Synth�se des Preuves de l'inexistence de J�sus
Pr�sent�es au tribunal de Viterbo le 13 Septembre 2002
LES
AP�TRES DE J�SUS
Les
ap�tres de J�sus, tous d�clar�s Galil�ens
par l'�glise, sauf Judas Iscariote qu'elle fait venir de
la Jud�e, sont :
Selon
Marc: Simon Pierre, Jacques de Z�b�d�e,
Jean fr�re de Jacques, Andr�, Philippe, Bartholom�e,
Mathieu, Thomas, Jacques d'Alf�e, Thadd�e, Simon
le canan�en, Judas Iscariote (N.12).
Selon
Mathieu: Simon Pierre, Jacques de Zebedeo, Jean fr�re
de Jacques, Andr�, Philippe, Bartholom�e, Mathieu,
Thomas, Jacques d'Alf�e, Thadd�e, Simon le canan�en,
Judas Iscariote (N.12).
Selon
Luc: Simon Pierre, Jacques, Jean, Andr�, Philippe,
Bartholom�e, Mathieu, Thomas, Jacques d'Alf�e, Judas
de Jacques, Simon le z�lote, Judas Iscariote (N.12).
Selon
les Actes des Ap�tres: Pierre et Jean, Jacques et
Andr�, Philippe et Thomas, Bartholom�eet Mathieu,
Jacques d'Alf�e et Simon le z�lote et Judas de Jacques.
(N.11).
Les diff�rences existant dans les listes des ap�tres
report�es ci-dessus nous am�nent � faire
deux observations, une de caract�re religieux et l'autre
de caract�re historique.
1) L'observation de caract�re religieux concerne l'incoh�rence
�vidente qu'il y a entre les mots de J�sus qui �lit
12 ap�tres car 12 sont les tr�nes destin�s
dans les cieux: "Et J�sus leur dit: << En v�rit�
je vous dis: vous qui m'avez suivi dans la nouvelle cr�ation,
quand le fils de l'homme se sera assis sur le tr�ne de sa
gloire, vous aussi vous vous assi�rez sur douze tr�nes
pour juger les douze tribus d�Isra�l" >> (Mt 19-28),
et la r�alit� des faits qui voit se r�duire
le num�ro des ap�tres � onze. � chacun
son propre commentaire.
2) La seconde, de caract�re historique, se r�f�re
� la diff�rence des noms report�e par les
�vangiles de Marc et Mathieu qui nomment un Thadd�e
ignor� par l'�vangile de Luc et par les Actes des
Ap�tres, lesquels mettent � sa place un Judas de
Jacques qui est ignor� par les deux premiers.
Pourquoi
cette diff�rence si tous les trois r�dacteurs devaient
conna�tre parfaitement les ap�tres du moment que,
en consid�rant tout ce que soutient l'�glise, Mathieu
fut lui-m�me un ap�tre, Marc un collaborateur de Paul
de Tarse (AT. 12,25; 1,5; 2Tim. 4,11) et de Simon Pierre (2Pt
5/13; At. 12, 12-7), et Luc effectua, comme il l'affirme lui-m�me
(Lc.1,2-3), la r�daction de l'�vangile et des Actes
avec une enqu�te soign�e en prenant des renseignements
directement des m�mes t�moins des faits parmi lesquels
la m�me Marie, m�re de J�sus, que selon l'�glise
il aurait personnellement connu? (La Sainte Bible - UECI - pag.
1025).
La surprise qui nous vient de cette discordance de noms que nous
relevons entre les �vangiles de Marc et Mathieu et l'�vangile
de Luc et les Actes des Ap�tres, devient vraiment extraordinaire
quand nous remarquons que dans le quatri�me �vangile,
celui de Jean, les diff�rences des ap�tres par rapport
aux autres s'accentuent soit dans le nombre, qui n'est pas plus
de 12 mais de 9, et soit dans les noms, puisque sont manquants
non seulement Jacques d'Alf�e, Judas fr�re de Jacques
ou Thadd�e, Bartholom�e, Mathieu et Simon le z�lote,
mais en en trouvant m�me des nouveaux qui ne sont pas nomm�s
par les autres, comme Nathana�l de Cana et un disciple anonyme
qualifi� de " le pr�f�r� "?.
�vangile
de Jean: Simon dit Pierre, Jacques, Jean, Andr�,
Philippe, Thomas, Judas Iscariote, Nathana�l de Cana et le
disciple pr�f�r�. (N.9). J'ai mis en cursif
Jacques et Jean parce que ces deux, manquants dans la premi�re
�dition de Jean, compos�e de XX livres, sont nomm�s
seulement dans le dernier chapitre, c�est-�-dire le XXI,
qui fut ajout� par la suite, on pr�sume 70 �
80 ans apr�s, lorsque les contrefacteurs crurent n�cessaire
d'y apporter des compl�ments qui r�parassent les
carences et les imperfections contenues dans la premi�re
r�daction - apparue dans les ann�es 180-190 du deuxi�me
si�cle.
Que la premi�re �dition de l��vangile de
Jean soit sortie � la fin du II si�cle, m�me
l��glise le reconna�t: " Le plus ancien
manuscrit qui se r�f�re � cet �vangile
est de l�an 150, au maximum de l�an 200". (La Sainte Bible
- UECI - pag. 1058).
�tant
donn� que les quatre �vangiles furent �crits,
en consid�rant tout ce qu'affirme l'�glise, par
des ap�tres pr�sents lors des faits report�s,
tels que les ap�tres Mathieu et Jean, ainsi que par des
r�dacteurs qui furent en contact pendant longtemps avec
les m�mes t�moins oculaires, comme Marc et Luc qui
avaient �t� disciples de Simon Pierre, la propre
Marie m�re de J�sus, comme dans le cas de Luc, cette
discordance de noms nous apporte la m�me surprise que si
des joueurs de football, apr�s avoir fait ensemble plusieurs
championnats dans la m�me �quipe, nous donnaient
des noms discordants sur le num�ro et sur les noms de leurs
camarades. Le moins que l�on puisse penser est que derri�re
cela se cache quelque chose d'ambigu et de malhonn�te qui
contraint, quiconque aime la v�rit�, � faire
une enqu�te personnelle... �tant donn� que
les explications donn�es par les pr�tres (les sp�cialistes
des �vangiles) seront d�cevantes : confuses, sottes,
voire insultantes pour l'intelligence humaine.
