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  Post� le mardi 16 f�vrier 2010 @ 19:51:41 by anarkorevolter
Contributed by: anarkorevolter
Action Directe
Les 12 et 13 février 2010, des milliers de courageux individus sont venus ensemble pour résister aux Jeux olympiques de 2010 de l’État policier et pour attaquer les entreprises qui pillent la terre et augmentent la pauvreté. Nous écrivons ce communiqué en tant que participants et organisateurs de la présence du black bloc à ces manifestations, appelées «Reprenons notre ville» et «Attaque au cœur des Jeux de 2010».



Le 12 février, la police de Vancouver s’est occupée de nous avec une force de police montée. Les jours suivant l’attaque au cœur, ils ont déployé la police anti-émeutes, armée de fusils d’assaut M4. Ils prétendent que c’était nécessaire pour arrêter la marche «de la mise en danger de la sécurité publique» — alors que les seules menaces à la sécurité publique étaient dans leurs propres mains. Les participant-e-s à la manifestation n’ont réalisé que des attaques stratégiques contre les entreprises qui sponsorisent les JO et n’ont pas attaqué les gens présents.

Les médias sont maintenant occupés à dénoncer la violence politique de destruction de la propriété, comme la destruction des vitrines de la Hudson’s Bay Company, comme si c’était le seul acte de violence arrivant dans cette ville. Ils oublient que la violence économique est quotidienne à Vancouver. Les gens souffrent et meurent d’événements évitables parce que les aides sociales ne sont pas suffisantes pour payer un loyer, de la nourriture ou des soins médicaux, et parce que les autorités ignorent systématiquement les urgences médicales des pauvres ou sans-logis. Cette violence économique a empiré parce que nous avons perdu des logements et des services sociaux à cause des Jeux Olympiques. En réponse à cet assaut, des milliers de gens sont descendus dans la rue, des centaines ont rejoint ce qui est appelé le black bloc.

Le black bloc n’est pas une organisation formelle ; il n’a pas de chef, de membre ou de quartier général. Au lieu de ça, le black bloc est une tactique : c’est quelque chose que les gens font pour atteindre un objectif particulier. En étant vêtus de noir et en se masquant, le black bloc offre une plus grande protection à ceux/celles qui choisissent la défense active. La majorité des gens impliqués dans le black bloc ne participent pas aux destructions de proriété privée. Toutefois, en se masquant ils expriment leur solidarité avec ceux/celles qui choisissent l’action directe autonome contre les entreprises, les autorités et les politiciens qui font la guerre à nos communautés.

La participation au black bloc est un acte de courage. Avec seulement nos chemises sur le dos et des masques sur nos visages, nous prenons les rues contre la plus grande force de police en «temps de paix» de l’histoire du Canada. Protégé-e-s seulement par du tissu noir et le soutien de nos camarades, nous sommes resté-e-s debout face aux flics anti-émeutes armés de fusils d’assaut, de pistolets et de matraques. Nous avons prouvé que un milliard de $ de «sécurité» ne pouvait pas nous empêcher de boucher le cœur de la ville de Vancouver et de faire s’effondrer une fête de 100'000 personnes — et en échappant aux flics.

Vous ne saurez jamais qui était dans le black bloc ce week-end, mais vous nous connaissez. Nous sommes les gens qui organisent des repas communautaires, qui dansent pendant les festivals de rue, qui sont artistes, défendent la terre, construisent des coopératives cyclistes et des jardins communautaires. Quand nous mettons nos vêtements noirs, nous ne sommes pas une menace pour vous, mais pour les élites.

Qui que vous soyez, un jour vous nous rejoindrez. Tant que le gouvernement et les sociétés attaquent nos communautés, nous allons nous défendre — et cela signifie l’attaque.

Signé : deux organisateurs et participants de la présence anarchiste à la manif «Reprenons notre ville» et «Attaque au cœur des Jeux de 2010» – 14 février 2010, Vancouver, Coast Salish Territories.
Traduit de l’anglais par Gachet, HNS-info.


February 14th, 2010 – Vancouver, Coast Salish Territories

On February 12th and 13th, 2010, thousands of courageous individuals came
together to resist the 2010 Olympic police state and to attack the
corporations plundering the land and deepening poverty. We write this
communique as participants in and organizers of the black bloc presence at
these demonstrations, known as “Take Back Our City” and “2010 Heart
Attack.”


On February 12th, the Vancouver Police Department pacified us with a force
of mounted police. The next day during 2010 Heart Attack, they deployed
riot police armed with M4 carbine assault rifles. They claim this was
necessary in order to stop the march from “jeopardizing public safety” – yet the
only threats to public safety were in their own hands. Participants in the
demonstration only undertook strategic attacks against corporations
sponsoring the Olympics and did not harm or attack bystanders.

The media are now busy denouncing the political violence of property
destruction, such as the smashing of a Hudson's Bay Company window, as
though it were the only act of violence happening in this city. They
forget that economic violence goes on daily in Vancouver. People are
suffering and dying from preventable causes because welfare doesn't give
enough to afford rent, food or medicine, and because authorities routinely
ignore the medical emergencies of poor or houseless individuals. This
economic violence has gotten worse as we lose housing and social services
because of the Olympic Games. In response to this assault, thousands took
to the streets, hundreds joining what is known as a black bloc.

The black bloc is not a formal organization; it has no leadership,
membership, or headquarters. Instead, the black bloc is a tactic: it is
something people *do* in order to accomplish a specific purpose. By
wearing black clothing and masking our faces, the black bloc allows for
greater protection to those who choose active self-defense. The majority
of people involved in the black bloc do not participate in property
destruction. However, in masking up they express their solidarity with
those who choose to take autonomous direct action against the
corporations,
authorities and politicians who wage war on our communities.

Participation in the black bloc is an act of courage. With only the
shirts on our backs and the masks on our faces, we took to the streets
against Canada's largest ever “peacetime” police force. Protected only by
black fabric and the support of our comrades, we stood in front of
antiriot
cops armed with assault rifles, pistols and batons. We proved that $1
billion of “security” couldn't prevent us from clogging the heart of
downtown Vancouver and crashing a party of 100 000 people -- and getting
away with it.

You won't ever know who was in the black bloc this weekend, but you *do*
know us. We are the people who organize community potlucks, who dance
during street festivals, who make art, defend the land, build co-ops,
bicycles and community gardens. When we put on our black clothing, we are
not a threat to you, but to the elites.

Whoever you are, one day you will join us. As long as government and
corporations attack our communities, we're going defend – and that means
attack.

Signed,

Two organizers and participants in the anarchist presence of the “Take
back our city” demonstration and “2010 Heart Attack” street march,
February
2010, Coast Salish Territories





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