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  Post� le lundi 07 mai 2007 @ 12:19:52 by AnarchOi
Contributed by: AnarchOi
ÉconomieCe petit texte � pour but d'expliquer une v�rit� habilement dissimul�e par un savant lavage de cerveau : la dette des �tats, de TOUS les �tats endett�s du monde, est due au fait que le syst�me bancaire s'est appropri� la cr�ation de la monnaie. Cet endettement des nations et des individus est un leurre qui ne doit sa survie qu�� la confusion mentale dans laquelle sont entretenus les dirigeants et les peuples, et � la m�connaissance g�n�rale du fonctionnement de la cr�ation mon�taire. (1)
Il existe des ouvrages qui expliquent par le d�tail pourquoi cette dette, dont on nous rebat les oreilles et qui paralyse tous les gouvernements, est une ESCROQUERIE monstrueuse.


Quatre faits essentiels :

1�) L�augmentation de la dette entre 1980 et 2004 est de 861 milliards d�euros, [2] dont de 211 milliards de capital et... 650 milliards d�int�r�ts cumul�s. [3]

Or, on pourrait tr�s bien ne pas avoir � payer ces 650 milliards. Il suffirait que l��tat reprenne le contr�le de la cr�ation mon�taire. Et oui ! il l�a perdu depuis belle lurette. Voici une petite citation qui r�sume admirablement le probl�me et dont je vous donnerai l�auteur plus bas (c�est une surprise) : "Si vous voulez �tre l�esclave des banques et payer pour financer votre propre esclavage, alors laissez les banquiers cr�er la monnaie".

Alors, cet argent emprunt�, d�o� vient-il ?

2�) L�argent emprunt� par l��tat via les obligations ou Bons du Tr�sor est toujours cr�� par le syst�me bancaire EX-NIHILO ! (Allais, Stiglitz, Clerc, Cheneau, Derudder, Holbecq, etc.). Vous avez bien compris : � argent cr�� A PARTIR DE RIEN � via le cr�dit par les banques, qui sont des entreprises priv�es... Lorsque votre banquier vous pr�te 1 000, 10 000 ou 100 000 euros, croyez-vous qu�il les prenne sur le compte de quelqu�un d�autre ? Eh bien non ! Il lui suffit aujourd�hui de taper la somme qu�il accepte de vous pr�ter sur son clavier d�ordinateur et vous avez votre cr�dit � partir de rien. Ce processus permet de cr�er 92% de la monnaie que nous utilisons tous les jours [4] . En cons�quence, par ce processus obscur, nous sommes tous endett�s individuellement, communalement, r�gionalement, nationalement, � mort... sur de la monnaie de singe ! [5]

3�) Mais si une banque cr�e le capital qu�elle vous pr�te, elle ne cr�e pas directement les int�r�ts qu�elle vous r�clamera en plus. Si vous empruntez 10 000 euros pour acheter une voiture, votre banquier va cr�er 10 000 euros sur votre compte, mais il ne cr�era pas les 4000 euros d�int�r�t qu�il r�clamera en plus. C�est � vous de vous d�brouiller pour extraire ces 4000 euros d�int�r�ts de la masse mon�taire existante. Cette � subtilit� � se traduit par une cons�quence r�ellement nuisible : nous sommes collectivement contraints de nous engager dans la spirale de la croissance mon�taire infinie, qui condamne les peuples � s�endetter toujours plus pour �tre capable de rembourser l�int�r�t...

Moralit�, le quidam, et surtout les �tats, sont oblig�s d�acheter � des banques leur propre monnaie, celle qui leur sert � �changer leur propre travail, et donc de s�endetter toujours davantage, au point d��tre oblig�s d�emprunter encore pour pouvoir payer les int�r�ts ! C�est ainsi que les 1 067 milliards d�euros de la dette de l�Etat fran�ais � la fin 2004 proviennent du vide ! Le saviez-vous ?

Une autre petite citation, pour en rire encore avant d�en mourir d�finitivement : ��"la cr�ation de monnaie par le syst�me bancaire est identique � la cr�ation de monnaie par des faux-monnayeurs. Dans les faits, elle se traduit par les m�mes cons�quences. La diff�rence c�est qu�elle ne profite pas aux m�mes personnes" (Maurice Allais, prix Nobel de Sciences Economiques).

