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  Posté le lundi 22 novembre 2010 @ 14:06:06 by blackcat
Contributed by: blackcat
Grèce17 novembre 2010: 37 ans après le soulèvement de l'Ecole Polytechnique, des manifestations dynamiques ont eu lieu dans la presque totalité du pays. L'état a employé des milliers de flics et de flics en civil pour le maintien de l'«ordre publique». Des attaques brutales ont eu lieu dans la plupart des villes mais le terrorisme d'état n'a pas passé.

Les médias ont consacré des reportages d'une-minute (et naturellement
unilatéraux) au sujet des manifestations, en les plaçant dans le 6ème
place de nouvelles, bien qu'il y ait eu des manifestations notables
dans l'ensemble du pays, rappelant les jours de la révolte. Mais même
s'il y aura une révolte ici, il est hors de question que vous ne
l'entendrez pas les médias.

Athènes : En dépit du terrorisme de la police, avec des milliers de
policiers de tous les types dispersés à chaque coin d'Athènes, et
malgré la fermeture des trois stations principales du métro, entravant
ainsi l'accès aux rassemblements pour la manif, de dizaines de
milliers de personnes (de 60.000 à 100.000) ont marché vers
l'Ambassade des États-Unis, dans une des plus grandes, sinon la plus
grande, en volume et impulsion, manifestation des dernières années. Ce
qui prouve que même après l'engourdissement du 5 mai il y a toujours
des gens qui veulent contester en acte les choix du capital local et
global.

Avant le commencement de la manif, des anarchistes et d'autres jeunes,
ont attaqué le bloc de PASP (branche de la jeunesse du PASOK - le
parti social-démocrate en puissance), avec des marbres et des bâtons,
les forçant à une retraite désordonnée et les obligeant à suivre la
manif par des ruelles adjacentes. En même temps, le bloc de PAME
(branche syndicaliste du parti « communiste » grec KKE) a marché
rapidement (presque courant) d'une rue parallèle afin de se placer en
tête de la manif. Ce qu'ils font traditionnellement.

Les blocs des anarchistes/antiautoritaires étaient impressionnants,
numérotant plus de 6.000 personnes.

Près de l'Ambassade des États-Unis, les forces de la police ont
attaqué la manif avec des gaz lacrymogènes et des flash bang grenades
pour casser les blocs massifs d'anarchistes et de gauchistes. Les
conflits se sont étendus aux rues environnantes et plus tard dans le
quartier d'Exarchia. Notons que pendant la manif, ainsi que plus tard,
dans la zone d'Exarchia, deux hélicoptères de police avec des phares
volait sans interruption dans le ciel d'Athènes, pour faciliter les
mouvements de forces de répression.

Plus de 100 personnes ont été détenues et 22 personnes ont été
arrêtées par les flics. Les 15 sont accusées de crimes et de
dissimulation de leur visage (selon la loi anti-cappuche), tandis que
les autres sont accusées de délits. Il faut noter que l'une d'entre
elles a été faussement accusée d'avoir eu un cocktail Molotov sur
elle. Nombreux personnes ont sérieusement été blessées par les flics
et il a fallu les transporter à l'hôpital.

Salonique: Avant la démo, il y a eu des conflits entre les étudiants
gauchistes/anarchistes et les membres de PASP (branche de la jeunesse
du PASOK - le parti social-démocrate en puissance) qui ont essayé
d'attaquer des personnes dans le campus universitaire, mais qui ont
pris la fuite. La vidéo est amusante.


Environ 6000 personnes ont participé dans la démo avec grande
impulsion, et une banque a été attaquée. A la fin de la manif, des
échauffourées ont eu lieu à l'extérieur du campus universitaire,
tandis que nombreux flics et flics en civil ont procédé à 6
arrestations et à 17 gardes à vue.

Volos : manifestation dynamique d'environ 1300 personnes. Les flics
étaient extrêmement agressifs. Ils ont fait usage des gaz lacrymogènes
et asphyxiants, ainsi que des flash bang grenades. Nombreuses caméras
de banques ont été brisées, tandis que des conflits ont eu lieu à
l'extérieur des locaux de la police (des pierres jetées, quelques
cocktails molotov et des barricades ont été employés).

Ioannina : Manifestation de 2000 à 3000 personnes au centre-ville avec
la présence provocatrice de flics dans chaque rue.

Héraklion (Crète) : manif d'environ 1500 personnes avec le bloc
anarchiste numérotant presque la moitié des manifestants. Pendant la
manif, nombreuses caméras de banques et les bureaux de LAOS (grec
parti des fascistes) ont été attaqués. Des attaques contre les membres
de la jeunesse de PASOK ont également eu lieu.

Patras : Manif matinale des écoliers auto-organisées. Des pierres ont
été jetées contre les flics. Il y a eu approximativement 5
arrestations. L'après-midi, la manif principale a eu lieu au
centre-ville avec la participation de 2000 à 3000 personnes. Il s'agit
d'une des manifs les plus massives des années dernières. L'attitude de
flics était extrêmement agressive. Ils ont jeté des gaz lacrymogènes
sur les têtes de manifestants, ils ont attaqué et cassé les blocs de
la manif et ils ont procédé à des arrestations et à des destructions.
Les manifestants se sont défendus en s'attaquant contre les flics et
les flics en civil qui ont été déployées dans la ville.

Mytilene : Manifestation dynamique de 300 personnes.

Kavala : Manifestation de 200 personnes et attaque contre les membres
de la jeunesse de PASOK.

Xanthi : Manif dynamique d'environ 600 personnes. Une des manifs les
plus massives pour la commémoration du soulèvement de l'Ecole
polytechnique jamais organisée dans la ville.

Serrès : Manif au centre-ville, sous la pluie, avec le bloc anarchiste
numérotant environ 60 personnes.

Rethymnon (Crète) : Manif d'environ 250 personnes.

Arta : Manif au centre-ville.

Komotini : Manif dynamique au centre-ville, avec le bloc anarchiste
numérotant environ 40 personnes, qui ont marché vers les prisons. Des
flics en civil dispersés partout dans la ville.

Larissa : Manif dynamique d'environ 200 personnes, accompagnée de
plusieurs flics.


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