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  Posté le lundi 18 octobre 2010 @ 18:42:09 by AnarchOi
Contributed by: AnarchOi
Féminisme« Vagit-prop »1différencie un « féminisme irrépressible » aux origines de la révolte et au « cœur même de la vie », d’un autre féminisme ou « néo féminisme », militant celui là, y allant à coups de « liftings marxistes et psychanalytiques », qui trouvent leur plate équivalence dans une « armée des femmes en lutte », dont la bêtise de l’aveuglement-beuglement militant, instaure une obligation d’être, sous l’étendard de La Femme, dans une codification sociale des rôles sexuels.

Il s’agit donc de bien différencier la révolte féminine « au cœur de la vie au moment où celle-ci est la plus menacée », par « nécessité sombre » et irréductible, par « irrépressible surgissement » (Louise Michel, Flora Tristan, Virginia Woolf, par exemple) et les revendications spéculatives, idéologiques et militantes de ces hargneuses à la Beauvoir and Co. La première tendance serait un féminisme fort louable. Quand à la deuxième tendance (Beauvoir en « tête »), elle nous place face à un « néo-féminisme » (qu’on peut nettement assimiler à la majorité déclamée du « Féminisme » contemporain) qui est venu corseter, bouffir, « alourdir, freiner, parasiter, leurrer l’élan premier ». En quoi ?


Pour « représenter un monde scindé en deux catégories irréconciliables, le féminin et le masculin ». Une telle séparation initiale des genres est tout simplement un « totalitarisme à l’état pur » et « le néo-féminisme vie sur la même pourriture que tous les racismes », notamment tous les « machismes éhontés », comme de tous les « replis sexistes ».

Avec une telle fougue, souder les unes aux autres, fardées en « sœurs » démago et racoleuses, évoquant un « âge d’or du naturel féminin » ou du « paradis de la féminité absolue », c'est-à-dire ce « paradis néo-féministe », elles prospectent au profit du plus grand dualisme occidental de tous les temps. Car leurs larmes innocentes de « pleureuses professionnelles » ou « chèvres émissaires », ou « brebis bêlantes », exaltent la victimisation, en profession de foi.

Ne recherchant que la similitude, la duplication et la ressemblance à gogo, l’unité radicale des sexes (et de tout le reste d’ailleurs), bref, tout ce qui ne change jamais de place, ces nouvelles matronnes gouvernâtes, voient le sexe opposé comme « le repoussoir occulté de ce matriotisme délirant ». Comment s’y prennent-elles pour asseoir leur pouvoir ?


En littératrices, certaines « femmes parlent aujourd’hui de leur corps avec une originalité qui n’a rien à envier à celle de n’importe quel dépliant touristique », proposant un « safari-frisson » digne d’un désolant fonctionnalisme, en mal d’imagination érotique.

« A une époque où le principe de rendement est parvenu à s’insinuer jusque dans le domaine érotique, au point que la jouissance est privilégiée aux dépens de la volupté », nous assistons à la montée en puissance, d’une « peur panique à s’affronter à un monde sensible, se faisant et défaisant au gré de l’attraction passionnée entre les contraires », peur qui reflète cette « incapacité d’être devant l’Autre ».


A quoi aboutit-on ? A « l’identité de pacotille », au « kitsch érotique », à l’exaltation de la brodeuse qui coud de la vérité », aux « lénifiantes veillées des chaumières », à un commando lance-femmes pompiériste, à une armée de libératrices activistes, dont le trône de « bien assises » est matelassé d’un coussin au nom de « terrorisme idéologique de la femellitude ».


Mais pour autant, contre tout « impérialisme biologique », le « féminin » ou « part féminine » de tout être, n’est pas l’exclusivité des femmes, tout comme le masculin ne l’est des hommes. Tout rapport entre personnes, comme tout rapport sexuel, engendrent « une multiplicité de présences féminines ou masculines », voire une souche hybride2.

« Nous ne sommes pas les seuls à nous être un jour levés du plus profond de nos solitudes pour partir au devant de nos fantômes, sans nous soucier qu’il soient mâles ou femelles. […] Il n’y a pas de pensée spécifiquement féminine, il n’y a ici ou là que des êtres se sentant un jour obligés d’enfreindre les limites qu’on leur a assignées. […] Tout étant en place pour que nous restions en place, nos chances de parcours se confondent avec les ponts que nous jetons au-delà de nous-mêmes.»

Myriam Peignist


1 Annie Le Brun, Vagit-prop, Lâchez tout et autres textes, Ed. Ramsay/Jean-Jacques Pauvert, 1990.

2 André Bourguignon, L’homme imprévu. Histoire naturelle de l’homme-I, Puf, 1989. Cet auteur a bien décrit que les mâles et les femelles possèdent des hormones des deux sexes, au moins, si ce n’est plus.



Note : "Source : L'En Dehors "

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Anonyme
296  

Anonyme
  Posté : 25-11-2010 23:52

C'est de la propagande anti-féministe primaire qui ne devrait pas avoir de place sur anarchiste. Allez mec, pourquoi le diffuses-tu ?

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Anonyme
296  

Anonyme
  Posté : 26-01-2013 23:01

A mon avis il le diffuse pasqu'il t'emmerde, et que c'est pas toi qui va lui "ordonner" ce qui est anarchiste ou pas ! :o)

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