Un journal purement révolutionnaire  
     Accueil    Download    Soumettre un article
  Se connecter 26 visiteur(s) et 0 membre(s) en ligne.


  Post� le dimanche 26 ao�t 2007 @ 03:49:42 by AnarchOi
Contributed by: Anonyme
CollectivismeMais oui, il peut y avoir des ch�meurs heureux



�Les nouveaux h�r�tiques de Mari Otxandi r�solument � contre-courant

Travailler plus pour gagner plus. Le pays de ceux qui se l�vent t�t. Autant de slogans qui sont � la mode ces derniers mois. L�ouvrage publi� par les �ditions Gatuzain est assur�ment aux antipodes de ce genre de visions du monde. Mieux, il met en cause la valeur la plus ancr�e dans nos soci�t�s, jusqu�� en devenir �vidente: le travail. Le titre du livre Mari Otxandi illustre cette force en qualifiant de nouveaux h�r�tiques ceux et celles qui ne se conforment pas au dogme �tabli.

L�auteure, qui r�side � Donostia et qui avait d�j� �crit une chronique de retour de missions civiles en Palestine (Gatuzain, 2004), invite tout � d�abord � (re)d�couvrir Le droit � la paresse de Paul Lafargue publi� en 1880, quand "le travail n�est plus (re)mis en question".

Ethnologue et sociologue de formation, elle d�monte une � une les �vidences. Travailler c�est participer � un effort collectif? Elle r�torque que les richesses sont essentiellement accapar�es par les actionnaires et les employeurs. Il faut gagner sa vie ? Avoir un bon travail c�est r�ussir sa vie ? Elle rappelle l�existence et l�accroissement du nombre de travailleurs pauvres.

La jeune auteure de 30 ans interroge en outre la surconsconsommation et la n�cessit� qu�il y aurait de changer de voitures tous les deux ans, ou de faire la queue pour l�ouverture des magasins le premier jour des soldes. Quant au travail comme synonyme d��panouissement personnel, elle veut bien le conc�der pour quelques personnes "c�est peut-�tre vrai pour les artistes", mais estime que ce n�est pas le cas dans la majorit� des situations.

Mari Otxandi, dans le sillage des films de Pierre Carles comme Danger travail, ou Volem rien foutre al pa�s, s�int�resse aux r�fractaires du travail salari� en insistant bien sur le fait que "le salariat n�est pas la seule forme de travail possible", � ces "ch�meurs heureux dont on ne parle jamais".

Constellation autonome

Ces "nouveaux h�r�tiques", donc, ne sont pas les parasites ou fain�ants que certains veulent voir. Ce sont "ceux qui on fait le choix de vivre en dehors du salariat, mais d�veloppent des activit�s collectives". Ils ont "un autre rapport � la consommation, d�veloppent l�autoproduction, bref construisent une autonomie". Elle reconstruit une g�n�alogie de la critique du travail qui passe par le mouvement situationniste dans les ann�es 60, les exp�riences autogestionnaires des ann�es 70, jusqu�aux exp�riences de vies non salari�es actuelles.

Elle dessine en creux une constellation qui va de ceux qui reconstruisent et refont vivre un village abandonn� � ceux qui ouvrent des squats en proposant des activit�s aux habitants du quartier, jusqu�aux exp�riences zapatistes ou celles men�es � Oaxaca au Mexique.

Elle constate que dans ce dernier cas "on envoie l�arm�e", de la m�me fa�on qu�en Loz�re ce sont les bulldozers qui sont intervenus le 11 juillet dernier. Preuve suppl�mentaire d�une "criminalisation" de ces h�r�tiques.

Ce livre est une contribution au d�bat qui se d�veloppe ces derni�res ann�es sur la d�connexion entre travail et revenu, autour de la r�duction du temps de travail ou sur "la fin du travail", � travers un rappel des th�ories critiques du travail et une description des exp�riences concr�tes d�opposition. Un livre que l�on peut lire, en faisant la sieste, bien s�r.

http://www.gatuzain.com/liburuak_fr/les_heretiques.html


Liens Relatifs




    L'Article le plus lu � propos de  Collectivisme :


    Les derni�res nouvelles � propos de Collectivisme :


    Page Spéciale pour impression  Envoyer cet Article à un ami 



    Temps : 0.0335 seconde(s)