levé. Le pain non levé est le pain
azyme.
Le
point de départ est une injonction de la Tora disant que du
hamets ne doit pas
être vu et ne
doit pas être trouvé,
a fortiori ne doit pas être mangé
pendant la période des fêtes de
Pâques. Il doit donc être recherché et détruit
avant le début de cette période de fête (Exode,
12, 15, 12, 19 et 12, 20).
Il
importe, dans un premier temps, de délimiter exactement la
période concernée et les choses commencent mal. La
Mischna dit qu’il
faut procéder à la recherche du hamets
la veille au soir (or).
Certains rabbins pensent que ce mot « or »
désigne la nuit, d’autres penchent plutôt pour le
temps de la journée, et enfin, il en est qui estiment que le
terme correspond manifestement au matin.
Aucune
trace de hamets ne
doit donc être vue ou se trouver dans la maison. Cela pose une
multitude de problèmes puisque le développement sur
cette simple question occupe plus de deux cents pages. Il faudrait le
brûler, mais il est interdit d’allumer du feu un jour de
fête. Pas pour cette occasion selon certains. Il importe donc
de s’y prendre assez tôt, mais que faut-il entendre par
« dans vos maisons ». Si un non-juif habite
dans le même immeuble et en a chez lui, que faire ?
Faut-il englober les puits, les citernes et même les grottes
dans les opérations de recherche. Ou l’expression a-t-elle
un sens figuré équivalant à « dans
les limites de ton pays ».
Si
l’on part en mer ou en caravane pour trente jours avant la fête,
doit-on détruire le hamets
avant de partir ? Comme sur les points précédents,
les avis des sages rabbins diffèrent. Est-ce que les miettes
comptent ? Quelqu’un qui est à la maison d’études
et qui pense brusquement qu’il y a du hamets
chez lui, que doit-il faire ? Il n’a
qu’à « l’annuler mentalement » dit
un rabbin (j’avoue ne pas avoir bien compris ce que signifie cette
notion d’annulation mentale qui
revient souvent). Longues discussions aussi sur la formule de
bénédiction qui doit être prononcée au
cours de la destruction du hamets
et sur le moment où elle doit être prononcée.
Autre
problème d’importance : faut-il chercher le hamets
à la lumière du soleil, à
la lueur de la lune, avec une torche ou une lampe ? Selon Raba,
il est possible de négliger la cour parce que les corbeaux
viennent y picorer et qu’ils feront le ménage. Mais faut-il
inclure dans cette recherche le cellier à vin, les endroits où
l’on garde l’huile, le toit d’un appentis, le dessus d’une
armoire, une étable pour les bœufs, un poulailler, le dessous
d’un meuble, d’un lit. Comme pour les trous, il y a des
distinctions à faire selon l’emplacement et l’usage. Ainsi
que le dit Rabban Chimon, fils de Gamaliel, au terme de la
controverse : « Il y a donc
contradiction entre lit et lit et il y a contradiction entre trous et
trous. »
À
propos de trou, un problème particulier se pose quand il
s’agit d’un trou séparant deux immeubles qui appartiennent
à des propriétaires différents. Un rabbin pense
que l’on peut se passer d’y avancer le bras à cause du
danger, par exemple d’y trouver un scorpion, mais un autre, Rab
Elazar, avance l’idée contraire en vertu d’un principe
simple : « Quand on est en
mission pour accomplir un devoir religieux, on peut être assuré
qu’il ne nous arrivera rien de mal. »
Et
dans une cave ? En relation avec le texte biblique, un problème
se pose quand il y a deux rangées de tonneaux. Cruelle
controverse. Car faut-il comprendre que ces deux rangées sont
l’une au-dessus de l’autre ou qu’elles se font simplement face
au même niveau du sol ? Cela change tout.
Vient
maintenant, après cinquante pages, une suite de questions fort
complexes. Une belette aurait pu transporter du hamets
d’une maison non examinée dans une maison examinée.