Vous aurez compris pourquoi les banquiers nous abreuvent d�offres de cr�dit, m�me si nous avons de faibles revenus.... Certains vont jusqu�� proposer des cr�dits immobiliers sur 35 ans, et des "pionniers" parlent aujourd�hui de 50 ans ! Ceux qui pensent que c�est pour soutenir l�immobilier se trompent. Cet afflux de cr�dits ne fait qu�alimenter la sp�culation et la hausse de l�immobilier.

Le syst�me est bloqu� en position endettement. C�est purement m�canique, puisque les banques vivent des int�r�ts qu�elles r�clament pour le pr�t de cet argent � sorti du chapeau du magicien � (Joseph Stiglitz, ancien num�ro deux de la Banque Mondiale et prix Nobel de Sciences Economiques). Les profits �normes ponctionn�s sur le dos des masses iront alimenter les bulles sp�culatives mondiales, permettant aux d�tenteurs de ces capitaux d�rob�s de s�enrichir toujours davantage, non seulement sans cr�er de richesse, mais encore en provoquant la d�solation autour d�eux.

Nul besoin d��tre un expert pour constater autour de nous que tout ceci est vrai : La plus part des �tats du monde, les riches comme les pauvres, son endett�s jusqu�� la moelle, paralys�s par le poids de leurs dettes. Et l�on veut nous faire croire que c�est � cause d�une mauvaise gestion. C�est FAUX ! Certes il y a de mauvais gestionnaires, mais l�endettement catastrophique du monde est d� essentiellement au fait que le syst�me bancaire contr�le la cr�ation mon�taire. Les organisations dites de "Bretton Wood" (FMI, Banque Mondiale...) servant les visions dogmatiques du capitalisme triomphant, ne font qu�amplifier le ph�nom�ne.

Pour terminer ce petit panorama, voyons le 4� :

4�) Le d�ficit budg�taire de la France est stable � environ 1,5 % du P.I.B. depuis trente ans, si on enl�ve les int�r�ts bancaires ! Mais, chuuut ! il ne faut pas le dire ! Sinon, que deviendrait ce magnifique sentiment de culpabilit� si savamment entretenu, qui permet � l�oligarchie de l�argent de paralyser les �tats, de faire passer les ch�meurs et les d�favoris�s pour des profiteurs et de pr�cariser la situation du plus grand nombre pour satisfaire la cupidit� sans bornes d�une infime minorit� ? Dormez, braves gens, je le veux !

Ne vous y trompez pas, le contr�le de la monnaie par les banques est la clef de vo�te du syst�me capitaliste qui �touffe le monde. C�est son moteur principal, car il dispose ainsi de moyens financiers quasi illimit�s pour abrutir la masse et les �lites avec des id�es fausses.

Ne l�oublions jamais :

a) La monnaie n�est pas une marchandise, qui devrait se vendre et s�acheter comme une paire de chaussettes, ce que veut nous faire croire le syst�me bancaire � coup de propagande. La monnaie n�est qu�un symbole, qui n�a aucune valeur en soi (cf. b, ci-dessous). Ce symbole (qui peut-�tre un bout de papier colori�, des coquillages, ou des caract�res ASCII sur un �cran d�ordinateur) ne tient que par la confiance que les gens lui conf�rent. Vous pouvez en juger par le fait que vous n�avez pas besoin d�avoir confiance en vos chaussettes pour sentir qu�elles vous tiennent bien chaud aux pieds. En revanche, vous n�avez besoin que de cette confiance pour que votre boucher ou votre garagiste accepte de travailler en �change d�un bout de papier ou d�une ligne d��criture sur un compte. Vous n�en �tes pas convaincu ? Lisez la suite.

b) L�argent moderne, EN LUI-M�ME, ne contient aucune richesse et ne cr�e aucune richesse. Une petite exp�rience pour vous en convaincre : choisissez une �le d�serte, pas trop petite et pourvue de richesses naturelles normales (eau, faune, flore, etc.). Abandonnez sur cette �le une valise contenant 100 milliards d�euros. Choisissez ensuite une autre �le d�serte, du m�me type que la premi�re, et abandonnez-y un petit groupe d��tres humains (sans aucun argent). Laissez mijoter 15 ans et revenez pour observer le r�sultat. A votre avis, quelle �le aura produit le plus de richesses ? Ceci est incontournable et doit �tre r�p�t� inlassablement : l�argent moderne, en lui-m�me, ne contient aucune richesse et ne produit aucune richesse. Ne vous laissez pas berner par les arguments techniques des banquiers qui ont mis en place une v�ritable usine � gaz (le syst�me bancaire et financier international) qui leur permet de vivre grassement sur le dos de ceux qui fournissent la vraie richesse : le travail.

