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  Posté le lundi 01 novembre 2010 @ 14:58:03 by AnarchOi
Contributed by: AnarchOi
Politique


Noam Chomsky a répertorié «Dix Stratégies de Manipulation» que les médias utilisent pour maintenir  le public dans l'ignorance et la médiocrité.

1/ La stratégie de la  distraction
Élément primordial du contrôle social, la stratégie de  la diversion consiste à détourner l'attention du public des problèmes  importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques,  grâce à un déluge continuel de distractions et d'informations insignifiantes.  La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s'intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l'économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la  cybernétique. «Garder l'attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le  public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la  ferme avec les autres animaux.» Extrait de «Armes silencieuses pour guerres tranquilles»   

2/  Créer des problèmes, puis offrir des solutions
Cette méthode est aussi appelée «problème-réaction-solution». On crée d'abord un problème, une « situation »  prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit  lui-même demandeur des mesures qu'on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

3/  La stratégie de la dégradation
Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit  de l'appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C'est  de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles  (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage  massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n'assurant plus un  revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution  s'ils avaient été appliqués brutalement.

4/  La stratégie du différé
Une autre façon de faire accepter une décision  impopulaire est de la présenter comme «douloureuse mais nécessaire», en  obtenant l'accord du public dans le présent pour une application dans le  futur. Il est toujours plus facile d'accepter un sacrifice futur qu'un  sacrifice immédiat. D'abord parce que l'effort n'est pas à fournir tout de  suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que  «tout ira mieux demain» et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s'habituer à l'idée du changement  et l'accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

5/ S'adresser au public comme à des enfants en  bas-âge
La plupart des publicités destinées au  grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton  particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? «Si on s'adresse à une personne comme si elle était âgée de 12  ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d'une personne de 12 ans». Extrait de «Armes silencieuses pour  guerres tranquilles»   

6/  Faire appel à l'émotionnel plutôt qu'à la réflexion
Faire appel à l'émotionnel est une technique classique  pour court-circuiter l'analyse rationnelle, et donc le sens critique des  individus. De plus, l'utilisation du registre émotionnel permet d'ouvrir la  porte d'accès à l'inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des  peurs, des pulsions, ou des comportements…

7/  Maintenir le public dans l'ignorance et la bêtise
Faire en sorte que le public soit incapable de  comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son  esclavage. «La qualité de l'éducation donnée aux classes inférieures doit  être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l'ignorance qui isole les  classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible  par les classes inférieures.» Extrait de «Armes silencieuses pour guerres  tranquilles»  

8/  Encourager le public à se complaire dans la médiocrité
Encourager le public à trouver « cool » le fait d'être bête, vulgaire, et inculte…

9/  Remplacer la révolte par la culpabilité
Faire croire à l'individu qu'il est seul responsable de  son malheur, à cause de l'insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l'individu s'auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l'un des effets est l'inhibition de l'action. Et sans action, pas de  révolution!…

10/ Connaître les individus mieux qu'ils ne se connaissent eux-mêmes
Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances  du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le «système» est parvenu à une connaissance avancée de l'être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l'individu moyen  que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des  cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.
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Je ne sais pas comment la Troisième Guerre Mondiale sera menée, mais je sais comment le sera la quatrième : avec des bâtons et des pierres. -- Albert Einstein

The earth doesn’t belong to anyone. It is a land upon which all of us are to live for many years, ploughing, reaping and destroying. You are always a guest on this earth and should have the austerity of a guest. -- Jiddu Krishnamurti



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