Un journal purement révolutionnaire  
     Accueil    Download    Soumettre un article
  Se connecter 54 visiteur(s) et 0 membre(s) en ligne.


  Post� le jeudi 22 mars 2007 @ 15:16:05 by AnarchOi
Contributed by: suisse
DictatureLe brigadier ne veut rien entendre : «On ne passe pas !» Seuls les riverains peuvent franchir son cordon de dix gendarmes qui bloquent l'accès de la rue des Petites-Ecuries, dans le Xe arrondissement de Paris. Olivier habite un peu plus loin, rue Martel. Il montre sa carte d'identité. Sans succès. «Les personnes qui ont des macarons ne passent pas, persiste l'officier. On leur demande de bien vouloir les retirer.» L'objet du délit s'étale sur la veste de ce jeune et récent militant PS. Un simple autocollant : «Sarkozy, ne m'aime pas.» Ça fait quarante minutes qu'Olivier et son ami attendent pour rentrer chez eux. Ils menacent de porter plainte pour «atteinte à la liberté de circulation». Une syndicaliste patiente depuis une heure et demi. «Sarko dans le quartier, police partout !» arbore-t-elle sur la poitrine.


En ce paisible samedi midi, le dispositif mis en place autour du QG de campagne de Nicolas Sarkozy, rue d'Enghien, est digne d'une manif d'agriculteurs en colère. Ce tronçon du Faubourg-Saint-Denis concentre pas moins de six fourgons et plus de 200 hommes en uniforme. Il a suffi d'un rassemblement de parents et d'enfants, du Réseau Education sans frontières (RESF), devant l'école de la rue de Metz, le matin à la sortie des classes, pour déclencher une mobilisation générale. «Tout ça pour une centaine d'adultes et une pléthore de gamins, c'était surréaliste», s'écrie Véronique Dubarry, élue verte de l'arrondissement. En tant que déléguée à la prévention et à la sécurité, elle voulait «avoir une vision nette du déploiement policier». Elle a été refoulée, elle aussi. Samedi, Nicolas Sarkozy s'est senti obligé de justifier la présence de tels effectifs policiers : «Il y a deux manifestations annoncées. Est-ce que vous pensez que c'est normal qu'on vienne manifester devant un QG de campagne ?»
La grogne ne cesse de monter depuis l'installation du staff électoral du ministre de l'Intérieur. Des policiers «déminent» un sac abandonné rue de l'Echiquier, d'autres verbalisent les automobilistes... «Aujourd'hui, c'est vraiment dingue !» peste un jeune homme sur le pas de sa porte.



Liens Relatifs




Temps : 0.0272 seconde(s)