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  Post� le mardi 06 d�cembre 2005 @ 03:58:58 by AnarchOi
Contributed by: AnarchOi
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Poems & Chansons R�volutionaire


1er Mai
A Biribi - OGG
Ceux d'oviedo
Chanson du C.M.D.O - OGG
Chant des Journees de Mai - OGG
Chant du Drapeau Noir
Dynamite - OGG
Elle n'est pas morte - OGG
En avant ! La classe ouvri�re - OGG
Faut Plus de Gouvernement - OGG
Heureux Temps - OGG
Ils Ont les Mains Blanches - OGG
La Chanson du P�re Duchesne - OGG
La greve generale
La Java des Bons-Enfants - OGG
La Makhnovtchina - OGG
La Mitraillette - OGG
La Ravachole - OGG
La vie s'�coule, La vie s'enfuit - OGG
Le Chant des Ouvriers - OGG
Le Meeting du Metropolitain - OGG
Le Pere la Purge - OGG
Le Temps Des Cerises - OGG
Le Tombeau des Fusils - OGG
Le Triomphe de l'Anarchie - OGG
Les Canuts
Les Conscrits Insoumis - OGG
Les Fayots - OGG
Les Pav�s - OGG
L'Expulsion - OGG
L'Internationale - OGG
L'Internationale Noire - OGG
Plus de Patron - OGG
Ravachole - OGG
Revolte - OGG
Revolution
Sante Caserio - OGG

I. Copain, regarde les rues :
Les flicards et les roussins
Montrent leurs gueules bourrues
De brutes et d'assassins...
Racaille !
Par �a serais-je ab�m� ?
Un premier mai sans flicaille
Ce n'est pas un premier mai...

II. Copain, vois malgr� la rousse
Les bourgeois gras et pansus,
Les richards ont eu la frousse
D�s qu'il nous ont aper�us...
Vip�res !
Tremblez devant l'opprim� !
Un premier mai sans col�re
Ce n'est pas un premier mai...

III. Copain, gare � la faconde
Des grands t�nors endormeurs :
La haine seule est f�conde,
La haine des affameurs...
R�colte,
Bourgeois, ce que tu as sem� !
Un premier mai sans r�volte
Ce n'est pas un premier mai...

IV. Copain, pense � la vengeance,
Lorsque nous serons les plus forts
Nous d�truirons cette engeance
Aux pieds de ses coffres-forts...
Charogne !
Quand nous t'aurons supprim�,
Nous f�terons sans vergogne,
Bourgeois, notre premier mai !

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A Biribi

Y en a qui font la mauvaise t�te
Au r�giment
Ils tirent au flanc, ils font la b�te
Inutilement
Quand ils veulent plus faire l'exercice
Et tout le fourbi
On les envois faire leur service � Biribi
A Biribi

A Biribi c'est en Afrique
O� que le plus fort
Est oblig� de poser sa chique
Et de faire le mort
O� que le plus malin desespere
De faire le chibi
Car on peut jamais se faire la paire, � Biribi
A Biribi

A Biribi c'est l� qu'on marche
Faut pas flancher
Quand le chaouch cri en avant marche
Il faut marcher
Et quand on veut faire des �pates
C'est peau de zebi
On vous met les fers aux quatres pattes, � Biribi
A Biribi

A Biribi c'est l� qu'on creve
De soif et de faim
C'est l� qu'il faut marner sans treves
Jusqu'� la fin

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CEUX D'OVIEDO

I. Par toute la terre
Chaque prol�taire
A fr�mi d'un immense espoir.
Ceux d'Oviedo d'un splendide �lan
Ont r�jet� soudain leur carcan,
Ont pris le pouvoir,
Ceux d'Oviedo.

II. Ces durs gars tranquilles
De la mine hostile,
Arm�s d'explosifs de chantier,
Sous leur baratte en bourgeon noir,
Ont pris d'assaut palais et manoirs.
H�ros ouvriers,
Ceux d'Oviedo.


III. A leurs cigarettes,
Allumant la m�che
De leurs grenades de fer blanc,
Pendant des jours ils ont repouss�
Les mercenaires contre eux lanc�s
Par les gouvernants,
A Oviedo.

IV. Ces sans sou ni maille,
En pleine bataille
Ont prot�g� les gens, les biens.
Pendant l'horreur de la lutte � mort,
Ils pr�paraient un plus juste sort :
Les droits et le pain,
Ceux d'Oviedo.


V. Tremblante de haine,
L�che et inhumaine,
La r�action les �crasa.
Toute une arm�e � coups de canons,
Fit d'Oviedo un tombeau sans nom.
Partout on trembla,
Pour Oviedo.

VI. L'�pre bourgeoisie,
Malgr� ses tueries,
N'aura nul repos d�sormais,
Le peuple entier a fremis d'horreur,
Le jour approche o�, par son ardeur,
Seront bien veng�s,
Ceux d'Oviedo.

Paroles de Jean LANCOIS et musique de Paul ARMA.
Cette chanson est � la m�moire de l'insurrection des mineurs des Asturies,
sauvagement �cras�e en 1934 par la R�publique.
Le g�n�ral r�publicain qui fut charg� de la besogne s'appelait FRANCO...

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CHANSON DU C.M.D.O.
(Conseil pour le maintien des occupations)

Rue Gay-Lussac, les rebelles
N'ont qu' les voitures � br�ler.
Que vouliez-vous donc, la belle,
Qu'est-ce donc que vous vouliez?

Refrain :
Des canons par centaines,
Des fusils par milliers,
Des canons, des fusils,
Par centaines et par milliers.