Plusieurs pages d’examen après quoi on passe au cas d’un
rat qui a pris du pain sans que l’on sache s’il a puisé
dans la corbeille de pain autorisé ou dans celle du pain
interdit. Les sages rabbins discutent longuement. On a mis du hamets
dans un coin et on en retrouve dans un autre
coin. Problème. On a vu un rat entrer avec du hamets
dans la bouche et on en a vu un sortir avec, lui aussi, du pain dans
la bouche. Mais est-ce le même rat et est-ce le même
hamets ?
Et si un rat est entré et que l’on
voit sortir ensuite une belette tenant dans sa bouche à la
fois un rat et du pain ?
D’autres
questions primordiales : un pain peut tomber d’une poutre,
mais il ne peut pas remonter d’un puits. Pourtant une personne
descendant dans un puits, pour le réparer par exemple, peut y
rencontrer du hamets.
Et dans un immeuble qui s’est écroulé, faut-il
procéder à la recherche ? On ne le fera que dans
les trous où peut passer un chien.
Si
un non-juif a prêté de l’argent à un juif avant
les fêtes de Pâques, en prenant du hamets
en garantie, ce dernier, le récupérant,
peut-il en tirer profit ? Et si c’est un juif qui a prêté
de l’argent à un non-juif en prenant du hamets
en garantie, que
faire ? Plusieurs pages ne suffisent pas à apporter une
réponse claire. Et en ce qui concerne le riz. Rabbi Yohanan
fils de Nouri a dit : « Le riz
est une variété de blé, et on est passible de la
sanction du karet si
on le laisse devenir hamets. »
Parce qu’il y a des sanctions, ce qui rend la chose moins drôle,
sanction qui peut aller jusqu’à quarante coups et même
jusqu’à la mort pour d’autres interdits.
Et
le pain dans la bouche d’un serpent ? « Faut-il
faire venir un charmeur de serpents pour lui enlever, ou n’est-ce
pas nécessaire ? »
La question reste sans réponse car les
maîtres ne se sont pas prononcés.
Je
m’arrête ici pour ce qui est du hamets.
Libre à vous d’employer le mot « sagesse »
à propos de ces élucubrations.
L’agneau
pascal doit être rôti
La
façon dont il faut comprendre l’injonction biblique selon
laquelle l’agneau pascal doit être rôti au feu va
occuper elle aussi plus de deux cents pages. J’essaierai d’être
plus bref. Peut-on le rôtir avec une broche en fer ?
Problème parce que la partie au contact de ce fer brûlant
est cuite indirectement, par le fer brûlant et non directement
par la flamme. Et si la broche est en bois ? La question se pose
différemment. Le bois peut exsuder de l’eau et la partie
concernée se trouve donc bouillie et non « rôtie ».
Or Dieu a dit « rôti ».
Encore faut-il distinguer différentes catégories
de bois : « Eh bien qu’on
prenne une broche que l’on aura confectionnée avec du bois
de palmier ! – Non, ce bois présentant des fentes, il
en dégorge de l’eau et ce sera de la viande cuite – Alors
que l’on prenne du bois de figuier ! – Il est creux et il en
sortira de l’eau et ce sera encore de la viande cuite. – Que l’on
prenne alors du bois de chêne ou de caroubier ou de sycomore !
– Il y a des nœuds et il en sortira de l’eau. – Le bois de
grenadier a aussi des nœuds ! – Les nœuds sont souples. Et
si tu veux, je peux dire qu’il s’agit d’un rameau qui a été
planté dans l’année et n’a pas eu le temps de
former des nœuds. – Mais il y a quand même l’endroit où
on l’a découpé de l’arbre ! – Qu’importe,
puisqu’on place l’endroit où on l’a découpé
tout à fait en dehors de la bouche de la bête. »
Le
faire rôtir sur une plaque de métal pose problème
puisque l’action de la flamme est indirecte. Une plaque perforée
semble cependant pouvoir être tolérée. Mais
peut-on mettre de la farce à l’intérieur de la bête
que l’on fait rôtir ? Peut-on faire cuire les testicules
à la broche ? Oui semble-t-il, mais pour la cuisson des
mêmes testicules sur la braise, « Rab
Aha et Rabbina sont d’avis opposés. ».
