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  Posté le lundi 03 mars 2008 @ 02:42:57 by anarkorevolter
Contributed by: anarkorevolter
Politique

En 2004, le « Jour du Défenseur de la patrie », qui était avant le « Jour de l’Armée rouge », est devenu un jour de congé officiel. Ce qui l’a aussi clairement transformé en jour de protestation anarchiste, si ce n’était pas encore le cas avant.

Cette année, le festival du « Jour du Déserteur » qui s’est déroulé le 23 février, a eu lieu pour la première fois hors de Moscou, dans la ville de Kirov, au nord est de la capitale. Une centaine d’anarchistes (dont une bonne partie venait de Saint-Petersbourg, de Moscou, d’Izhevs, de Nizhniy Novgorod, Ufa, Perm et Tyumen) ont participé à l’événement. La police contrôlait les gares, arrêtant illégalement et notant des détails sur les participants. Néanmoins, cela n’a pas empêché la majorité des activités de bien se dérouler.



Le 23 février, des ateliers ont été organisés. Le propriétaire du lieu où devait se dérouler le festival a finalement refusé de louer son bien suite à la pression des autorités ; mais un autre endroit fut finalement trouvé pour la tenue des ateliers.

Tout d’abord les activistes des droits de l’Homme de la région de Vzyatski et le Comité des Mères de soldats se sont exprimés sur les réformes actuelles dans le système militaire ainsi que sur les moyens légaux d’échapper au service militaire et les erreurs des autorités qui permettent d’éviter encore plus facilement le service.

Après ces présentations, furent tenus des discours sur des sujets qui n’étaient pas directement en lien avec le thème du festival. On présenta ainsi une courte histoire de la résistance étudiante en Russie depuis les années 1980 et la situation à laquelle les étudiants sont confrontés aujourd’hui comme la commercialisation des études supérieures suite au processus de Bologne.

Autre sujet débattu : l’« autonomisation » des écoles et universités, qui permet au gouvernement de fermer les écoles et universités jugées non rentables, et les succès qui ont été remportés dans la lutte contre ce processus.

Deux autres ateliers étaient consacrés à la sécurité sur internet et avec les téléphones portables.

Le jour suivant, un meeting légal d’une heure s’est déroulé dans le square de la Philharmonie à 13h15. Malheureusement l’organisateur du meeting, qui possédait les documents légaux, s’est retrouvé dans un accident de voiture ; le meeting n’a donc pu se tenir qu’une heure et demi plus tard. Des dizaines de policiers enregistraient l’événement, filmant tous les participants avec des caméras. Des participants ont déroulé des drapeaux sur lesquels étaient inscrits : « La paix est meilleure qu’une commémoration », « Non à la violence dans le monde ». Des invités de Nizhniy Novgorod ont déployé un bannière en souvenir d’un homme décédé durant son service militaire : « Roman Rudakov 1986-2008 - qui est le prochain ? ». Accompagnés de tambours, les participants ont crié « Je ne veux pas faire le service ! Je veux vivre longtemps ! », « L’armée est l’école de l’esclavage. Nous voulons étudier et non pas faire la guerre ! », « Personne ne nous rendra une année de notre vie ! », « Nous nous battrons, notre paix n’est pas à vendre ! », « Je suis né pour vivre, pas pour servir dans l’armée ! », « Liberté, égalité et anarcho-communisme ! », « Non à la violence en Tchétchénie », « Notre patrie est l’humanité entière ! »




ACTIONS DANS D’AUTRES VILLES :

Barnaul

In Barnaul, des graffiti ont été fait durant la nuit du 22 au 23d février. Et une action de Food Not Bombs, avec distributions de tracts antimilitaristes, a été organisée le 23.

Bryansk

Durant la nuit du 22 au 23 février, des anarchistes et des militants pacifistes de Bryansk ont peint une cinquantaine de graffiti sur différents bâtiments, dont un quartier général militaire et un centre de recrutement. Personne n’a été arrêté.

Chita

Deux centres de recrutement ont été couverts de slogans pacifistes durant la nuit du 22 au 23 février. On pouvait lire entre autres sur les murs : « La faim d’un soldat est moins cher qu’un fusil d’assaut ».

Irkutsk

A Irkutsk, le groupe anarchiste local d’Action autonome a décidé d’organiser une projection de film contre le recrutement militaire. Des films de propagande réalisés par le district militaire de Sibérie au sujet notamment du vol à l’armée et de la punition de ce crime ont été projetés, car ils sont en fait de grands films de propagande contre l’armée elle-même. Après le film, une discussion fut engagée sur les moyens de résister à l’appel du service militaire.

Kazan

A Kazan, des autocollants pacifistes ont été distribués et un calicot porteur du texte « Mieux vaut aider les gens que les tuer » fut accroché à un pont local.

Moscou

A Moscou, le Jour du Déserteur a été organisé pour la quatrième fois. Ceux qui ne pouvaient se déplacer jusqu’à Kirov ont réalisé des actions à Moscou. Ce sont ainsi tenues, tout d’abord, une action de Food Not Bombs, puis une manifestation d’une trentaine de personnes de la station de métro « Université » jusqu’à celle de l’« Académie » avec des drapeaux de Food Not Bombs et le drapeau rouge et noir. De nombreux slogans ont également été criés, parmi lesquels « Tu es juste une arme à bon marché pour eux ! », « Le déserteur est un défenseur de l’humanité ! ». Des tracts intitulés « Pas de soldats, pas de guerre ! » ont été distribués aux passants.

La manifestation est passée devant le centre de recrutement de Gagarinskiy. Il a été recouvert du graffiti : « Non à la guerre ! »

Personne n’a été arrêté. La police de la route a stoppé la manif et l’a annoncée au poste de police local. Comme les policiers ne pouvaient prévoir le trajet de l’action, ils n’ont pas pu l’empêcher.



Saint-Petersburg

Un meeting de commémoration de la déportation de Tchétchènes a été organisée au Mémorial des droits humains. Elle n’a rassemblés que 30 personnes. Une dizaine d’anarchistes de l’Association d’initiatives libertaires, une nouvelle coordination de différents groupes anti-autoritaires de Saint-Petersbourg, s’est joint à l’action.

Vladivostok

Durant les jours précédents le Jour du Déserteur, des activistes ont peint les murs des universités locales avec un pochoir intitulé « Fuck the Army ».

Des brochures contenant des recommandations destinées aux manifestants ont été distribuées par un jeune groupe de l’Anarchist Black Cross de Vladivostok. Le journal anarchiste local « Udar » a publié un numéro spécial sur le thème : « Il y a une profession : déserteur », qui se parodiait un slogan de recrutement militaire familier.

Le 23 février était un jour très froid et venteux à Vladivostok. Mais une vingtaine de personnes ont néanmoins participé à l’action avec un calicot intitulé « La tête d’un soldat est moins chère qu’un fusil d’assaut » et des drapeaux rouges et noirs. En raison de la météo, il y avait peu de passants, mis à part dans le centre de la ville. Des fusées-tempête ont été allumées et les slogans « Notre patrie, c’est toute l’humanité ! », « Sois un humain, défends notre planète ! » ont été criés.

Contrairement à ce qui était prévisible, ni la police ni les skinheads n’ont perturbé l’action.

Le 24 février, une action de Food Not Bombs a également été organisée.


Source : site de l’organisation libertaire russe « Action autonome » http://www.avtonom.org/

Trouver sur http://www.avoixautre.be/spip.php?article1961




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