Dites-moi comment s'appelle
Ce jeu-l� que vous jouiez ?
La r�gle en para�t nouvelle:
Quel jeu, quel jeu singulier!

La r�volution, la belle,
Est le jeu que vous disiez.
Elle se joue dans les ruelles,
Elle se joue gr�ce aux pav�s.

Le vieux monde et ses s�quelles,
Nous voulons les balayer.
Il s'agit d'�tre cruels,
Mort aux flics et aux cur�s.

Ils nous lancent comme gr�le
Grenades et gaz chlor�s,
Nous ne trouvons que des pelles
Et couteaux pour nous armer.

Mes pauvres enfants, dit-elle,
Mes jolis barricadiers,
Mon coeur, mon coeur en chancelle,
Je n'ai rien � vous donner.

Si j'ai foi en ma querelle
Je n' crains pas les policiers.
Il faut qu'elle devienne celle
Des camarades ouvriers.

Le gaullisme est un bordel,
Personne n'en peut plus douter.
Les bureaucrates, aux poubelles !
Sans eux, on aurait gagn�.

Rue Gay-Lussac, les rebelles
N'ont qu' les voitures � br�ler.
Que vouliez-vous donc, la belle,
Qu'est-ce donc que vous vouliez ?


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CHANT DES JOURNEES DE MAI

La garde d'assaut marche
Boum badaboum badaboum bam bam
Au central t�l�phonique
Ay Carmela Ay Carmela
D�fi aux prol�taires
Boum badaboum badaboum bam bam
Provocation stalinienne
Ay Carmela Ay Carmela
On ne peut laisser faire
Boum badaboum badaboum bam bam
Le sang coule dans la ville
Ay Carmela Ay Carmela
POUM et FAI et CNT
Boum badaboum badaboum bam bam
Avaient seuls pris Barcelone
Ay Carmela Ay Carmela
La R�publique s'arme
Boum badaboum badaboum bam bam
Mais d'abord contre nous autres
Ay Carmela Ay Carmela
A Valence et � Moscou
Boum badaboum badaboum bam bam
Le m�me ordre nous condamne
Ay Carmela Ay Carmela
Ils ont jur� d'abattre
Boum badaboum badaboum bam bam
L'autonomie ouvri�re
Ay Carmela Ay Carmela
Pour la lutte finale
Boum badaboum badaboum bam bam
Que le front d'Aragon vienne
Ay Carmela Ay Carmela
Camarades ministres
Boum badaboum badaboum bam bam
Derni�re heure pour comprendre
Ay Carmela Ay Carmela
Honte � ceux qui choisissent
Boum badaboum badaboum bam bam
L'ali�nation �tatique
Ay Carmela Ay Carmela


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CHANT DU DRAPEAU NOIR

Pourquoi ce drapeau teint en noir?
Pourquoi cette teinte sinistre ?
- L'anarchie est faite d'espoir
Et la mort n'est pas son ministre.
Nous portons le deuil des m�chants
Des ambitieux et des cupides,
Des capitalistes avides
Qui font couler du sang pour leurs penchants.
Nous annon�ons l'approche du Grand Soir
O� les tyrans iront au pourrissoir.
Le capital engendre tous les crimes
Et nous portons le deuil de ses victimes.

Pourquoi ce drapeau teint en noir?
Pourquoi la couleur fatidique ?
- Nous portons le deuil du pouvoir,
De l'�tat, de la Politique.
Nous voulons notre libert�
Et proclamons: Quoi qu'on dise,
Chacun pourra vivre � sa guise
Quand sera mise � mort l'autorit�.
Nous annon�ons la fin des potentats
Filous, voleurs, menteurs et apostats.
La libert� rend �gaux tous les �tres
Et nous portons le deuil de tous les ma�tres.

Pourquoi ce drapeau teint en noir,
Couleur d'une grande tristesse ?
- Les hommes, enfin, vont avoir
Leur commune part de richesse.
Nous portons le deuil des voleurs
Qui tous les jours font des bombances
Pendant que, d�s leur prime enfance,
P�niblement triment les travailleurs.
Nous annon�ons humaine soci�t�
O� tous auront bien-�tre et libert�.
Du patronat les formes sont maudites
Et nous portons le deuil des parasites.

Pourquoi ce drapeau teint en noir
Ainsi que le corbeau vorace?
- Les humains viennent d'entrevoir
Qu'ils sont tous d'une m�me race.
Nous portons le deuil des soudards
Vivant de rapine et de guerre.
Les peuples veulent �tre fr�res
Et des nations br�lent les �tendards.
Nous annon�ons l'�re de v�rit�,
�re d'amour et de fraternit�!
Des g�n�raux l'existence est fl�trie
Et nous portons le deuil de leur patrie.

Pourquoi ce drapeau teint en noir?
Est-ce une religion supr�me ?
L'homme libre ne doit avoir
Pour penser nul besoin d'embl�me!
- L'anarchiste n'accorde pas
A ce drapeau valeur d'idole,
Tout au plus n'est-ce qu'un symbole,
Mais en lui-m�me il porte son tr�pas
Car annon�ant la fin des oripeaux
Il p�rira comme tous les drapeaux.
En Anarchie o� r�gnera la Science,
Pour tout drapeau, l'homme aura sa conscience

Chanson de Louis Lor�al (1922)

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DYNAMITE

Il est un produit merveilleux
exp�riment� par la science
Et qui pour nous les mis�reux
fera na�tre l'ind�pendance

Tant mieux s'il �clate parfois
en faisant beaucoup de victimes
Chez nos ennemis les bourgeois
cela nous venge de leurs crimes

Placer une marmite
bourr�e de dynamite
Quelque soit la maison
en faisant explosion
en tonnerre ira vite