La premi�re chose qui nous a pouss�s � approfondir
les recherches fut de d�couvrir, au travers des documentations
extra-testamentaires, que durant la p�riode des �v�nements
report�s par les �vangiles, existait en Palestine
- et plus pr�cis�ment en Galil�e - une �quipe
de r�volutionnaires compos�e par les fils d'un certain
Judas le Galil�en qui montre de fortes analogies avec celle,
�vang�lique, compos�e de J�sus et
de ses ap�tres.
Mais avant de passer � une confrontation directe des composants
des deux �quipes il est opportun d'expliquer, m�me
si tr�s bri�vement, qui fut ce Judas le Galil�en.
Judas le Galil�en, fils du Rabbi Ez�chias (tu�
en - 44 lors d�une collision arm�e contre les troupes de
H�rode le Grand), �tait le pr�tendant au
tr�ne de J�rusalem en tant que descendant direct
de la lign�e des Asmon�ens fond�e par Simon,
lui-m�me fils de ce Mattathias le Maccab�e qui, au
II si�cle av. C.E., s'�tait mis � la t�te
d'un Mouvement R�volutionnaire Juif pour la lib�ration
de la Palestine envahie par des Hell�nistes. Prenant la
place de son P�re, en tant qu�Asmon�en direct descendant
de David, et apr�s avoir soutenu plusieurs batailles contre
les Romains et contre H�rode le Grand, Judas mourut durant
la guerre du Recensement (+ 6) en laissant sept fils qui, comme
leur p�re, continu�rent la lutte "dynastique"
de revendication du tr�ne de J�rusalem.
Les fils de Judas furent : Jean l�a�n�, Simon,
Jacques le majeur, Judas (pas l'Iscariote), Jacques le
mineur, Menahem et El�azar. Ces deux derniers, m�me
s'ils ne firent pas partie de l'�quipe r�volutionnaire,
continu�rent de toutes fa�ons, apr�s la mort
des fr�res, � revendiquer le tr�ne de J�rusalem
en combattant contre les Romains dans les guerres qui suivirent,
comme celle de 66-70 (Guerre Juive) dans laquelle p�rit
Menahem et celle de 74 (Massada) dans laquelle mourut El�azar.
La
premi�re analogie que nous relevons entre l'�quipe
des r�volutionnaires et celle des ap�tres est que
les composants des deux sont fr�res entre eux et qu'ils
ont les m�mes noms. Est-ce un pur hasard ou sont-ce vraiment
les m�mes personnes? C�est ce que nous essaierons de d�couvrir
par le moyen d�une enqu�te historique que nous ferons pr�c�der
d�une explication qui, bien que rapide, nous aidera � mieux
comprendre le d�roulement de notre analyse.
"Les
4 �vangiles canoniques et la plus grande partie des 14
livres des Actes des Ap�tres, pour �tre exact 10,
qui virent la lumi�re - dans leurs premi�res �ditions
- dans la deuxi�me moiti� du deuxi�me si�cle
(155-160), se trouvent � mi-chemin entre une pr�c�dente
documentation qui sortit sous forme d'�crits (�vangiles,
Dits, Lettres et Actes), r�dig�s pour la plus grande
partie en grec, que l'�glise d�clara apocryphes,
c'est-�-dire faux, et les derni�res �ditions
des m�mes qui apparurent, apr�s d�innombrables corrections
et contrefa�ons, aux V et VI si�cles. Que les �vangiles
apparus au V et VI si�cle dans leurs �ditions d�finitives,
qui sont " grosso modo " les actuels,
soient diff�rents des �vangiles du II si�cle
est montr� par des docteurs de l'�glise, comme Eus�be
de C�sar�e, mort en 340, auteur de la tr�s
c�l�bre "Histoire Eccl�siastique",
et Ir�n�e - �v�que de Lyon - qui v�cut
� cheval entre le II et le III si�cle. Ceux-ci reportent
dans leurs nombreux ouvrages des affirmations contrastant avec
celles soutenues par les �vangiles d�finitifs, c'est-�-dire
ceux sortis 150 � 200 ans apr�s leur mort, comme
la virginit� de la Sainte Vierge qui, ni�e par eux,
est soutenue en revanche, m�me si de fa�on pas encore
dogmatique, dans les �ditions du V et VI si�cle.
Sans parler de Tertullien, apologiste chr�tien du II si�cle,
qui nie la naissance terrestre de J�sus, comme cela �tait
soutenu dans toutes les premi�res �ditions des quatre
�vangiles canoniques. Cette naissance ne se trouve confirm�e
qu'au V et au VI si�cle dans les �vangiles de Mathieu
et Luc. Si les deux autres �vangiles, celui de Marc et
de Jean, ne la reportent pas c�est tout simplement parce qu�ils
furent laiss�s tels qu'ils avaient �t� r�dig�s
; soit selon les principes th�ologiques qui lors de la
seconde moiti� du II si�cle soutenaient un J�sus
apparu non pas en tant qu'homme mais sous forme de r�v�lation.
(St-Paul � Gnose) - (Lire La Fable de Christ).
En revenant sur le th�me concernant les analogies entre
les deux �quipes, et apr�s avoir vu que les noms
des fils de Judas le Galil�en, exception faite pour Menahem
et El�azar, sont les m�mes de ceux des ap�tres,
ce que d�couvrons encore c�est que les composants de l'�quipe
des Ap�tres �taient aussi fr�res entre eux.
Pour nous
enlever tout doute sur la fraternit� des ap�tres,
en plus des documents apocryphes, les m�mes �vangiles
canoniques suffisent:
"Sa
m�re et ses fr�res arriv�rent, et en restant
dehors, ils l'envoy�rent appeler. Tout autour �tait
assise la foule et ils dirent � J�sus: <<
Voil� ta m�re, tes fr�res et tes s�urs qui
sont dehors et te cherchent >> "., Mc.3; 31-32.
<<
Ce n'est pas lui le charpentier, le fils de Marie, le fr�re
de Jacques, de Jean, de Judas et de Simon? Et ses s�urs ne vivent-elles
pas ici avec nous? >> (Mc 4 -3, MT XII-35).
<<
Tous ceux-ci �taient assidus et d'accord dans la pri�re,
avec quelques femmes et avec Marie la m�re de J�sus,
et avec les fr�res de lui >> (At. 1; 14).
<<
Puis J�sus parut � Jacques, un des fr�res
du Sauveur >> (Eus�be de C�sar�e
- Hst. eccl. I - 12, 5).
<<
Jacques, fr�re du Seigneur, succ�da � l'administration
de l'�glise avec les autres ap�tres >> (Eus
de C�s. Hist. Eccl. II, 23, 4).
