
(Citations) Ravachol
Date : dimanche 30 octobre 2005 @ 14:21:21 :: Sujet :
Quelques citations de Ravachol.
"En cr�ant les articles du Code, les l�gislateurs ont oubli� qu'ils n'attaquaient pas les causes mais simplement les effets, et qu'alors ils ne d�truisaient aucunement le crime ; en v�rit�, les causes existant, toujours les effets en d�couleront. Toujours il y aura des criminels, car aujourd'hui vous en d�truisez un, demain il y en aura dix qui na�tront."
"C'est la soci�t� qui fait les criminels, et vous jur�s, au lieu de les frapper, vous devriez employer votre intelligence et vos forces � transformer la soci�t�. Du coup, vous supprimeriez tous les crimes ; et votre oeuvre, en s'attaquant aux causes, serait plus grande et plus f�conde que n'est votre justice qui s'amoindrit � punir les effets."
� Que peut-il faire celui qui manque du n�cessaire en travaillant, s'il vient � ch�mer ? Il n'a qu'� se laisser mourir de faim. Alors on jettera quelques paroles de piti� sur son cada�vre. C'est ce que j'ai voulu laisser � d'autres. J'ai pr�f�r� me faire contrebandier, faux monnayeur, voleur, meurtrier et assassin. J'aurais pu mendier : c'est d�gradant et l�che et m�me puni par vos lois qui font un d�lit de la mis�re. Si tous les n�cessiteux, au lieu d'attendre, prenaient o� il y a et par n'importe quel moyen, les satisfaits comprendraient peut-�tre plus vite qu'il y a danger � vouloir consacrer l'�tat social actuel, o� l'inqui�tude est permanente et la vie menac�e � chaque instant. �
� Que faut-il alors ? D�truire la mis�re, ce germe de crime, en assurant � chacun la satisfaction de tous les besoins ! Et combien cela est difficile � r�aliser ! Il suffirait d'�tablir la soci�t� sur de nouvelles bases o� tout serait en commun, et o� chacun, produisant selon ses aptitudes et ses forces, pourrait consommer selon ses besoins. Alors on ne verra plus des gens comme l'ermite de Notre-Dame-de-Gr�ce et autres mendier un m�tal dont ils deviennent les esclaves et les victimes ! On ne verra plus les femmes c�der leurs appas, comme une vulgaire marchandise, en �change de ce m�me m�tal qui nous emp�che bien souvent de reconna�tre si l'affection est vraiment sinc�re. �
� Jugez-moi, messieurs les jur�s, mais si vous m'avez compris, en me jugeant jugez tous les malheureux dont la mis�re, alli�e � la fiert� naturelle, a fait des criminels, et dont la richesse, dont l'aisance m�me aurait fait des honn�tes gens ! �
� On finira sans doute plus vite par comprendre que les anarchistes ont raison lorsqu'ils disent que pour avoir la tranquillit� morale et physique, il faut d�truire les causes qui engendrent les crimes et les criminels : ce n'est pas en supprimant celui qui, plut�t que de mourir d'une mort lente par suite de privation qu'il a eues et aurait � supporter, sans espoir de les voir finir, pr�f�re, s'il a un peu d'�nergie, prendre violemment ce qui peut lui assurer le bien-�tre, m�me au risque de sa mort qui ne peut �tre qu'un terme � ses souffrances. �
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