Pour inspirer la terreur
il n'y a rien de meilleur
que la dynamite

On guillotine Ravachol
un copain qui avait de l'envergure
Aujourd'hui c'est un espagnol
qu'on fusille pour son allure
Il su montrer � son tour
qu'il �tait un homme invincible
En plus il promettait qu'un jour
la vengeance serait terrible

Vive la dynamite
puisque l'on nous irrite
A chaque ex�cution
nous mettrons en action
notre arme favorite

Car pour semer la terreur
il n'y a rien de meilleur
que la dynamite

Vous pouvez dresser l'�chafaud
la potence et la guillotine
Nous nous avons ce qu'il nous faut
pour vous faire sauter en sourdine
Si vous croyez qu'�a finira
vous �tes loin de votre affaire
Pour un homme qu'on nous tueras
nous en foutrons 500 par terre

Avec la dynamite
nous r�pondrons de suite
Casernes et prisons
ans fl�te sans violons
danseront au plus vite
Car pour semer la terreur
il n'y a rien de meilleur
que la dynamite.

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ELLE N'EST PAS MORTE

I. On l'a tu�e � coups de chass'pots,
A coups de mitrailleuses,
Et roul�e avec son drapeau
Dans la terre argileuse.
Et la tourbe des bourreaux gras
Se croyait la plus forte.

Tout �a n'emp�ch' pas, Nicolas,
Qu'la Commune n'est pas morte !

II. Comme faucheurs rasant un pr�,
Comme on abat des pommes,
Les Versaillais ont massacr�
Pour le moins cent mille hommes.
Et les cent mille assasinats
Voyez c'que �a rapporte.

Tout �a n'emp�ch' pas, Nicolas,
Qu'la Commune n'est pas morte !

III. On a bien fusill� Varlin,
Flourens, Duval, Milli�re,
Ferr�, Rigault, Toni Moilin,
Gav� le cimeti�re.
On croyait lui couper les bras
Et lui vider l'aorte.

Tout �a n'emp�ch' pas, Nicolas,
Qu'la Commune n'est pas morte !

IV. Ils ont fait acte de bandits
Comptant sur le silence,
Ach'v� les bless�s dans leurs lits,
Dans leurs lits d'ambulance.
Et le sang inondant les draps
Ruisselait sous la porte.

Tout �a n'emp�ch' pas, Nicolas,
Qu'la Commune n'est pas morte !

V. Les journalistes policiers
Marchands de calomnies,
Ont r�pandu sur nos charniers
Leurs flots d'ignominie.
Les Maxim' Ducamps, les Dumas,
Ont vomi leur eau-forte.

Tout �a n'emp�ch' pas, Nicolas,
Qu'la Commune n'est pas morte !

VI. C'est la hache de Damocl�s
Qui plane sur leurs t�tes.
A l'enterrement de Vall�s
Ils en �taient tout b�tes.
Fait qu'on �tait un fier tas
A lui servir d'escorte !

Ce qui prouve en tout cas, Nicolas,
Qu'la Commune n'est pas morte !

VII. Bref, tout �a prouve aux combattants
Qu'Marianne a la peau brune,
Du chien dans l'ventre, et qu'il est temps
D'crier "Vive la Commune !"
Et �a prouve � tous les Judas
Qu'si �a marche de la sorte,
Ils sentiront dans peu, nom de dieu !
Qu'la Commune n'est pas morte !

Po�me en l'honneur des Communards compos� par Eug�ne POTTIER en 1886
sur l'air de "T'en fais pas, Nicolas" de PARIZOT.

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EN AVANT ! LA CLASSE OUVRI�RE

En avant ! la classe ouvri�re,
La classe ouvri�re, en avant !

Venez, l'enfant ; venez, la femme,
P�les meurtris des greniers froids
La douleur affirme ses droits,
Les sanglots ont fait leur programme.
Il faut � tout �tre vivant
Sol, outils, mati�re premi�re.

En avant ! la classe ouvri�re,
La classe ouvri�re, en avant !

Sur vous, ouvriers de charrue,
Batteurs en grange, vignerons,
Valets de ferme, b�cherons,
L'usure �tend sa main bourrue.
La grande culture arrivant
Englobera lopin, chaumi�re.

En avant ! la classe ouvri�re,
La classe ouvri�re, en avant !

Vous qui sombrez dans les d�boires,
Marchands, d�bitants, boutiquiers,
Pour vous avaler par milliers
Un monstre ouvre ses deux m�choires.
On nomme ce requin g�ant
F�odalit� financi�re.

En avant ! la classe ouvri�re,
La classe ouvri�re, en avant !

Nos patrons sont nos adversaires,
Leurs canons l'ont prouv� cent fois.
En face du camp des bourgeois
Dressons le camp des prol�taires !
Suis-moi, artiste et toi savant ;
Nos marteaux forgent la lumi�re.

En avant ! la classe ouvri�re,
La classe ouvri�re, en avant !

Commune, tu seras suivie,
C'est le grand assaut pour le pain,
Chacun doit manger � sa faim !
Chacun doit vivre � pleine vie !
Toi, drapeau rouge, flotte au vent,
Salu� de la terre enti�re.

En avant ! la classe ouvri�re,
La classe ouvri�re, en avant !


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FAUT PLUS DE GOUVERNEMENT


A chaque coin de rue
Le travailleur surpris
Sur l'affiche se rue
Des candidats d'Paris
On voit beaucoup de promesses
�crites sur le papier
Mais l' peuple ne vit pas d'messe
Alors �a l'fait crier

L'gouvernement d'Ferry
Est un syst�me pourri
Ce Cloque (?) et ce Constant
Sont aussi d�go�tants
Carnot ni Boulanger
Ne pourront rien changer
Pour �tre heureux vraiment
Faut plus d'gouvernement

Le gros ventre qu'engraisse
L'suffrage universel
Vient nous battre la grosse caisse
Comme monsieur G�ronel
Il vous promet tout rose
Mais lorsqu'il est �lu
�a n'est plus la m�me chose
Il vous tourne le cul !