<<
De la famille du Seigneur restaient encore les petits-enfants
de Judas, dit son fr�re selon la chaire, qui furent d�nonc�s
car appartenant � la lign�e de David >>
(Eus.de C�s. III, 20, 1).
Devant ces affirmations donn�es par les �vang�listes
Marc et Mathieu et par les Actes des Ap�tres, confirm�es
par les documents apocryphes et par Eus�be de C�sar�e,
que r�pond l'�glise pour soutenir la virginit�
de la m�re du Christ? Eh bien, elle r�sout tout
en d�clarant qu�ils n'�taient en r�alit�
pas les fr�res de J�sus mais ses cousins, car fils
d'une autre Marie, s�ur de la m�re de J�sus, qui
s'�tait unie � Joseph dans un mariage pr�c�dent
!
Cette th�se pourrait � premi�re vue �tre
accept�e aussi par l'ambivalence du mot fr�re qui,
en H�breu, et selon les cas, signifie aussi cousin. Il
faut cependant l�exclure cat�goriquement pour deux motifs
: le premier parce que dans les �vangiles �crits
en grec il y a le mot "adelfos", c'est-�-dire "fr�re"
et qui n'a rien � voir avec le sens de cousin, et le second
parce que le personnage de cette hypoth�tique s�ur de la
m�re de J�sus, comme cela sera d�montr�
dans le chapitre concernant les trois Marie, n'a jamais exist�.
Ainsi confirm�e la fraternit� entre J�sus
et Jacques dit le majeur, Jacques dit le mineur, Simon et Judas,
passons maintenant � l'examen des documents qui pr�c�d�rent
les �vangiles canoniques et les Actes des Ap�tres,
c'est-�-dire les documents repouss�s par l'�glise
car d�clar�s apocryphes, pour savoir qui sont en
r�alit� ces fr�res-disciples du Christ et
pr�parons-nous � des r�sultats qui seront,
c'est peu dire, bouleversants.
Mais avant de passer aux disciples, faisons un rapport consciencieux
entre les deux �quipes et essayons de conna�tre ces
fils de Judas le Galil�en en les d�crivant un par
un, de la m�me mani�re qu'ils nous sont pr�sent�s
par les historiens de l'�poque.
Judas laissa sept fils m�les. En ce qui concerne les filles
on ne sait pas si elles �taient deux ou trois par manque
de documents le confirmant.
Les fils de Judas furent: Jean l�a�n�, Simon,
Jacques le majeur, Judas, pas l'Iscariote, Jacques le mineur,
Menahem et El�azar.
Laissons Jean pour la fin de notre enqu�te car nous lui
r�servons une analyse particuli�rement d�taill�e
: il est le pilier de nos �tudes christologiques. Examinons
d'abord les autres en commen�ant par Simon et Jacques le
majeur.
Simon et Jacques le majeur: De Joseph Flavius: << Au-del�
de �a, Jacques et Simon, fils de Judas de Galil�e,
furent jug�s par ordre venant d'Alexandre (Tiberis) et
furent crucifi�s; celui-la �tait le Judas
qui, comme j'ai expliqu� avant, avait pouss� le
peuple � la r�volte contre les Romains, pendant
que Quirino faisait le recensement en Jud�e >>
(Ant. Jud. XX-102).
Judas: il meurt dans une collision arm�e en l�an +
45 sous le procureur Cuspide Fado pour avoir organis� une
�meute: "Pendant que Fado �tait procureur de
la Jud�e, un imposteur du nom de Thadd�e (Theudas),
persuada une grande partie de la foule de prendre avec eux leurs
propres avoirs et � le suivre jusqu'au fleuve Jourdain:
il disait en effet �tre un proph�te et qu'�
son signe, le fleuve se serait ouvert, leur offrant un passage
facile. Nombreux il en trompa de cette mani�re. Mais Fado
ne permit pas qu'ils tirassent profit de pareille folie et il
envoya un escadron de cavaliers qui tomba soudainement sur eux
: nombreux furent tu�s et nombreux furent faits prisonniers.
Et parmi ceux-ci Judas Thadd�e, il fut d�capit�
et sa t�te fut port�e � J�rusalem.
(Ant Jud. XX, 97-99, et, Hist Eccl�s.. II-12).
Que Judas dit Thadd�e fut le fils de Judas le Galil�en
se trouve confirm� aussi dans les Actes des Ap�tres,
m�me si de mani�re anachronique, � travers
le discours de Gamaliele (At 5-34), et dans l��vangile
de Luc (6-16) qui le confirme fr�re de Jacques, fils de
Judas le Galil�en, que les Actes des Ap�tres reconnaissent
avoir �t� tu� en l�an 44 sous H�rode
Antipas pour activit� subversive (At.12-1).
Jacques
le Mineur : Il fut lapid� sous le procureur Albinos
(62-64) pour avoir exalt� publiquement le Fils de David:
<< Avec le caract�re qu�il avait, Anano pensa
avoir une occasion favorable pour tuer Festo pendant qu'Albinos
�tait encore en voyage: il convoqua ainsi les juges du
Sanh�drin et il leur sugg�ra un homme nomm�
Jacques, fr�re de J�sus, qui �tait
surnomm� le Christ, ainsi que certains autres, sous
l'accusation d'avoir transgress� la Loi, et il les remit
pour qu'ils fussent lapid�s >>. (Ant. Jud. XX.
200). *
* Voltaire �crivait d�j� ainsi � propos
de ces expressions de Flavius Joseph concernant J�sus,
dit le Christ, qui se trouvent sur Antiquit�s Juda�ques:
<< Si Flavius Joseph avait cru qu'un Christ s��tait
r�alis�, c�est-�-dire un Messie, il aurait
�t� chr�tien >> (dictionnaire philosophique
V), alors que nous savons que Joseph Flavius resta toujours et
de toutes fa�ons un juif orthodoxe.
L'authenticit�
de ces passages concernant J�sus dit le Christ, resta en
discussion jusqu'� ce que des historiens comme Niese, Norden,
Zeitling, Lewy et Schurer montrassent irr�futablement que
c'�tait en r�alit� des faux, effectu�s
au IV si�cle, soit par Ambroise de Milan, qui r��crivit
les Antiquit�s Juda�ques sous le nom d' Egesippo,
soit par Eus�be de C�sar�e - appel�
"Le faussaire" par les ex�g�tes par antonomase.
