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  Post� le vendredi 31 ao�t 2007 @ 20:32:56 by blackcat
Contributed by: blackcat
Syndicalisme

La centrale de travailleurs et 18 autres syndictas ont exig� la fin du programme
n�olib�ral et des mesures qui am�liorent l'�quit� sociale. Il y a eu des 'piquetes'
(barrages de rues) � Santiago et des chocs avec la Police qui ont fait au moins 400 d�tenus.



400 arrestations lors d'une manifestation syndicale - Chili

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La centrale de travailleurs et 18 autres syndictas ont exig� la fin du programme
n�olib�ral et des mesures qui am�liorent l'�quit� sociale. Il y a eu des 'piquetes'
(barrages de rues) � Santiago et des chocs avec la Police qui ont fait au moins 400
d�tenus.

Une in�dite et massive journ�e de protestation contre le mod�le n�olib�ral qui
perp�tue les in�galit�s sociales a r�uni hier des milliers de travailleurs qui se
sont mobilis�s dans tout le pays � l'appel de la Centrale Unitaire de Travailleurs
(CUT) et de 18 syndicats, paralysant partiellement l'activit� productive �
Santiago malgr� le fait que les syndicats ne comptent que sur 10 % de la force de
travail.

"Ce fut une journ�e propre de notre c�t�. Aujourd'hui ils ne peuvent pas dire
qu'ils ont vu un encapuchonn� dans nos marches et pas non plus de jeune jetant des
pierres. Ce sont eux qui employ� la force ", a dit hier Arturo Mart�nez, leader de
la CUT, quand les gaz lacrymog�nes impr�gnaient les rues du centre de capitale.

Principalement professeurs, travailleurs de la sant� et de quelques entreprises
priv�es, o� est v�cuee la plus grande r�pression syndicale, se sont incorpor�s aux
marches qui sont parties depuis diff�rents points de la capitale tr�s t�t. Peu
apr�s la Police en uniforme, renforc�es par mille effectif, entrait en action
faisant pr�s de 400 d�tenus et autant de bless�s.

Le principale incident a eu lieu Place Italia o� le s�nateur socialiste Alejandro
Navarro a �t� frapp� � la t�te et par derri�re par un policier. L'action a �t�
film�e en direct par une cha�ne locale et a provoqu� une consternation � La Moneda
(palais pr�sidentiel).

A ce moment l�, la violence polici�re se multipliait et aussi les pancartes et les
cris qui expliquaient les quatre axes centraux de la protestation : les port�es de
la r�forme previsional, l'assurance de licenciement, l'impossibilit� de r�aliser de
n�gociation collective � cause des lois h�rit�es de la dictature et urgente r�forme
de la loi g�n�rale d'enseignement qui r�tablit les investissements dans la qualit�
pour les coll�ges publics. Le paradoxe est que les quatre points font partie des
projets centraux du programme de gouvernement de Michelle Bachelet, qui la veille a
affirm�: "Je ne vais pas accepter que l'on remette en cause ma vocation et celle de
mon gouvernement pour la justice sociale".

Cela n'a pas emp�ch� que le Parti Socialiste (PS), dans lequel milita Bachelet,
adh�re � la gr�ve. Le Parti pour la D�mocratie (PPD) en a fait de m�me, tandis que
des dirigeants syndicaux de la D�mocratie Chr�tienne prenaient la t�te de l'une
des marches dans la capitale. Une preuve des diff�rences dans lesquelles se
d�battent les partis de la coalition de gouvernement pour faire face � l'in�quit�
du mod�le.

Le president du PS, Camilo Escalona, l'a clairement signifi� en affirmant que "le
sujet des droits du travail est clairement absent dans notre pays". Un autre
dirigeant socialiste, le secr�taire g�n�ral de l'OEA Jos� Michel Insulza, un des
possible candidats pr�sidentiels, en a fait de m�me: "Ce n'est pas que le populisme
soit de retour, c'est l'�tat qui est de retour. Le mod�le de la CEPAL a produit
plus de croissance que le mod�le n�olib�ral". Et il a fait un pas en avant en
affirmant : "J'esp�re que se discute le sujet fiscal et la l�gislation du travail
pour avoir des politiques de distribution plus justes".

Depuis La Moneda, Bachelet a envoy� son message : "En d�mocratie et dans mon
gouvernement les travailleurs pourront toujours exprimer pacifiquement leurs
demandes et d�fendre leurs droits. Mais il y a une limite: par le dialogue et non
par des pressions". Et dans la Chambre de D�put�s �tait vot�e la r�forme des
retraites.

Mais les partis de gouvernement ont soutenu Bachelet et son projet �toile en
r�ussissant � approuver la r�forme qui cr�e une pension de base solidaire de 143
dollars US, que devra sanctionner le S�nat. Mais ils n'ont pas r�ussi � approuver
la disposition qui exemptait les indigents de payer 7 % de sant�.

Le coeur du probl�me, fid�le reflet de ce qui se d�battait dans les rues, a �t�
l'entr�e des banques dans le n�goce des fonds de pensions, le point le plus refus�
par les entrepreneurs et approuv� avec l'opposition des votes de la droite. Une
donn�e pour comprendre ce qui �tait en jeu : les 6 administratrices de fonds de
pension g�raient des ressources d'un montant de 88 millions de dollars, 20 % de
plus qu'en 2005.

A la tomb�e de la nuit, quand les citadins luttaient pour obtenir un transport pour
rentrer chez eux, on a pu voir l'autre visage du Chili. La crainte des exclus qui
d�ploient leur col�re dans l'obscurit� dans des improvis�es tranch�es dans les
limites de la pauvret� dans un pays qui figure dans les quinze dernier en terme
d'�galit� �conomique, selon le Rapport de D�veloppement Humain de l'ONU. Bachelet a
du prendre dn compte cette menace d'explosion hier quand elle a avertit "prenons
soin de ce que nous avons".

Monica Gonzales, Clarin (Argentine), 30 ao�t 2007.
Traduction:
http://amerikenlutte.free.fr

( texte repris du site http://amerikenlutte.free.fr )




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