Certains �nergum�nes
D�bitant des discours
Vous redise les rengaines
Qu'on entend tout les jours
Mois j'suis un homme int�gre
Moi j'suis un �rudit
Mon copain est int�gre
Mais l'populo leur dit:

L'gouvernement d'Ferry
Est un syst�me pourri
Ce Cloque (?) et ce Constant
Sont aussi d�go�tants
Carnot ni Boulanger
Ne pourront rien changer
Pour �tre heureux vraiment
Faut plus d'gouvernement

M�me des socialistes
Membres des comit�s
Soutiennent les fumistes
Qui s'portent d�put�
Y'a pas � s'y m�prendre
Qu'ils soient rouges bleus ou blancs
Il faudrait mieux les pendre
Que d'leur foutre vingt-cinq frans
Tu leur paie des ripailles
Toi peuple souverain
Et lorsque tu travailles
A peine as tu du pain
Ne soit donc plus si b�te
Au lieu d'aller voter
Casse leur la margoulette
Et puis tu pourras chanter

L'gouvernement d'Ferry
Est un syst�me pourri
Ce Cloque (?) et ce Constant
Sont aussi d�go�tants
Carnot ni Boulanger
Ne pourront rien changer
Pour �tre heureux vraiment
Faut plus d'gouvernement

De tout cette histoire
Voici la conclusion
L'�lecteur c'est notoire
N'a pas toute sa raison
J'aime pas le fataliste
Je n'ai ni foi ni loi
Je suis abstentionniste
Ami voici pourquoi

L'gouvernement d'Ferry
Est un syst�me pourri
Ce Cloque (?) et ce Constant
Sont aussi d�go�tants
Carnot ni Boulanger
Ne pourront rien changer
Pour �tre heureux vraiment
Faut plus d'gouvernement

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HEUREUX TEMPS


Quand nous en serons au temps d'anarchie,
Les humains joyeux auront un gros coeur
Et l�g�re panse.
Heureux on saura - sainte r�compense -
Dans l'amour d'autrui doubler son bonheur ;
Quand nous en serons au temps d'anarchie,
Les humains joyeux auront un gros coeur,

Quand nous en serons au temps d'anarchie,
On ne verra plus d'�tres ayant faim,
Aupr�s d'autres ivres :
Sobres nous serons et riches en vivres ;
Des maux engendr�s ce sera la fin.
Quand nous en serons au temps d'anarchie,
Tous satisferont sainement leur faim.

Quand nous en serons au temps d'anarchie,
Le travail sera r�cr�ation
Au lieu d'�tre peine.
Le corps sera libre et l'�me sereine
En paix fera son �volution,
Quand nous en serons au temps d'anarchie,
Le travail sera r�cr�ation

Quand nous en serons au temps d'anarchie,
Nos petits enfants auront au berceau
Les baisers des m�res ;
Tous seront choy�s, tous �gaux, tous fr�res ;
Ainsi grandira ce monde nouveau.
Quand nous en serons au temps d'anarchie,
Nos enfants auront un m�me berceau.

Quand nous en serons au temps d'anarchie,
Les vieillards aim�s, po�tes-pasteurs,
B�nissant la Terre
S'�teindront b�ats sous le Ciel-Myst�re,
Ayant bien v�cu loin de ses hauteurs.
Quand nous en serons au temps d'anarchie,
Les vieillards seront de bien doux pasteurs.

Quand nous en serons au temps d'anarchie,
Nature sera paradis d'amour,
Femme souveraine !
Esclave aujourd'hui, demain notre reine,
Nous rechercherons tes "ordres du jour".
Quand nous en serons au temps d'anarchie,
Nature sera paradis d'amour.

Il semble encore loin ce temps d'anarchie,
Mais, si loin soit-il, nous le pressentons.
Une foi profonde
Nous fait entrevoir ce bienheureux monde
Qu'h�las notre esprit dessine � t�tons.
Il semble encore loin ce temps d'anarchie,
Mais, si loin soit-il, nous le pressentons.


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ILS ONT LES MAINS BLANCHES


Voyez donc cet aristocrate,
P�le gommeux qui fait des �pates,
Il passe sa vie � nocer,
A vingt ans c'est d�j� cass�.
Comme une femme �a a des faiblesses,
Ca veut jouer � l'ancienne noblesse,
Incapable de gagner son pain,
Voil� le type du vrai gandin.

Refrain
Il a les mains blanches,
Les mains maquill�es,
Il a les mains blanches,
Par la honte souill�es.
Ca sent la paresse, c'est mou, c'est gnan-gnan,
Voil� c'qu'on appelle des mains de feignant !

Voyez donc ces hommes en soutane,
Soi-disant sur eux l'Bon Dieu plane,
Ils pr�nent Mo�se et J�sus-Christ,
Mais font l'contraire de leurs �crits.
Oui Mo�se �tait un ap�tre,
J�sus-Christ mourut pour les autres,
Tandis qu'vous, pr�tr's, pasteurs, rabbins,
Votre but, c'est l'or, le butin !

Refrain
Ils ont les mains blanches,
Les mains maquill�es,
Ils ont les mains blanches,
Par la honte souill�es.
Ca sent le tartuffe, l'avare, le gripp'sous
Voil� c'squ'on appelle des mains de filou !