Comme r�sum� explicatif de cette contrefa�on
je reporte un passage de l�historien Guy Fau : <<Les
passages concernant J�sus, dit le Christ, apparaissent
pour la premi�re fois au IV si�cle par �uvre d'Eus�be
de C�sar�e (Le Faussaire) et ne se trouvaient pas
encore dans Antiquit�s Juda�ques du temps d'Orig�ne
(185-254) puisque c�est lui-m�me qui assure, dans son " Contra
Celsum " (I-47), que Joseph Flavius n�a jamais parl�
d�un J�sus appel� le Christ. La falsification est
donc tellement manifeste que l'�glise elle-m�me
ne d�fend plus l'authenticit� de ce passage
de Flavius Joseph >> (Guy Fau - La Fable de J�sus-Christ.
III � Voir aussi " Le silence des auteurs Juifs ").
(Cet argument sera de nouveau repris dans le dernier chapitre
: " R�PONSES AUX OBJECTIONS ".)
Menahem : De Joseph Flavius: << Ce fut alors qu'un
certain Menahem, fils de Judas dit le Galil�en,
un docteur tr�s dangereux qui, d�j� au temps
de Quirino, avait r�primand� les habitants de la
Jud�e pour avoir reconnu la domination des Romains alors
qu� ils avaient d�j� un Dieu comme Seigneur... ".
(Guerre Jud. II-17).
El�azar : De " La Guerre Juda�que " :
<<... El�azar, fils de Giairo, uni � Menahem
par des liens de parent�, qui par la suite fut chef
de la r�sistance au Massada�". (Guerre Jud. II-17),
Si je soutiens qu'El�azar est fils de Judas et non pas
de Giairo, comme cela est �crit dans ce passage de Joseph
Flavius o� il r�sulte, de toutes fa�ons,
�tre li� au Menahem par des liens de parent�,
c�est parce que l'�v�nement - de la fa�on
dont il est report� par Joseph Flavius - montre clairement
que nous sommes, encore une fois, face � une autre manipulation
des faussaires.
<<
Ce fut alors qu'un certain Menahem, fils de Judas dit le Galil�en,
apr�s avoir attaqu� Massada, �tre revenu �
J�rusalem, et avoir assum� le commandement de la
r�bellion, commen�a � diriger le si�ge.
Mais les partisans d'El�azar se lev�rent contre
lui , en se r�p�tant l'un � l'autre que ce
n'�tait pas utile d'avoir un patron qui, m�me s�il
n'avait rien fait de mal, �tait inf�rieur �
eux. Ils se mirent ainsi d'accord et ils l'attaqu�rent
dans le temple; il y �tait en effet all� pour prier
en grande pompe, orn� du v�tement royal et accompagn�
de ses disciples les plus fanatiques comme gardes du corps. Alors
que les hommes d'El�azar s'�taient jet�s
sur lui, le reste du peuple, furieux, saisit des pierres et commen�a
� frapper le docteur, croyant que, en l��liminant,
la r�volte cesseait . Les hommes de Menahem oppos�rent
un peu de r�sistance, mais quand ils virent que toute la
foule �tait contre eux, ils s'enfuirent. S'ensuivit alors
le massacre de ceux qui avaient �t� pris et la chasse
de qui se cachaient. Quelques-uns trouv�rent un refuge
en se cachant a Massada, et parmi ceux-ci El�azar fils
de Giairo, li� � Menahem par des liens de parent�.
Il devint par la suite le chef de la r�sistance de Massada.
Menahem r�ussit quant � lui � s'�chapper
et se cacher l�chement dans le quartier dit Ofel,
mais il fut rep�r� et attrap�. Apr�s
maints supplices, il fut tu� ainsi que ses lieutenants
et Aba salon - le principal ministre de sa tyrannie >>.
Cette
description des faits est report�e avec une telle confusion
qu'elle nous porte � penser qu�elle fut le fait de tricheurs
qui n'avaient, comme seul but, que celui d'en cacher une clart�
qui leur aurait �t� ennemie, et non celle d'un
�crivain cultiv� et pr�cis comme Joseph Flavius
(�lu " Historien officiel de l'Empire" par Rome
pour son s�rieux et sa rigueur). Aucun doute, nous sommes
devant une falsification de ses textes. Devant une revendication
h�r�ditaire organis�e par El�azar
contre le fr�re Menahem qui s��tait install�
sur le tr�ne de J�rusalem avec une grande cour form�e
de pr�tres, de lieutenants et de ministres. Une querelle
entre fr�res identiques aux autres, nombreuses, qui se
succ�d�rent dans l'histoire des descendants de David,
comme celle d' Aristobule II et Hyrcan II,au temps de l'occupation
de la Palestine par Pomp�e. (Lire la Fable du Christ).
En consid�rant que, selon les principes religieux et politiques
juifs, les pr�tendants au tr�ne de J�rusalem
ne pouvaient �tre que les descendants directs de la lign�e
de David, et que seule �tait reconnue comme telle la lign�e
de Judas le Galil�en, on ne peut qu'en d�duire qu�ils
�taient fr�res. Vu que toute la revendication Juive
de la Palestine �tait bas�e sur l'attente d'un Messie
qui, selon les proph�ties, devait venir de la lign�e
de David, aucun autre n�aurait pu pr�tendre au tr�ne
de J�rusalem except� cette lign�e qui fut
reconnue par les habitants de la Jud�e dans la caste des
Asmon�ens fond�e par Simon fils de Mattathias le
macchab�e ascendant d'Ez�chias, p�re de Judas
le Galil�en. Les m�mes �vangiles, en soutenant
que J�sus �tait le descendant de David, confirment
l'exigence de cette pr�misse indispensable pour �tre
d�clar� le Messie, c'est-�-dire le roi des
Juifs.
Nous
avons donc �tabli que Simon, Jacques le majeur, Judas Thadd�e
et Jacques, en tant que fils de Judas le Galil�en, �taient
tous engag�s dans la lutte contre les Romains pour la revendication
des droits au tr�ne de J�rusalem ; essayons maintenant
de d�couvrir, � travers les t�moignages des
historiens de l'�poque et des documents �crits en
grec qui pr�c�d�rent les �vangiles
canoniques, si les fils de Judas �taient, oui ou non, les
m�mes disciples de J�sus.
Les
ap�tres de J�sus
La
premi�re chose que nous apprenons sur les ap�tres
de J�sus, d�apr�s le "Novum Testamentum Graece et
Latine" et l'�vangile de Marc, c�est qu'ils s'appelaient
les Boanerghes, c'est-�-dire les " Fils du Tonnerre ".
