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  Posté le mercredi 30 aot 2006 @ 02:09:28 by Insurrection_Vive
Contributed by: Insurrection_Vive
Autre réponse au texte de Marco Silvestro et compagnie par l'anonyme Katrina, réponse assez géniale


Il y a beaucoup à rire chez nos spécialistes de l’opinion publique. En effet, comment voir autrement le commentaire initial qui fait danser tant de polémiques. N’allez pas croire qu’il y a matière à se plaindre, au contraire, voilà un moment qui dégourdit les neurones et fait circuler l’envie d’avoir des idées. Et voici la mienne.

La casse. Voilà le cœur du sujet. La violence insurrectionnelle… je préfère parler d’émeute. Et oui, cette foutu émotion urbaine qui ne demande rien, qui ne revendique rien, qui n’a rien à dire à qui ce soit, qui ne fait qu’exister dans le moment présent au travers une diversité de relations sociales immédiates… bref, la vie sans médiation, sans autorité, sans spectacle et ainsi de suite. Ce n’est pas la révolution, c’est son premier pas, celui qui permet l’autre parfois.

En fait, le problème avec nos signataires, c’est de croire que l’anarchisme a besoin d’être représenté, d’avoir son mot à dire dans l’opinion publique, surtout quand le publique c’est toujours les autres : c’est-à-dire l’ensemble des sujets de la société… société qui représente le tout qui lui-même est divisé en classe… et qui dit classe, dit société dont la classe dominante est la représentante. Bref, nos signataires veulent dialoguer avec la classe dominante ou du moins avec son discours, son opinion publique.

Toutefois, l’anarchisme n’est pas une opinion, c’est un acte, une pratique qui exige l’immédiateté des relations sociales, une activité sans médiation… qui ne revendique rien, qui trouve son intelligence, sa raison d’être ailleurs, c’est-à-dire au travers son activité insurrectionnelle… bref, qui n’a que faire de ce que dit l’opinion publique. Elle trouve et produit sa raison d’être dans ses actes de révolte, ses pratiques de lutte, pas dans ses études universitaires, ni dans son opinion publique. Voilà pourquoi quelques prolétaires non rien à foutre de votre opinion d’anarchistes respectables qui cherchent à justifier l’anarchisme aux yeux de je ne sais qui.

Ensuite, je partage l’idée que nos signataires ne sont pas en dehors du prolétariat… qui le serait de toute façon… non, ils sont belle et bien connectés avec le prolétariat. En fait, ils le sont dans ce que le prolétariat offre de plus réactionnaire ou disons plutôt de plus réformiste. Nos signataires, au travers leur opinions publiques et leur activités militantes, ne font que participer à la formulation de revendications, de droits à défendre, de conditions présentes à conserver, bref, de faire en sorte que les prolos restent des prolos. Ils veulent défendre les prolétaires devant le capital et non participer à l’abolition du capital au travers la révolte des prolos qui remettent leur conditions d’existence en question et trouvent dans cette remise en question la raison d’être de leur relations immédiates, de leurs actes de révolte. C’est pourquoi nos militants du milieu communautiare cherche à justifier leur opinion envers un publique qui n’existe définitivement pas… donc, par conséquent, ils prétendent définir l’anarchisme en le rendant respectable… bref, ils veulent se faire entendre parce qu’ils croient que leur idées doivent être entendu, ils cherchent à se justifier envers un autorité quelconque parce qu’ils croient que les idées doivent être justifier et n’ont produite par l’activité des prolétaires.

En sommes, ils sont une avant-garde qui s’ignore mais produit son lot de confusion afin de se justifier… ils sont parmi les prolos parce qu’ils sont eux-mêmes membre de cette société qui n’a aucune extériorité, mais ils se croient justifier d’avoir des opinions à donner au publique parce qu’ils croient que les idées doivent venir de l’extérieure de ce que font les prolétaires… ils croient à l’éducation pas à la révolte, pas à l’activité insurrectionnelle des prolos comme productrice de nouvelle conditions sociales, donc de nouvelles idées. Bref, ils veulent dialoguer en bon pédagogue qu’ils se sont avec le publique comme si ce publique était le prolétariat et non pas le discours du capital sur la société, c’est-à-dire avec son image, son sont propres produit spectaculaire.




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