Voyez donc ces hommes politiques,
Vrais paillasses � gueule tragique,
Qui pour aller au Parlement
Au peuple font du boniment :
J'vous promets les r'traites ouvri�res,
J'vous promets la fin d'vos mis�res,
Ils se votent d'abord et comment !
Pour eux-m�mes quarante-et-un francs !

Refrain
Ils ont les mains blanches,
Les mains maquill�es,
Ils ont les mains blanches,
Par la honte souill�es.
Ca sent le roublard, �a sent le malin,
Voil� c'qu'on appelle un poil dans la main !

Voyez donc cette foule tapageuse,
Que'qu' fois gaie, souvent malheureuse,
Oui ce sont de brav'ouvriers,
C'est la masse des sacrifi�s.
Ils reviennent du bagne de l'usine,
Ils sont pales, ils ont mauvaise mine,
Hommes et femmes, vrais gueux, meurt-de-faim
Qui engraissent un tas de coqins !

Refrain
Leurs mains n'sont pas blanches,
Ils ont travaill�,
Leurs mains n'sont pas blanches,
Elles sont meurtries, broy�es.
Ca sent le courage, la force et l'honneur,
Voil� c'qu'on appelle des mains d'travailleurs !


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LA CHANSON DU P�RE DUCHESNE

N� en nonante-deux nom de dieu mon nom est P�re Duchesne
Marat fut g�n�reux nom de dieu � qui lui porta haine sans dieux
Je veux parler sans g�ne nom de dieu

Coquin filou peureux nom de dieu vous m'appelez canaille
D�s que j'ouvre les yeux nom de dieu jusqu'au soir je travaille sans dieux
Et je couche sur la paille nom de dieu

On nous promet les cieux nom de dieu pour toute r�compense
Tandis que ces messieurs nom de dieu s'arrondissent la panse sans dieux
Nous crevons d'abstinence nom de dieu

Pour m�riter les cieux nom de dieu voyez vous ces bougresses
Au vicaire le moins vieux nom de dieu s'en aller � confesse sans dieux
Se faire peloter les fesses nom de dieu

Si tu veux �tre heureux nom de dieu pends ton propri�taire
Coupes les cur�s en deux nom de dieu fous les �glises par terre sans dieux
Et le bon Dieu dans la merde nom de dieu

Peuples trop oublieux nom de dieu si jamais tu te l�ve
Ne soit pas g�n�reux nom de dieu patrons bourgeois et pr�tres sans dieux
M�ritent la lanterne nom de dieu !


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LA GREVE GENERALE

Refrain : Marchons � la bataille,
Fronts hauts et poings serr�s,
La terre au loin tressaille,
Sous nos souliers ferr�s !

I. Depuis le temps qu'on cr�ve,
De faim, de froid, de tout,
Autant faire la gr�ve !
Autant crever debout !

II. Dans la splendeur florale
Du ti�de mois de mai,
La gr�ve g�n�rale
Commence pour de vrai.

III. Torrent pr�s de la source,
Et fleuve un peu plus bas,
La gr�ve dans sa course
grossit � chaque pas.

IV. Partis � quelques hommes,
Sans armes, en haillons,
Voyez amis, nous sommes
D�j� des millions.

V. Que veulent nos cohortes
De libres travailleurs ?
Frayer de leurs mains fortes
La route aux temps meilleurs.

VI. L'arm�e attend en ligne,
Mur aux cr�neaux d'acier.
Les chefs ont pour consigne :
Ne faire aucun quartier.

VII. Voici l'instant sublime :
Ouvrez vos rangs, soldats !
On vous commande un crime,
Nous vous tendons les bras !

VIII. Victoire, au lieu de mordre
Le peuple en pleine chair,
Sourds aux bourreaux de l'ordre,
Ils ont mis crosse en l'air !

IX. Devant nous, plus d'obstacle :
L'arm�e a fait son choix,
Elle aide � la d�b�cle
Du vieil ordre bourgeois.

X. Pour faire la conqu�te
D'un monde radieux,
Plus rien ne nous arr�te
Soyons nos propres dieux !

Paroles de Jacques TURBIN.

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LA JAVA DES BONS-ENFANTS

Dans la rue des Bons-Enfants
On vend tout au plus offrant
Y avait un commissariat
Et maintenant il n'est plus l�.

Une explosion fantastique
N'en a pas laiss� une brique
On crut qu' c'�tait Fant�mas
Mais c'�tait la lutte des classes.

Un poulet z�l� vint vite
Y porter une marmite
Qu'�tait � renversement
Et la retourne, imprudemment.

Le brigadier, l'commissaire
M�l�s au poulet vulgaire
Partent en fragments �pars
Qu'on ramasse sur un buvard.

Contrairement � c'qu'on croyait
Y en avait qui en avaient
L'�tonnement est profond
On peut les voir jusqu'au plafond.

Voil� bien ce qu'il fallait
Pour faire la guerre aux palais
Sache que ta meilleure amie
Prol�taire, c'est la chimie.

Les sociales n'ont rien fait
Pour abr�ger les forfaits
D'infamie capitaliste
Mais heureusement vient l'anarchiste.

Il n'a pas de pr�jug�s
Les cur�s seront mang�s
Plus d'patries, plus d'colonies
Et tout le pouvoir, il le nie.

Encore quelques beaux efforts
Et disons qu'on se fait fort
De r�gler radicalement
L'probl�me social en suspens.

Dans la rue des Bons-Enfants
Viande � vendre au plus offrant
L'avenir radieux prend place
Et le vieux monde est � la casse.