<<
Simon Pierre, comme tous les autres ap�tres, �tait
d�fini Fils du Tonnerre >> (Nouv. Test Gr. et
Lat.).
<< Jacques et Jean, auxquels J�sus donna le nom
de Boanerghes, c'est-�-dire fils du tonnerre >>.
(Mc.3,17).
Les
ap�tres de J�sus ainsi d�nomm�s, ce
surnom de Boanerghes dont la signification est " Fils
du tonnerre " nous pr�dispose � les imaginer
plus comme des r�volutionnaires que comme des ap�tres
pr�cheurs de fraternit� et de pardon. Passons-les
maintenant en revue un par un � travers tout ce qui r�sulte
des documents qui furent �crits avant les �vangiles
canoniques, et d�clar�s faux (apocryphes) car contrastant
avec les quatre �vangiles Canoniques et les Actes des Ap�tres
que l��glise imposa au monde comme les seuls disant la
v�rit�.
1.
Simon, le premier ap�tre
Simon
l�ap�tre r�sulte avoir trois surnoms: Bariona,
Cananites et Kefas. (Nouv.Test. Graece et Latine).
Le sens de ces surnoms est le suivant: Bariona (βαριωνα
) est la traduction en grec du mot Barjona, qui en aram�en,
(langue parl�e en Palestine pendant l'occupation romaine),
signifiait "Maquisard " c'est-�-dire fugitif
ou recherch�, Cananites, est la traduction en grec
de l'h�bra�que "qanana", qui correspond �
z�lote, c'est-�-dire extr�miste r�volutionnaire,
et Kefas qui lui fut donn� pour sa taille misculeuse
et massive qui le faisait ressembler � un rocher.
2.
Jacques le majeur
Sur la nature z�lote de cet ap�tre il ne peut y avoir
de doutes, sachant que:
1) Il �tait le fr�re de Simon Barjona appel�
Z�lote ou Cananite.
2) Sous Tib�re Alexandre, il fut arr�t� en
46 avec le fr�re Simon, puis supplici� comme instigateur
du peuple. (At. 12. � Ant.Jud. XX, 200).
3) Sa participation avec la bande des Boanerghes est confirm�e
par les �vangiles canoniques: <<... puis Jacques
de Z�b�d�e et Jean, fr�re de Jacques,
auxquels il donna le nom de Boanerghes, c'est-�-dire fils
du tonnerre >>, Mc 3-17.
4) Il est associ�, dans les accusations qui lui sont faites
par le sanh�drin en la personne de Gamaliel, au r�volutionnaire
Theudas, son fr�re, (Judas Thadd�e), qui fut d�capit�
par Cuspius Fadus en 44 en tant que promoteur d'une r�volte,
et � son p�re Judas le Galil�en, m�me
si de mani�re anachronique, chef de la Guerre du Recensement.
(At 5-34).
3.
Jean
Que
Jean soit lui aussi un Boanerghes, au-del� des preuves
qui nous viennent de la fraternit� avec les autres composants
de cette bande, nous est aussi confirm� par Marc qui le
qualifie comme tel. (Mc 3-17).
4.
Judas (pas l'Iscariote)
En apprenant du Novum Testamentum que Judas l'ap�tre, en
plus de l�appellatif de z�lote, avait aussi ceux de Thomas,
qui signifie "jumeau", et celui de Theudas, qui signifie
"courageux", que pouvons-nous d�duire d'autre
sinon qu'il est le m�me Judas Theudas, fils de Judas le
Galil�en, qui d�capitat� sous Cuspius Fadus
pour s��tre mis � la t�te d'une r�volte?
(Ant Jud. XX -97, 99).
Si ce surnom de Theudasil l'eut comme reconnaissance �
sa hardiesse, et le second, celui de Thomas, qui signifie "jumeau",
il l'eut pour la forte ressemblance qu'il avait avec le fr�re
Jacques.
Que Thomas et Theudas fussent les surnoms de Judas, fr�re
de J�sus (� ne pas confondre avec Judas Iscariote),
en plus du Nouv. Test., cela nous est aussi confirm� par
les Actes de Thomas et d'Eus�be de C�sar�e.
(Hist Eccl. I - 11,13).
5.
Jacques le mineur
Si pour Jacques le mineur, comme disciple de J�sus, il
n�y a pas de documents qui l'appellent directement "z�lote",
il ne peut �tre que tel en sachant qu'il appartient �
la bande des Boanerghes et qu'il fut lapid� en l�an 64
sous le procureur Albinos, ex�cut� par des Sadduc�ens,
ennemis implacables du mouvement r�volutionnaire juda�que,
pour avoir exalt� publiquement le fils de "David". Ce fils
de David qui, en tant que Messie h�ritier du tr�ne
de J�rusalem, aurait bient�t lib�r�
la Palestine de l'invasion romaine. ( Hist Eccl. II-23).
6.
Simon le z�lote
Sur la nature z�lote de cet ap�tre il ne peut y avoir
aucun doute du moment que l'�glise aussi le reconna�t
� travers l'affirmation que les �vangiles canoniques
ainsi que les Actes des Ap�tres en donnent: "Parmi les
disciples il y en avait un appel� Simon, surnomm�
z�lote". (Lc 6/15.)
"Parmi
les disciples il y en avait un qui s'appelait Simon le Z�lote".
(At.I-13).
7.
Judas Iscariote
L�appellatif d'Iscariote (de l'h�bra�que Ekariot,
qui signifie sicaire) �tait donn� aux z�lotes
les plus extr�mistes, ceux qui effectuaient des actions
terrorisme aussi de mani�re ind�pendante. De ceux-ci
Joseph Flavius �crit : << A J�rusalem une
nouvelle forme de banditisme naquit, celle des sicaires (Ekariots),
qui commettaient des meurtres en plein jour au milieu de la ville.
Ils agissaient sp�cialement � l'occasion des f�tes
en se m�langeant � la foule, cachant sous leurs
v�tements de petits poignards avec lesquels ils frappaient
leurs adversaires. Puis, quand ceux-ci tombaient, les assassins
s'unissaient � ceux qui exprimaient leur horreur et simulaient
si bien qu�ils �taient crus et par cons�quent pas
reconnaissables>> (Guerre Juda�que II � 12).