Le reste à l’avenant.
Autres
impuretés
Restons
en là quant à ces deux questions qui occupent plus de
la moitié du livre. Pour les autres points traités, je
me contente d’une énumération. qui est loin d’être
exhaustive. Cela vaut démonstration. Les numéros de
page correspondent à la version disponible en Folio du Traité
Pessahim.
•
« Rabbi Elazar fils d’Azaria a dit : “Quand on a
des difficultés à évacuer, c’est aussi dur que
la mort ou comme le partage de la mer Rouge ainsi qu’il est dit :
Celui qui est retenu a hâte d’être
délivré” », Isaïe,
15, 14 (p. 716). Les frères Goncourt ont raison de dire qu’à
voir la façon dont certains croyants l’honorent, Dieu doit
préférer les athées.
•
« Boire de l’eau dans une assiette risque d’affaiblir
la vue » (p. 681).
•
« Avoir des rapports conjugaux sur un lit où dort
un enfant, cet enfant risque l’épilepsie. Et cela n’a été
dit que pour un enfant de moins d’un an, mais s’il a un an, c’est
sans importance. Et cela n’a été dit que si l’enfant
dort au pied de ses parents, mais s’il dort à leur tête,
c’est sans importance. Et cela n’a été dit que si
on ne pose pas la main sur lui, mais si on pose la main sur lui,
c’est sans importance » (p. 686).
•
« Et ne reste pas devant un bœuf quand il revient du pré,
parce que le Satan danse à ce moment entre ses cornes »
(p. 686).
•
[parmi les choses graves , « celui qui les ferait sera
responsable de sa propre perte et risque sa vie ») :
« Faire ses besoins entre un palmier et un mur. […]
Faire ses besoins entre un palmier et un mur, cela on ne l’a dit
que s’il n’y a pas un espace dégagé de quatre
coudées, mais s’il y a un espace de quatre coudées,
c’est sans importance. Et même s’il n’y a que quatre
coudées, on ne l’a dit que s’il n’y a pas un autre
chemin, mais s’il y a un autre chemin, c’est sans importance »
(p. 676).
• « Rab Pappa a dit : “Une maison où
il y a un chat, qu’on n’y entre pas sans porter des chaussures” »
(p. 685).
•
Si l’on rencontre une femme susceptible de sorcellerie, de l’aveu
même de la patronne des sorcières, il suffit de dire :
« Excréments tout chaud dans
des paniers percés pour votre bouche, vous autres femmes
sorcières, l’arraché des cheveux soit l’arrachement
de vos cheveux, emportées au vent soient vos miettes de pain,
dispersées soient vos épices, emporté au vent le
safran frais que vous tenez entre vos mains, vous autres femmes
sorcières »,
etc.
(p. 673-674).
•
Si l’on trouve un lézard par temps chaud dans une cuisine,
il faut verser de l’eau sur lui. S’il bouge, c’est qu’il est
vivant et il n’a donc pas frappé d’impureté les
aliments (p. 88).
• En matière de pollution nocturne, Rabbi
Nathan, au nom de Rabbi Ychmaël, pense qu’il faut légiférer
comme en cas de maladie. Il n’y a donc impureté que « s’il
y a de quoi obstruer le membre viril ».
« Mais l’ensemble des maîtres
n’est pas d’accord avec lui »
(p. 421).
•
[un exemple parmi d’autres d’interprétations subtiles] :
« Nous avons une petite sœur et
elle n’a pas de poitrine (Cantique des
cantiques, 8, 8). Rabbi Yohanan a dit : Il s’agit du pays
d’Elam dont les habitants ont eu de la chance de pouvoir étudier,
mais ils n’ont pas eu le mérite de transmettre la
connaissance aux autres.
Je suis un Mur et mes seins sont comme des tours
(Cantique des cantiques, 8, 10). Rabbi
Yohanan a dit : Je suis un mur,
c’est la Tora. Et mes seins sont comme des
tours, ce sont les maîtres qui
l’enseignent. Et Rabba a dit : Je suis
un mur, c’est la communauté
d’Israël, et mes seins sont comme des
tours, ce sont les maisons de prière
et les maisons d’études » (p. 558-559).