Chanson de Guy Debord

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LA MAKHNOVTCHINA

I. Par les monts et par les plaines
Dans la neige et dans le vent
A travers toute l'Ukraine
Se levaient nos partisans

II. Au printemps les trait�s de L�nine
Livraient l'Ukraine aux allemands
A l'automne la Makhnovtchina
Les avait jet�s au vent

III. Makhnovtchina Makhnovtchina
Tes drapeaux sont noirs dans le vent
Ils sont noirs de notre peine
Ils sont rouges de notre sang

IV. L'arm�e blanche de D�nikine
Entre en Ukraine en chantant
Mais bient�t la Makhnovtchina
L'avait dispers�e au vent

V. Makhnovtchina Makhnovtchina
Arm�e noire de nos partisans
Qui combattaient en Ukraine
Contre les rouges et les blancs

VI. Makhnovtchina Makhnovtchina
Ceci est ton testament :
Tu voulais chasser d'Ukraine
A jamais tous les tyrans

Texte d' Etienne Roda-Gil sur l'air du chant des partisans russes.

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LA MITRAILLETTE

D�j� la m�re � la maison
Nous criait vivez vos passions,
Par la fen�tre

Et j'appelais tous les copains,
Les petites filles des voisins
Pour aller tenir dans nos mains,
La mitraillette

C'�tait celle d'un tr�s vieux cousin
Qu'avait rougi du stalinien,
Dans l'Espagne en f�te

Faut dire que les syndicats bordel,
Nous pourchassaient dans les ruelles,
Rien qu'� nos t�tes

On �tait d�j� les rebelles
Qui remplissions toutes les poubelles
Des id�es anciennes et nouvelles,
Sans mitraillettes

Cur�s, salauds, patrons p�le-m�le
Vous n'aurez pas longtemps vie belle,
Viendra la f�te

Y aura le jeu du plus cruel
On empaillera le flic mod�le
Pour que plus tard on se rappelle,
Leur dr�le de t�te

Faut dire qu'on y mettra du coeur
Les p�troleuses �taient nos soeurs,
Vienne la temp�te

Makhno Villa et Durruti
Ont d�j� su manier l'outil
Qui fait revivre la po�sie,
La mitraillette

On en refilera m�me � Bonnot
Pour qu'il revienne dans son auto,
Trancher des t�tes

Et l'on verra cette soci�t�
Spectaculaire assassin�e
Par les soviets du monde entier,
A coups de mitraillettes

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LA RAVACHOLE

Dans la grand'ville de Paris, (bis)
Il y a des bourgeois bien nourris, (bis)
Il y a les mis�reux,
Qui ont le ventre creux :
Ceux-l� ont les dents longues,
Vive le son, (bis)
Ceux-l� ont les dents longues,
Vive le son
D'l'explosion !

Refrain :
Dansons la Ravachole,
Vive le son, (bis)
Dansons la Ravachole,
Vive le son
D'l'explosion !
Ah ! �a ira, �a ira, �a ira,
Tous les bourgeois go�teront d'la bombe,
Ah ! �a ira, �a ira, �a ira,
Tous les bourgeois, on les saut'ra...

Il y a les magistrats vendus, (bis)
II y a les financiers ventrus, (bis)
II y a les argousins,
Mais pour tous ces coquins,
Il y a d'la dynamite,
Vive le son, (bis)
II y a d'la dynamite,
Vive le son
D'l'explosion !

Il y a les s�nateurs g�teux, (bis)
II y a les d�put�s v�reux, (bis)
II y a les g�n�raux,
Assassins et bourreaux,
Bouchers en uniforme,
Vive le son, (bis)
Bouchers en uniforme,
Vive le son
D'l'explosion !

Il y a les h�tels des richards, (bis)
Tandis que les pauvres d�chards, (bis)
A demi morts de froid
Et soufflant dans leurs doigts,
Refilent la com�te,
Vive le son, (bis)
Refilent la com�te,
Vive le son
D'l'explosion !

Ah ! nom de Dieu, faut en finir, (bis)
Assez longtemps geindre et souffrir, (bis)
Pas de guerre � moiti�,
Plus de l�che piti� !
Mort � la bourgeoisie !
Vive le son, (bis)
Mort � la bourgeoisie !
Vive le son
D'l'explosion !

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LA VIE S'�COULE, LA VIE S'ENFUIT

La vie s'�coule, la vie s'enfuit
Les jours d�filent au pas de l'ennui
Parti des rouges, parti des gris
Nos r�volutions sont trahies

Le travail tue, le travail paie
Le temps s'ach�te au supermarch�
Le temps pay� ne revient plus
La jeunesse meurt de temps perdu

Les yeux faits pour l'amour d'aimer
Sont le reflet d'un monde d'objets.
Sans r�ve et sans r�alit�
Aux images nous sommes condamn�s

Les fusill�s, les affam�s
Viennent vers nous du fond du pass�
Rien n'a chang� mais tout commence
Et va m�rir dans la violence

Br�lez, repaires de cur�s,
Nids de marchands, de policiers
Au vent qui s�me la temp�te
Se r�coltent les jours de f�te

Les fusils sur nous dirig�s
Contre les chefs vont se retourner
Plus de dirigeants, plus d'�tat
Pour profiter de nos combats

Paroles de Raoul Vaneigem, musique de Francis Lemonnier

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LE CHANT DES OUVRIERS

Refrain : Aimons-nous, et quand nous pouvons
Nous unir pour boire � la ronde
Que le canon se taise ou gronde
Buvons ! Buvons ! Buvons !
A l'ind�pendance du monde !

I. Nous dont la lampe, le matin,
Au clairon du coq se rallume,
Nous tous qu'un salaire incertain
Ram�ne avant l'aube � l'enclume,
Nous qui, des bras, des pieds, des mains,
De tout notre corps luttons sans cesse,
Sans abriter nos lendemains
Contre le froid de la vieillesse.