De
cette analyse des disciples de J�sus il r�sulte
qu'ils �taient les m�mes qui composaient l'�quipe
de combattants Yahvistes fils de Judas le Galil�en (m�mes
noms, m�mes appellatifs de Galil�ens, de Boanerghes
et de z�lotes, et tous morts dans les m�mes p�riodes),
avant de passer � l'explication de comment les faussaires
agirent sur eux singuli�rement, pour les transformer de
combattants r�volutionnaires en "pr�dicateurs
de paix", faisons une comparaison entre le comportement des
bandes r�volutionnaires extr�mistes de l'�poque
et l'�quipe form�e par les ap�tres �vang�liques,
afin de d�montrer la conclusion � laquelle nous
sommes arriv�s. Tel rapprochement sera aussi particuli�rement
utile pour comprendre plusieurs passages �vang�liques
dont le sens nous avait toujours �chapp�, cach�
et fauss� par les r�ponses balbutiantes et confuses
des pr�tres, lorsque nous en demandions l'explication.
Bande
des r�volutionnaires d�apr�s les historiens de l'�poque
<<
S�ils ne recevaient pas tout ce qu'ils demandaient, ils incendiaient
les maisons de ceux qui s'y refusaient et puis ils tuaient les
chefs avec leurs familles >> Philon Alexandrin.
<<
Organis�s par �quipes, ils pillaient les maisons
des seigneurs qu�ils tuaient ensuite, et ils mettaient le feu
aux villages ; la Jud�e souffrit �norm�ment
de leurs atrocit�s >>. (Guerre Juda�que
II-12).
Dans un passage concernant Judas le Galil�en (p�re
des Boanerghes), Joseph Flavius parle ainsi des ess�niens-z�lotes:
<parents et amis les laissaient indiff�rents...
>>., (Ant Jud. II-4).
Du Livre (rouleau) de la Guerre des ess�niens-z�lotes:
<< Lors du jour pendant lequel les Kittim ( romains)
tomb�rent, il y aura un combat et un grand massacre en
la pr�sence du Dieu d'Isra�l; puisque celui-ci est
le jour d�termin� par Lui pour la guerre d�extermination
des fils des t�n�bres, durant lequel ils seront
engag�s dans un grand massacre de feu sur la terre>>.
�quipe
des ap�tres (Boanerghes) selon les �vangiles
Au dernier d�ner, � la suite de l'exhortation de
se munir d'�p�es, les Boanerghes rassurent leur
chef (J�sus) d'en �tre abondamment pourvus: <<
.. L'heure est venue, que celui qui n'a point d'�p�e
vende son v�tement et s'en ach�te une >>
et ils dirent: <<Seigneur, voil� deux
�p�es >> (Lc 22-36,38).
Ils se rendent au Jardin des Oliviers arm�s d'�p�es:
<< Alors ceux qui �taient avec J�sus, en
voyant ceux qui arrivaient, demand�rent � J�sus,
est-ce que nous devons frapper avec les �p�es?
>>, Lc 22-49.
Ils font usage de l'�p�e contre les soldats romains
et les gardes du Temple qui �taient all�s les arr�ter:
<< et voil� qu'un de ceux qui �taient avec
J�sus, �tendit la main et tira son �p�e
; il frappa le serviteur du Grand Pr�tre et lui d�tacha
une oreille >>, MT 26-51; Mc. 14-17; Gv. 18-10.
Le chef des Boanerghes (J�sus) d�clare plus d�une
fois de la fa�on la plus explicite son programme de guerre
ess�nien-z�lote << Je suis venu porter
le feu sur la terre; et comme je voudrais qu'il f�t d�j�
allum�! (...) Vous pensez que je suis venu apporter la
paix sur la terre? Non, je vous dis, mais la division.. Dor�navant,
dans une maison de cinq personnes ils se diviseront trois contre
deux et deux contre trois: P�re contre fils, fils contre
p�re, m�re contre fille et fille contre m�re,
belle-fille contre belle-m�re et belle-m�re contre
belle-fille >>. (Lc.12-49).
<<
Les ennemis qui ne voulaient pas que je regnasse sur eux, menez-les
ici et tuez-les devant moi>>(Lc 19-11 ; Parabole
des mines dans laquelle J�sus se met � la place
d�un homme de noble lign�e, comme il l��tait lui-m�me
en tant que descendant de David, qui punit ceux qui ne lui ont
pas donn� ce qui lui appartient.
<<
Seigneur, est-ce que tu veux que nous fassions descendre un
feu du ciel qui les br�le tous? >> (Lc.9-54) demand�rent
les ap�tres Boanerghes � leur chef J�sus en
se r�f�rant � un village de Samaritains qui
s'�taient refus�s de les recevoir.
Il suffit de remplacer les �p�es qui �taient
l'arme de ces temps-l� par les Kalachnikov d'aujourd'hui
pour nous �ter toute �ventuelle perplexit�
que nous pouvons avoir encore sur la nature r�volutionnaire
de ceux que l��glise d�clare divulgateurs de la
bonne nouvelle, c'est-�-dire de ces Saints disciples sur
lesquels a �t� bas�e la morale chr�tienne.
Transformations
des bandits en Saints Ap�tres
1. Simon
(I)
Simon Kefas, barjona, cananite en Simon Pierre, fils de
Jonas, n� � Cana.
L�appellatif barjona, qui en aram�en, comme nous
l'avons vu, signifie " partisan contumace ",
fut report� dans les toutes premi�res versions grecques,
comme le Novum Testamentum Graece et Latine, avec son vrai sens,
soit avec le mot bariona (βαριωνα).
Il fut divis� par les contrefacteurs - dans leurs �crits
en grec - en deux mots, c'est-�-dire en bar et iona
(βαρ ιωνα) afin que le
mot bar, qui en aram�en signifie "fils", s�par�
de iona �crit avec la lettre majuscule, puisse transformer
l�expression en " bar Iona ", c�est-�-dire
en " fils de Iona " ".
Que
cette transformation soit frauduleuse le montre le fait que le
mot bar dans la signification de fils, nous la trouvons
dans les textes contrefaits seulement dans les expressions qui
se r�f�rent � Simon ( Σιμον
βαρ Iωνα ), alors que dans tous
les autres cas le mot fils est correctement �crit
avec le juste mot grec "uios", comme " Joseph
fils de David � ( Iωσηφ υιος
Δαυιδ ), � Zacharie fils de Baracchia �
( Zαχαριου υιος
Bαραχιου ) (Evang. Grec. MT
1-20; 23-35; Evang.Grec. Lc.19-9).
