 La presse, qu'elle se déclare de gauche ou de droite, tente de masquer la réalité de la destruction du squat anarcho-activiste d'Ungdomshuset (Copenhague) d'une même voix. Libération, Le Monde, Le Figaro, toute la presse mainstream tait la réalité politique d'une telle action, pouvant s'assimiler à de la négation.
1er mars 2007. Premiers rapports d'une action policière à Undomshuset. On ne sait pas trop ce qu'il s'y passe. Un jour plus tard, on peut déjà y voir plus clair. Plusieurs média en parlent, squat.net a publié un texte, Indymedia relaie l'infos. Mais voilà, quatre jours ont passé depuis les action à l'encontre de ce squat, et, à part via les sites d'informations alternatifs, les médias n'ont pas véritablement porté la lumière sur les événements.
Il ne faut pourtant pas faire de longues recherches pour trouver des renseignements sur Undomshuset. Un petit tour sur Wikipédia nous renseigne : "Ce bâtiment était squatté par des activistes depuis 1982 (extrême gauche, mouvement autonome, DIY…), ce lieu sert également de scène underground et de centre d'organisation d'actions politiques et sociales."
Petit tour sur les sites sus-cités. Aucun ne relève le caractère "anarchiste", "militant", "activiste" ou même "dérangeant" pour les autorités locales (qui ont déjà fort à faire avec la ville libre de Christiana). Non, nulle évocation d'un QG "Black Block", d'une plate forme de contestation, mis à part dans le Nouvel Obs' (sous couvert de caution). Dans Libé, on frôle le misérabilisme, avec ces jeunes qui pleurent la destruction de leur maison ("la Maison des jeunes", comme on présenterait un centre où l'on fait de la poterie).
�vitons de parler de ces choses génantes que sont l'auto-gestion et l'anarchisme du lieu. De cette action éminemment POLITIQUE de la part du gouvernement (vente du lieu dans un premier temps, action musclée dans un deuxième). De ces perquisitions dans les appartements de nombreux anciens activistes, de la reconduite aux frontières des ressortissants étrangers ou encore du blocage aux frontières de personnes venant soutenir les expulsés. Non, évitons les sujets qui fâchent.
À ce propos, Libé, canard se disant engagé, mais enfilant plutôt bien les "gaucheries", essaye de tourner ça à la sauce gauche-caviar militante : les fondamentalistes religieux rendent les jeunes malheureux ! On en attendait pas tant du journal "de la gauche".
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