c) Le petit b d�montre clairement que seul le travail des Hommes produit de la richesse et que l�argent est incapable d�en produire par lui-m�me. Donc, lorsque l�oligarchie de l�argent vous parle de "co�t du travail", et vous fait culpabiliser sur le salaire que vous demandez, il vous plonge dans la confusion mentale la plus totale. Le travail ne co�te rien (que la sueur des Hommes) ; au contraire, il produit de la richesse. L�argent n�est l� que pour repr�senter symboliquement cette richesse r�elle et faciliter son �change. L�argent ne produit rien par lui-m�me : il ne pousse pas, il ne se mange pas non plus (surtout les lignes d��criture informatiques), etc.. Comment avons-nous pu perdre de vue ce qui cr�ve les yeux : le travail n�est pas un co�t, il EST la richesse. La plan�te, quant � elle, ne se fait pas payer pour ses mati�res premi�res ; seuls ceux qui se sont ill�gitimement appropri� ce bien commun se font payer.

d) Le but de la monnaie est de permettre l��change de travail entre un fournisseur de travail et un autre fournisseur de travail. POINT FINAL. La monnaie rend cet �change plus commode que le troc. C�est sa seule v�ritable fonction. Sauf qu�on nous a fait croire le contraire, que c�est l�argent qui est la richesse, et que nous avons tous fini par admettre que le Soleil tournait autour de la Terre.

Alors, voyons voir... S�il n�y a pas assez d�argent pour financer des postes de professeurs, des postes de chercheurs, pour financer la construction de logements ou de cr�ches ? CR�ONS-LE ! Car, soyons clair, quels avantages auraient les d�mocraties � laisser ce privil�ge ph�nom�nal de la cr�ation mon�taire au syst�me bancaire qui, non seulement ne va pas cr�er un plus bel argent que ces m�mes d�mocraties pourraient cr�er (nos enfants dessinent de tr�s beaux billets), mais encore profite de ce privil�ge pour maintenir les peuples dans une an�mie mortelle en ponctionnant des int�r�ts colossaux sur le travail de ces peuples (60% en ce qui concerne la dette fran�aise et 40% en moyenne dans tous les prix de vente car de la monnaie est emprunt�e � tous les stades de la production). Si la cr�ation mon�taire par l�Etat, contr�l� par le citoyen, reste en ad�quation avec la richesse g�n�r�e par le travail de ces professeurs, de ces chercheurs, de ces ma�ons etc.... il n�y aura pas d�inflation... en tout cas, m�caniquement beaucoup moins que par le biais du syst�me bancaire, ne serait-ce qu�� cause des int�r�ts cumul�s faramineux que ce syst�me ponctionne "sur la b�te".

Le pieux mensonge du "contr�le de l�inflation", inlassablement rab�ch�, est appliqu� au d�triment de l�emploi s�il le faut (cf. augmentation du taux directeur de la BCE ), et est devenu le seul objectif du syst�me bancaire europ�en. Confier au syst�me bancaire la mission de contr�ler une inflation dont le syst�me bancaire est lui-m�me le plus grand responsable ; quelle merveilleuse arnaque, n�est-ce pas ? Aujourd�hui, ce syst�me a r�ussi l�exploit de devenir totalement ind�pendant des pouvoirs politiques. Cette ind�pendance a failli �tre constitutionnalis�e par le projet de Constitution europ�enne rejet� par la France et les Pays-Bas. On nous refait le vieux coup de la cr�ation de la Federal Reserve Bank (FED) des Etats-Unis qui n�est, rappelons-le, qu�un cartel de banques priv�es.

Qui per�oit clairement les m�andres de ce syst�me maffieux ?

Il est certain par exemple que tous les citoyens europ�ens seraient d�accord pour un programme de grands travaux, pour financer des infrastructures d�avenir. En admettant que les Commissaires et les gouvernements entendent (pour une fois), cette tr�s large volont� populaire et retiennent cette proposition, il faudrait actuellement emprunter tout cet argent au priv� ! Les banques percevraient ainsi une v�ritable "rente" sur l�am�lioration des infrastructures publiques !