Enfin, pour mieux nous expliquer, nous dirons que dans les textes
grecs contrefaits, parmi tous les mots �crits en grec,
appara�t ridiculement ce mot bar �crit en
aram�en qui dans les traductions latines magiquement laisse
la place � "filius " pour transformer Simon de
partisan r�volutionnaire en pacifique disciple de J�sus :
<< Toi, Simon (barjiona = bar iona = bar Iona
= filius Jonae) fils de Jona, tu, t�appeleras Pierre et
sur cette pierre j'�difierai mon �glise>>.
Cette m�me phrase contient une autre contrefa�on
: celle que les faussaires op�r�rent en transf�rant
dans la pierre, sur laquelle l'�glise symboliquement
a �t� �difi�e, la signification "roche"
qui se r�f�rait � Simon pour sa taille massive
et pour le caract�re violent qui lui est attribu�,
comme nous le verrons, autant par les documents apocryphes que
par les m�mes �vangiles canoniques.
|

|
Et
ainsi, comme ils eurent recours � l'exp�dient g�ographique
pour faire dispara�tre le sens de r�volutionnaire
qui �tait dans l�appellatif "Galil�en", en d�clarant
les disciples de J�sus natifs de la Galil�e alors
qu�ils l��taient de la Golanite, de m�me firent-ils
pour l�appellatif "cananites" (qanana = z�lote), qu'ils
firent d�pendre de la ville de Cana. Toutes ces attributions
r�sulteront fausses lorsque nous montrerons que l'origine
des fr�res qui composaient la bande des Boanerges n'avait
rien � voir ni avec la Galil�e, ni - encore moins
- avec la ville de Cana, car natifs de la r�gion du Golan
qui se trouvait dans la partie oppos�e de la Galil�e,
c'est-�-dire � Est du lac de Tib�riade.
Mais
bien qu'ils aient contrefait les documents pour rendre Simon Pierre
comme un parfait pr�dicateur de "la bonne nouvelle", sa
v�ritable nature de r�volutionnaire nous appara�t
de toute fa�ons par les faits report�s sur lui dans
les documents apocryphes ainsi que dans les �vangiles canoniques,
et toute sa violence de combattant Yaviste.
1.
Il se dispute avec toutes les Eklesies du Moyen-Orient et avec
le m�me St. Paul de Tarse parce qu�ils s�opposaient �
sa politique raciste qui �tait contraire � l�admission
des pa�ens dans les communaut�s ess�niennes-z�lotes
que l�Eglise veut faire passer pour chr�tiennes. (La Fable
du Christ).
2.
Il tue par l'�p�e deux conjoints, Anania et Zaffira,
parce qu'ils n'avaient pas vers� � la communaut�
le profit entier de la vente de leur terrain. (At 5).
3.
Il coupe d'un coup d'�p�e l'oreille d'un garde du
Temple dans le Jardin des Oliviers. (Gv 18,10).
4.
De l'�vangile de Maria de Magdala (apocryphe): <<
Un ap�tre du nom de L�vi, en prenant la d�fenses
de Marie contre laquelle Simon Pierre avait invectiv� par
des expressions col�riques et violentes, s'adresse �
lui en lui disant: << Tu es toujours imp�tueux,
Pierre ! Maintenant je vois que tu te jettes contre la femme
comme le font nos adversaires >>.
2.
Jacques dit le majeur
- de r�volutionnaire � martyr de l'�glise
-
D�clar� Boanerghes dans les documents apocryphes
et confirm� comme tel avec son fr�re Jean, autant
dans les Actes des Ap�tres que dans les �vangiles
canoniques : << Jacques et son fr�re Jean auxquels
J�sus donna le nom de Boanerghes, c'est-�-dire fils
du tonnerre >> (Mc 3-16), il est rachet� par
l'�glise de sa nature z�lote en disant que, si J�sus
l�avait appel� Boanerghes, c'est-�-dire fils du
tonnerre, ce fut � cause de sa forte puissance vocale !!
(Demandez-le aux pr�tres si c�est vrai ou pas !)
La mort de Jacques le majeur, arr�t� avec son fr�re
Simon par les Romains pour le crime d'instigation � la
r�volte, sous le procureur Tib�re Alexandre, est
confirm�e par les Actes des Ap�tres, � la
diff�rence pr�s qu'au lieu de la reporter en 46,
comme cela est affirm� par Josph Flavius, ils la datent
de l�an 44, alors que c'�tait encore H�rode Agrippas
le t�trarque de la Galil�e et Golanite : <<
En ce temps-l� (an 44) le roi H�rode commen�a
a pers�cuter certains membres de l'�glise et fit
tuer Jacques fr�re de Jean par l'�p�e.
Voyant que cette r�pression �tait appr�ci�e
par les habitants de la Jud�e, il d�cida aussi d'arr�ter
Pierre. Ceux-l� �taient les jours des
azymes (P�ques). Apr�s l�avoir fait capturer,
il le jeta en prison, et le pla�a sous la garde de quatre
�quipes de quatre soldats chacun, avec l'intention de le
faire para�tre devant le peuple apr�s les f�tes
de P�ques >> (At: 12 - 1,2).
Les deux motifs pour lesquels les contrefacteurs anticip�rent
de deux ans l'arr�t des deux fr�res Jacques et Simon
furent : en premier, s�ils les avaient fait arr�ter par
les Romains, comme cela fut report� par Joseph Flavius,
ils n'auraient pu soutenir que Jacques �tait mort pour
motifs religieux du moment que ceux-ci, en laissant la plus grande
libert� de culte, s�ils �mettaient des condamnations
� mort c��tait seulement pour des crimes p�naux
tr�s graves parmi lesquels l'instigation � la r�volte
�tait consid�r� comme un des pires ; alors
qu�en le faisant arr�ter par H�rode Agrippas qui
�tait un Juif, ils auraient pu le faire condamner selon
la loi h�bra�que qui, � diff�rence de
la loi romaine, consid�rait la contestation religieuse
comme un crime punissable de mort.
Explication pour les croyants lents � comprendre: Si Jacques
est condamn� � la peine capitale par les Romains
pour instigation, comme Joseph Flavius le dit, il ne peut �tre
qu'un z�lote r�volutionnaire, si Jacques est condamn�
� mort par un t�trarque juif alors il peut devenir
un martyr religieux du moment qu�on peut faire passer son crime
pour une contestation religieuse.
