 La centrale de travailleurs et 18 autres syndictas ont exig� la fin du programme n�olib�ral et des mesures qui am�liorent l'�quit� sociale. Il y a eu des 'piquetes' (barrages de rues) � Santiago et des chocs avec la Police qui ont fait au moins 400 d�tenus.
400 arrestations lors d'une manifestation syndicale - Chili
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La centrale de travailleurs et 18 autres syndictas ont exig� la fin du programme n�olib�ral et des mesures qui am�liorent l'�quit� sociale. Il y a eu des 'piquetes' (barrages de rues) � Santiago et des chocs avec la Police qui ont fait au moins 400 d�tenus.
Une in�dite et massive journ�e de protestation contre le mod�le n�olib�ral qui perp�tue les in�galit�s sociales a r�uni hier des milliers de travailleurs qui se sont mobilis�s dans tout le pays � l'appel de la Centrale Unitaire de Travailleurs (CUT) et de 18 syndicats, paralysant partiellement l'activit� productive � Santiago malgr� le fait que les syndicats ne comptent que sur 10 % de la force de travail.
"Ce fut une journ�e propre de notre c�t�. Aujourd'hui ils ne peuvent pas dire qu'ils ont vu un encapuchonn� dans nos marches et pas non plus de jeune jetant des pierres. Ce sont eux qui employ� la force ", a dit hier Arturo Mart�nez, leader de la CUT, quand les gaz lacrymog�nes impr�gnaient les rues du centre de capitale.
Principalement professeurs, travailleurs de la sant� et de quelques entreprises priv�es, o� est v�cuee la plus grande r�pression syndicale, se sont incorpor�s aux marches qui sont parties depuis diff�rents points de la capitale tr�s t�t. Peu apr�s la Police en uniforme, renforc�es par mille effectif, entrait en action faisant pr�s de 400 d�tenus et autant de bless�s.
Le principale incident a eu lieu Place Italia o� le s�nateur socialiste Alejandro Navarro a �t� frapp� � la t�te et par derri�re par un policier. L'action a �t� film�e en direct par une cha�ne locale et a provoqu� une consternation � La Moneda (palais pr�sidentiel).
A ce moment l�, la violence polici�re se multipliait et aussi les pancartes et les cris qui expliquaient les quatre axes centraux de la protestation : les port�es de la r�forme previsional, l'assurance de licenciement, l'impossibilit� de r�aliser de n�gociation collective � cause des lois h�rit�es de la dictature et urgente r�forme de la loi g�n�rale d'enseignement qui r�tablit les investissements dans la qualit� pour les coll�ges publics. Le paradoxe est que les quatre points font partie des projets centraux du programme de gouvernement de Michelle Bachelet, qui la veille a affirm�: "Je ne vais pas accepter que l'on remette en cause ma vocation et celle de mon gouvernement pour la justice sociale".
Cela n'a pas emp�ch� que le Parti Socialiste (PS), dans lequel milita Bachelet, adh�re � la gr�ve. Le Parti pour la D�mocratie (PPD) en a fait de m�me, tandis que des dirigeants syndicaux de la D�mocratie Chr�tienne prenaient la t�te de l'une des marches dans la capitale. Une preuve des diff�rences dans lesquelles se d�battent les partis de la coalition de gouvernement pour faire face � l'in�quit� du mod�le.
Le president du PS, Camilo Escalona, l'a clairement signifi� en affirmant que "le sujet des droits du travail est clairement absent dans notre pays". Un autre dirigeant socialiste, le secr�taire g�n�ral de l'OEA Jos� Michel Insulza, un des possible candidats pr�sidentiels, en a fait de m�me: "Ce n'est pas que le populisme soit de retour, c'est l'�tat qui est de retour. Le mod�le de la CEPAL a produit plus de croissance que le mod�le n�olib�ral". Et il a fait un pas en avant en affirmant : "J'esp�re que se discute le sujet fiscal et la l�gislation du travail pour avoir des politiques de distribution plus justes".
Depuis La Moneda, Bachelet a envoy� son message : "En d�mocratie et dans mon gouvernement les travailleurs pourront toujours exprimer pacifiquement leurs demandes et d�fendre leurs droits. Mais il y a une limite: par le dialogue et non par des pressions". Et dans la Chambre de D�put�s �tait vot�e la r�forme des retraites.
Mais les partis de gouvernement ont soutenu Bachelet et son projet �toile en r�ussissant � approuver la r�forme qui cr�e une pension de base solidaire de 143 dollars US, que devra sanctionner le S�nat. Mais ils n'ont pas r�ussi � approuver la disposition qui exemptait les indigents de payer 7 % de sant�.
Le coeur du probl�me, fid�le reflet de ce qui se d�battait dans les rues, a �t� l'entr�e des banques dans le n�goce des fonds de pensions, le point le plus refus� par les entrepreneurs et approuv� avec l'opposition des votes de la droite. Une donn�e pour comprendre ce qui �tait en jeu : les 6 administratrices de fonds de pension g�raient des ressources d'un montant de 88 millions de dollars, 20 % de plus qu'en 2005.
A la tomb�e de la nuit, quand les citadins luttaient pour obtenir un transport pour rentrer chez eux, on a pu voir l'autre visage du Chili. La crainte des exclus qui d�ploient leur col�re dans l'obscurit� dans des improvis�es tranch�es dans les limites de la pauvret� dans un pays qui figure dans les quinze dernier en terme d'�galit� �conomique, selon le Rapport de D�veloppement Humain de l'ONU. Bachelet a du prendre dn compte cette menace d'explosion hier quand elle a avertit "prenons soin de ce que nous avons".
Monica Gonzales, Clarin (Argentine), 30 ao�t 2007. Traduction: http://amerikenlutte.free.fr
( texte repris du site http://amerikenlutte.free.fr )
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