Si cette argumentation vous semble trop l�g�re (et elle l�est forc�ment pour ne pas faire trop long) lisez par exemple l�ouvrage de Philippe Derudder et Andr�-Jacques Holbecq "les 10 plus gros mensonges sur l��conomie [6], ou bien celui de Joseph Stiglitz (ancien num�ro deux de la Banque Mondial et prix Nobel d��conomie) " La Grande D�sillusion " [7] ou m�me Maurice Allais (prix Nobel de science �conomique). De quoi comprendre pourquoi il est temps de changer de th�orie et de passer � l�h�liocentrisme, car la th�orie �cul�e du g�ocentrisme � laquelle tout le monde croit dur comme fer parce que les soi-disant sp�cialistes nous serinent que le Soleil tourne autour de la Terre , est erron�e et mortelle pour les peuples.

Pour conclure, revenons � la petite citation bien int�ressante du d�but : ��" si vous voulez �tre l�esclave des banques et payer pour financer votre propre esclavage, alors laissez les banquiers cr�er la monnaie "��. L�auteur de cette phrase pourrait �tre un gauchiste quelconque, mais non, il s�agit de Josiah Stamp, 1920, Gouverneur de la Banque d�Angleterre et seconde fortune du pays. Un initi�.

� croire que sa vision �tait pr�monitoire !

Si vous �tes press�, nous vous conseillons pour y voir plus clair un rapide coup d��il aux 10 petites fiches du site "ch�mage et monnaie" : http://www.chomage-et-monnaie.org/

ou au site " Les faux-monnayeurs" : http://www.fauxmonnayeurs.org

Nous pouvons aussi, si vous le souhaitez, pr�ciser et d�velopper ces arguments � votre convenance.

GRESSO (��Groupe de Recherche �conomiques pour un Syst�me Soci�tal��).

AISES (Association Internationale pour le Soutien aux Economies Soci�tales)

◊◊◊

Oui, l�Etat doit reprendre la ma�trise de la cr�ation de sa monnaie, sous le contr�le des citoyens . C�est une question de survie. Ceci est la clef du coffre, celle qui m�ne � plus de justice sociale, au respect de l�environnement et au bien-�tre des peuples. Sans le contr�le par le syst�me bancaire de la monnaie et leur trafic sur l�argent, les capitalistes (n�o)lib�raux n�auraient plus les moyens de peser sur les �tats et leurs lois.

Car, comme le d�clarait Mayer Amschel Rotschild : "celui qui contr�le la monnaie d�un pays contr�le ses lois."

Nous sommes sous somnif�res depuis trop longtemps !

Merci � chacun de bien vouloir faire conna�tre enfin au public les fondements totalement m�connus de cette escroquerie et les cons�quences dramatiques qu�elle produit en cascade.



[1] un opuscule de la Banque de France publi� en 1974 notait en substance que les citoyens et m�me certains banquiers ne comprenaient pas que la monnaie �tait cr��e par le syst�me bancaire sur simple demande de cr�dit.

[2] Valeur euro 2004. Rapport P�bereau.

[3] La dette totale de la France � la fin 2004 �tait de 1 067 milliards d�euro, dont 650 milliards sont des int�r�ts cumul�s ; donc, quasiment 61% de la dette totale est constitu�e uniquement des int�r�ts !�

[4] Pour les personnes int�ress�es � l�aspect technique, il s�agit de la masse mon�taire (d�nomm�e M3) qui repr�sente l�ensemble de la monnaie fiduciaire (billets et pi�ces) et scripturale (les diff�rents comptes, comptes d��pargnes et les actifs financiers convertissables en moyens de payement).

[5] Pour r�sumer succinctement le syst�me : si les r�gles prudentielles applicables � un certain moment permettent � un banquier de cr�er 900 euros suppl�mentaires via le cr�dit � partir d�un d�pot initial de 1000 euros (1000 x 0,90), ces 900 euros de cr�dit, qui serviront � une transaction, vont finir sur un autre compte bancaire, ce qui permettra � un autre banquier de cr�er 810 euros de cr�dit (810 = 900 x 0,90), et ainsi de suite. A quelques points techniques pr�s, dont le d�tail est ici hors de propos, le syst�me bancaire arrive ainsi � g�n�rer rapidement 6 000 euros de cr�dit � partir de 1 000 euros de d�p�t initial.

[6] Aux �ditions Dangles, ISBN 2-7033-0695-4 (2007)

[7] Aux �ditions Fayard, ISBN 2-253-15538-1 (2003)



De Andr�-Jacques Holbecq

Note : "Source : L'En Dehors"

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