L'autre motif est le suivant : en ne faisant pas arr�ter
Simon avec Jacques, comme cela est affirm� par Joseph Flavius,
mais seulement quelque temps apr�s, mais toujours par H�rode
Agrippas, les faussaires auraient pu non seulement exploiter pour
lui la m�me loi h�bra�que qui consid�rait
crime punissable de mort la contestation religieuse, mais aussi
une autre loi h�bra�que qui emp�chait de c�l�brer
les proc�s pendant la p�riode des azymes, c'est-�-dire
pendant les jours de P�ques. C�est ainsi qu�en prenant comme
pr�texte cette loi, ils font arr�ter Pierre sous
les f�tes de P�ques, de mani�re � ce
qu�au lieu d'�tre jug� et tu� tout de suite
apr�s l'arr�t comme cela �tait arriv�
pour Jacques, il fut mis en attente de la fin des azymes de fa�on
� ce que puisse se r�aliser sa lib�ration
gr�ce � l'intervention d'un ange envoy� par
le Seigneur, apr�s sa sollicitation par des pri�res.
<<Pierre
�tait tenu en prison pendant qu'une pri�re montait
incessante � Dieu de l'�glise pour lui. Et lors
de cette nuit-l�, quand H�rode allait le faire compara�tre
devant le peuple, Pierre gard� par deux soldats et li�
avec deux cha�nes �tait en train de dormir, alors
que devant la porte les sentinelles gardaient la prison.. Et voil�
que se pr�senta un ange du Seigneur et une lumi�re
le foudroya dans la cellule. Il toucha la hanche de Pierre, il
le r�veilla et il dit: << L�ve-toi et d�p�che-toi
>>. Et les cha�nes lui tomb�rent des mains.
Et l'ange � lui: << Mets-toi la ceinture et lie tes
sandales >>, et il fit ainsi. L'ange dit:<>. Pierre sortit et se mit
� le suivre, mais il ne s'�tait pas encore aper�u
que c��tait la r�alit� tout ce qui �tait
en train de se passer gr�ce � l� oeuvre de l'ange:
il croyait en effet avoir r�v� >>. (At.12
� 3).
Tandis que nous rions en constatant que tout l'�chafaudage
du Christianisme est bas� sur une petite fable, un interrogatif
se l�ve spontan� : Pourquoi toute cette intransigeance
sur le respect de la loi h�bra�que qui emp�chait
les proc�s pendant les f�tes de P�ques fut-elle
appliqu�e dans la fable de Simon Pierre mais ne le fut
pas dans l'autre fable able concernant le proc�s de J�sus
? J�sus qui fut au contraire jug� pendant les jours
de P�ques par un tribunal h�bra�que en plus
du romain ?
Nous le saurons dans les prochains chapitres !
3.
Jean
Etant le personnage de base de nos �tudes, laissons-le
pour le moment de c�t� en nous contentant de confirmer
que, en tant que fr�re de Jacques le majeur, le cananite,
de Simon barjona, de Judas Thadd�e et de Jacques le mineur,
de surcro�t membre de la bande des Boanerghes qui �tait
all�e au Jardin des Oliviers arm�e d'�p�es,
lui aussi ne pouvait �tre qu�un terroriste extr�miste.
4.
Judas (pas l'Iscariote)
La transformation de Judas r�volutionnaire en Judas ap�tre
fut ex�cut�e en supprimant les surnoms h�bra�ques
Theudas et Thomas avec lesquels il �tait pr�sent�
dans les textes historiques comme combattant r�volutionnaire.(Ant.Jud.XX-97,99 ;
Hist.Eccl. I -12 d�j� cit�es).
Ils transform�rent les surnoms, de la fa�on dont
il r�sulte encore dans les tout premiers documents tels
que l'�vangile Capto (incipit), les Actes de Thomas et
le Novum Testamentum Graece et Latinae, en autant de noms propres,
en traduisant : Joudas appel� theudas qui signifie
"courageux" et Joudas Thomas qui signifie "jumeau"
en Theudas dit le courageux" et "Thomas dit le jumeau."
La tromperie appara�t �vidente lorsque nous remarquons
que les surnoms, laiss�s en grec selon la prononciation
h�bra�que, en prenant la lettre majuscule, deviennent
des noms propres qui prennent la place du vrai nom qui �tait
Joudas.
La cons�quence qui en d�riva fut que Theudas et
Thomas, qui �taient des appellatifs attribu�s �
Judas, se transform�rent ainsi en les noms de deux disciples
qui n'ont jamais exist� : Theudas, (Thadd�e) et
Thomas.
La
preuve de cette manipulation, autre que celle donn�e par
l'examen des documents apocryphes, nous vient aussi de l'analyse
des traductions: prenons comme exemple " Joudas dit
thomas (qui signifie jumeau) " traduite en grec
en enlevant Joudas et en mettant la majuscule � Thomas,
qui fut laiss� en h�breu, se transforma en " Thomas
qui signifie jumeau>>. Puisqu�en grec le mot jumeau
est traduit didimos ( Διδιμος
), la phrase qui r�sulta fut la suivante: "Thomas dit didimos"
( Θωμας ο λεγομενος
Διδιμος ) qui fut �
son tour traduite en latin, la langue sauve-tromperies - comme
elle a �t� appel�e par certains ex�g�tes
-, avec "Thomasus dictus didimus" de laquelle sont depuis
d�riv�es les traductions dans les langues modernes:
<< Alors Thomas, nomm� Didyme, dit � ses
condisciples << Allons nous aussi mourir avec lui !
>>. (Gv. XI-16).
En sachant que les mots thomas et didyme signifient tous
les deux jumeau, le premier en h�breu et le second
en grec, l'expression report�e par les �vangiles,
en plus de nous confirmer la manipulation des falsificateurs,
ne peut que nous faire rire du moment que, correctement traduite,
elle signifie "Jumeau nomm� Jumeau ".
S'il y a encore des doutes sur le fait que Judas et Thadd�e
soient des noms qui se r�f�rent � la m�me
personne, il suffit de comparer les listes des ap�tres report�es
par les textes sacr�s - o� le Judas nomm�
par Marc et Matthieu est remplac� par Thadd�e dans
l'�vangile de Luc et dans les Actes des Ap�tres.
(Voir liste des disciples report�e au d�but de cette
exposition). Et les doutes sont dissip�s...
5.
Judas Iscariote
Judas
Iscariote est certainement le personnage le plus �labor�
parmi tous les disciples. S'il lui fut laiss� son vrai
nom c'est tout simplement parceque, �tant donn�
qu'il �tait le seul d'origine juive - parmi tous les autres
d�clar�s Galil�ens - il se pr�tait
mieux pour fomenter, par la trahison qui lui fut attribu�e,
|