Miracle
grec et pensée orientale
Le
lecteur peut m’en vouloir d’avoir été un peu long.
Il devrait m’être reconnaissant d’économiser son
temps et son argent en lui évitant de lire ce livre. Car il
n’y a rien d’autre dans ce traité que ces discussions
oiseuses sur le permis et l’interdit et que ces interprétations
fuligineuses du texte biblique. La lecture de la solide synthèse
d’A. Cohen, qui concerne la totalité du Talmud, montre qu’il
fonctionne, pour l’essentiel, de la même manière. Il
porte avant tout sur une multitude de tabous et fourmille
d’explications ou d’interprétations du plus haut comique.
On serait tenté d’en rire si l’on ne pensait pas aux
sanctions parfois très dures frappant ceux qui transgressaient
les interdits.
N’accablons
pourtant pas ces consciencieux rabbins. C’est à cause de
leur inlassable travail de greffiers qu’ils prêtent le flanc
à la critique. Ce type d’élucubration se retrouve
dans toutes les religions et il suffirait simplement d’un peu de
temps pour, à propos de n’importe laquelle d’entre elles,
présenter un panorama du même type. Et que l’on ne
voie pas une quelconque malveillance dans mon propos – on n’y
manquera pas –, car j’ai été précédé
dans ce travail par un grand philosophe, Spinoza, qui avait, entre
autres particularités, celle d’être juif. Il fut
d’ailleurs exclu de sa communauté pour son implacable
recours au raisonnement.
Cette
lecture d’un traité du Talmud en devient paradoxalement
réconfortante. Évidemment, on se désole de
penser que des gens consacrent leur vie à ces sornettes, que
d’autres sont payés pour ça, qu’il s’en trouve
même qui sont prêts à mourir ou à tuer pour
elles. Mais en même temps, cela donne le sentiment qu’il y a
un progrès dans l’histoire de la pensée, lequel se
caractérise, j’y reviens, par la victoire de l’esprit
scientifique sur l’esprit magique. Car aucune personne de bonne foi
et de bon sens, et qui a pris la peine
de lire, n’oserait
aujourd’hui parler de cette compilation comme d’un livre de
sagesse. Je n’avais jamais été un très chaud
partisan de l’idée du « miracle grec ».
Cette lecture, bizarrement, m’a réconcilié avec elle.
Paul Desalmand
Références
du chapitre « Lecture attentive d’un traité du
Talmud »
Les
numéros de page renvoient au Traité
Pessahim disponible dans la collection Folio.
•
Épigraphe : p. 680.
•
Interdiction du Nouveau Testament en Israël :
Le Monde, 28 juin
1977, p. 5.
•
Interprétation du mot « or » :
début du Talmud, p. 23 sq.
•
« Il y a donc contradiction… »,
p. 63.
•
« Quand on est en mission… » :
p. 65.
•
« Le riz est une variété… »,
p. 225.
•
« Faut-il faire venir… » :
p. 79.
•
« Eh bien qu’on prenne une broche… » :
p. 471-472.
•
« Rab Aha et… » : p. 475.
•
Frères Goncourt : voir p. 000 la note sur
l’épigraphe du chapitre 000.
********************
• Talmud,
Traité Pessahim,
Gallimard, Folio/Essais, 2003 (Verdier 1984 et 1986), traduit de
l’hébreu et de l’araméen par Israël Salzer.
• Cohen,
A., Le Talmud, Petite
Bibliothèque Payot, 2002 (éditions précédentes,
1950, 1975, 1986), traduit de l’anglais par Jacques Marty (titre
original : Everyman’s Talmud).
Note : "La méthode de la lecture attentive consiste à lire un texte avec soin en ne lui faisant rien dire d'autre que ce qu'il dit. Elle est appliquée ici à un traité du Talmud pour montrer que l'on reste de bout en bout dans l'esprit magique et, qu'en fait, ce livre est un tissu d'élucubrations. Il s'agit du traité Pessahim consacré aux fêtes de Pâques. -Paul Desalmand
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