II. Nos bras sans rel�che tendus,
Aux flots jaloux, au sol avare,
Ravissent leurs tr�sors perdus,
Ce qui nourrit et ce qui pare :
Perles, diamants et m�taux,
Fruits du coteau, grains de la plaine ;
Pauvres moutons, quels bons manteaux
Il se tisse avec notre laine !

III. Quel fruit tirons-nous des labeurs
Qui courbent nos maigres �chines ?
O� vont les flots de nos sueurs ?
Nous ne sommes que des machines.
Nos Babels montent jusqu'au ciel,
La terre nous doit ces merveilles :
D�s qu'elles ont fini le miel,
Le ma�tre chasse les abeilles.

IV. Au fils ch�tif d'un �tranger
Nos femmes tendent leurs mamelles,
Et lui plus tard croit d�roger
En daignant s'asseoir aupr�s d'elles.
De nos jours, le droit du seigneur
P�se sur nous plus despotique :
Nos filles vendent leur honneur
Aux derniers courtauds de boutique.

V. Mal v�tus, log�s dans des trous,
Sous les combles, dans les d�combres,
Nous vivons avec les hiboux
Et les larrons amis des ombres.
Cependant notre sang vermeil
Coule imp�tueux dans nos veines ;
Nous nous plairions au grand soleil
Et sous les rameaux verts des ch�nes.

VI. A chaque fois que par torrents
Notre sang coule sur le monde,
C'est toujours pour quelque tyran
Que cette ros�e est f�conde.
M�nageons-le dor�navant,
L'amour est plus fort que la guerre ;
En attendant qu'un meilleur vent
Souffle du ciel ou de la terre.

Paroles et musique de Pierre DUPONT (1846).

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LE MEETING DU M�TROPOLITAIN

C'�tait hier, samedi, jour de paye,
Et le soleil se levait sur nos fronts
J'avais d�j� vid� plus d'un' bouteille,
Si bien qu' j'm'avais jamais trouv� si rond
V'l� la bourgeois' qui rappliqu' devant l' zingue:
"Feignant, qu'ell' dit, t'as donc l�ch� l' turbin?"
"Oui, que j' r�ponds, car je vais au m�tingue,
Au grand m�tingu' du m�tropolitain!"

Les citoyens, dans un �lan sublime,
�taient venus guid�s par la raison
A la porte, on donnait vingt-cinq centimes
Pour soutenir les gr�ves de Vierzon
Bref � part quatr' municipaux qui chlinguent
Et trois sergents d�guis�s en p�kins,
J'ai jamais vu de plus chouette m�tingue,
Que le m�tingu' du m�tropolitain!

Y avait Basly, le mineur indomptable,
Cam�linat, l'orgueil du pays
Ils sont grimp�s tous deux sur une table,
Pour mettre la question sur le tapis
Mais, tout � coup, on entend du bastringue;
C'est un mouchard qui veut fair' le malin!
Il est venu pour troubler le m�tingue,
Le grand m�tingu' du m�tropolitain!

Moi j' tomb' dessus, et pendant qu'il proteste,
D'un grand coup d' poing, j'y renfonc' son chapeau.
Il d�guerpit sans demander son reste,
En faisant signe aux quatr' municipaux
A la faveur de c'que j'�tais brind'zingue
On m'a conduit jusqu'au poste voisin
Et c'est comm' �a qu'a fini le m�tingue,
Le grand m�tingu' du m�tropolitain!

Morale:

Peuple fran�ais, la Bastille est d�truite,
Et y a z'encor des cachots pour tes fils!..
Souviens-toi des g�ants de quarante-huit
Qu'�taient plus grands qu' ceuss' d'au jour d'aujourd'hui
Car c'est toujours l' pauvre ouvrier qui trinque,
M�m' qu'on le fourre au violon pour un rien,
C'�tait tout d' m�me un bien chouette m�tingue,
Que le m�tingu' du m�tropolitain

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LE PERE LA PURGE

Refrain : J'ai tout ce qu'il faut dans ma boutique
Sans le tonnerre et les �clairs
Pour bien purger toute la clique
Des affameurs de l'univers

I. Je suis le vieux p�re La Purge
Pharmacien de l'humanit� ;
Contre sa bile je m'insurge
Avec ma fille Egalit�

II. Son mal vient des capitalistes
Plus ou moins gras, � la ronger.
En avant les gars anarchistes,
Fils de Marat, faut la purger.

III. J'ai du p�trole et de l'essence
Pour badigeonner les ch�teaux ;
Des torches pour la circonstances
A mettre en guise de flambeaux.

IV. J'ai du picrate de potasse,
Du souffre et du chlore en tonneaux
Pour assainir partout o� passent
Les empoisonneurs de cerveaux.

V. J'ai des pav�s et de la poudre,
De la dynamite � foison
Qui rivalisent avec la foudre
Pour d�barbouiller l'horizon.

VI. Le gaz est aussi de la f�te
Si l'on r�siste � mes joyaux
Au beau milieu de la temp�te
Je fais �clater ses boyaux.

VII. J'ai poudre verte et m�linit�,
De fameux produits, mes enfants,
Pour nous d�barrasser au plus vite
De ces mangeurs de pauvres gens.

VIII. J'ai pour les gav�s de la table
La bombe glac�e � servir
Du haut d'un ballon dirigeable
Part les toits, pour les rafra�chir.

IX. Voleuse et tra�tre bourgeoisie,
Pr�tres et bandits couronn�s,
Il faut que d'Europe en Asie
Vous soyez tous assaisonn�s !

Paroles et musique de Constant MARIE.

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LE TEMPS DES CERISES

I. Quand nous en serons
Au temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en f�te
Les belles auront la folie en t�te
Et les amoureux du soleil au coeur
Quand nous en serons
Au temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur

II. Mais il est bien court
Le temps des cerises
O� l'on s'en va deux cueillir en r�vant
Des pendants d'oreilles
Cerises d'amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille en gouttes de sang
Mais il est bien court
Le temps des cerises
Pendants de corail qu'on cueille en r�vant

III. Quand vous en serez
Au temps des cerises
Si vous avez peur des chagrins d'amour
Evitez les belles
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour
Quand vous en serez
Au temps des cerises
Vous aurez aussi des chagrins d'amour

IV. J'aimerai toujours
Le temps des cerises
C'est de ce temps-l� que je garde au coeur
Une plaie ouverte
Et dame Fortune en m'�tant offerte
Ne saura jamais calmer ma douleur
J'aimerai toujours
Le temps des cerises
Et le souvenir que j'en garde au coeur

Texte de Jean-Baptiste CLEMENT. Musique d'Antoine RENARD.
Cette chanson d'amour s'adresse � une jeune femme
� l'�poque o� les travailleurs parisiens combattaient pour d�fendre leur r�publique.
L'auteur la d�diera � une jeune ouvri�re inconnue qui vint un jour porter un panier de ravitaillement
aux d�fenseurs de la barricade ou il se trouvait.
De nos jours, cette chanson reste un symbole de la Commune.

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LE TOMBEAU DES FUSILLES

I. Ornant largement la muraille,
Vingt drapeaux rouges assembl�s
Cachent les trous de la mitraille
Dont les vaincus furent cribl�s.
Bien plus belle que la sculpture
Des tombes que b�tit l'orgueil,
L'herbe couvre la s�pulture
Des morts enterr�s sans cercueil.

Ce gazon, que le soleil dore,
Quand mai sort des bois r�veill�s,
Ce mur que l'Histoire d�core,
Qui saigne encore,
C'est le tombeau des fusill�s.

II. Autour de ce tombeau sans bronze,
Le prol�taire, au nez des lois,
Des h�ros de soixante et onze
Ecoute chanter les exploits.
Est-ce la temp�te ou la houle
Montant � l'assaut d'un �cueil ?
C'est la grande voix de la foule
Consolant les morts sans cercueil.

Ecoute, bon bourgeois qui tremble :
Pleurant ceux qu'on croit oublier,
Le peuple, tout entier, s'assemble
Et vient ensemble
Pr�s du tombeau des fusill�s.

III. Loups de la semaine sanglante,
Sachez-le, l'agneau se souvient.
Du peuple, la justice est lente,
Elle est lente, mais elle vient !
Le fils fera comme le p�re ;
La vengeance vous guette au seuil ;
Craignez de voir sortir de terre
Les morts enterr�s sans cercueil !

Tremblez ! Les lions qu'on courrouce
Mordent, quand ils sont r�veill�s !
Fleur rouge �close dans la mousse,
L'avenir pousse
Sur le tombeau des fusill�s !

Chanson inspir�e par le massacre du mur des F�d�r�s, et �crite par Jules JOUY
sur l'air de "La chanson des peupliers" de F. DORIAT (30 mai 1887).

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LE TRIOMPHE DE L'ANARCHIE

Refrain : Debout ! Debout! Compagnons de mis�re,
L'heure est venue, il faut nous r�volter,
Que le sang coule et rougisse la terre,
Mais que ce soit pour notre libert�.
C'est reculer que d'�tre stationnaire,
On le devient de trop philosopher.
Debout ! Debout ! Vieux r�volutionnaire
Et l'Anarchie enfin va triompher !

I. Tu veux b�tir des cit�s id�ales,
D�truis d'abord les monstruosit�s :
Gouvernements, casernes, cath�drales,
Qui sont pour nous autant d'absurdit�s.
D�s aujourd'hui vivons le communisme,
Ne nous groupons que par affinit�s,
Notre bonheur na�tra de l'altruisme,
Que nos d�sirs soient des r�alit�s.

II. Empare-toi maintenant de l'usine,
Du capital ne sois plus serviteur,
Reprends l'outil et reprends la machine,
Tout est � tous, rien n'est � l'exploiteur.
Sans pr�jug�s, suis les lois de nature
Et ne produis que par n�cessit�,
Travail facile ou besogne tr�s dure
N'a de valeur qu'en son utilit�.

III. On r�ve amour au-del� des fronti�res,
On r�ve amour aussi de ton c�t�,
On r�ve amour dans les nations enti�res,
L'erreur fait place � la r�alit�.
Oui la patrie est une baliverne,
Un sentiment doubl� de l�chet�,
Ne reste pas de la viande � caserne,
Petit soldat, mieux te vaut d�serter.

IV. Tous tes �lus fous-les � la potence,
Lorsque l'on souffre on doit savoir ch�tier,
Leurs �lecteurs fouaille-les d'importance,
Envers aucun il ne faut de piti�.
Eloigne-toi de toute politique,
Dans une loi ne vois qu'un ch�timent,
Car ton bonheur n'est pas probl�matique,
Pour vivre heureux, Homme, vis librement.

V. Quand ta pens�e invoque ta confiance,
Avec la science il faut te concilier,
C'est le savoir qui forge la conscience,
L'�tre ignorant est un irr�gulier.
Si l'�nergie indique un caract�re,
La discussion en dit la qualit�,
Entends, r�ponds, mais ne sois pas sectaire,
Ton avenir est dans la v�rit�.

VI. Place pour tous au banquet


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